09212018Headline:

CPI: L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, sera de nouveau devant les juges le 1er octobre prochain.

Moins de 50 jours nous séparent du 1er octobre 2018. Date à laquelle les parties et participants au procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé seront autorisés à illustrer ou compléter leurs observations écrites, et à répondre aux observations et à toute question que pourrait avoir la Chambre, comme prévu, par la dernière décision des juges. Cette audience devrait aussi permettre aux avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de plaider pour l’acquittement ou non de leurs clients.

Mais dans l’intervalle, nous fait savoir un document de Radio France internationale (Rfi), des tractations auront lieu. L’Accusation, avec à sa tête le procureur Fatou Bensouda, a jusqu’au 10 septembre 2018 pour répondre à la Défense. «Chaque affaire est différente. Cette décision appartient aux juges. Ce n’est que la poursuite de la procédure judiciaire normale. C’est un non-événement. Je suis confiante», avait déclaré la magistrate gambienne dans une interview à ”Jeune Afrique” n°3030 du 29 juillet au 4 août 2018, comme pour dire qu’elle ne baissera pas les bras. «Ce procès prend du temps, oui, mais c’est un temps nécessaire», a-t-elle ajouté. Il faut noter qu’elle sera suivie par la représentante légale des victimes, Mme Paolina Massida, qui aura son mot à dire sur ce sujet.

Dans une requête adressée le 25 juillet 2018 à la Cour, les avocats de l’ex-président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ont exhorté les juges de la Cour pénale internationale (Cpi) à prononcer son acquittement et à le libérer, arguant que le procureur n’avait pas pu prouver les accusations de crimes contre l’humanité. «Les éléments présentés par le procureur sont insuffisants pour prouver les charges à l’encontre de Laurent Gbagbo au-delà de tout doute raisonnable», ont écrit les avocats de la Défense. Ils estiment que l’ancien chef d’État, 73 ans, ne devrait plus être poursuivi pour les quatre chefs d’accusation pour meurtre, viol, persécution et autres actes inhumains retenus contre lui à la suite des violences post-électorales qui ont déchiré la Côte d’Ivoire en 2010-2011. Me Emmanuel Altit demande « qu’un jugement d’acquittement portant sur toutes les charges soit prononcé », ainsi que « la mise en liberté immédiate » de son client. L’Accusation a jusqu’au 10 septembre pour répondre à cette demande.

Ce n’est pas la première fois que Laurent Gbagbo espère être libéré pendant ce procès ouvert en janvier 2016, dans lequel le procureur a déjà fait appel à 82 témoins, en plus de présenter des milliers de documents et des centaines d’heures de vidéos. En juillet 2017, cinq juges de la Cour d’appel avaient ordonné une nouvelle révision de l’affaire afin de juger s’il devait être gardé en détention ou non, compte tenu de son âge et de son état de santé. Mais les juges avaient refusé sa demande de libération pour le reste de son procès, la Défense n’ayant « pas fourni des conditions concrètes et solides qui garantiraient la présence de Gbagbo à son procès s’il est libéré».

L’ancien chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, et l’ex-leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, sont jugés devant la Cpi depuis janvier 2016 pour 4 chefs de crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale, de décembre 2010 à avril 2011.
Cyrille DJEDJED

 

linfodrome.com

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