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CPI/ Tout se complique pour la CPI: les Philippines de Duterte se retirent

Alors que les États-Unis viennent d’annoncer une série de sanctions à l’encontre des juges et procureurs de la Cour pénale internationale, voilà que l’institution vient d’enregistrer un nouveau revers. En effet, les Philippines ont, sous l’impulsion du président Duterte, annoncé leur retrait de la CPI, la faute à une enquête actuellement menée, portant sur les violences ayant émaillé la répression féroce du trafic de drogue.

Annoncée l’an dernier, ce retrait devient officiel en ce jour du 17 mars 2019. De fait, les Philippines deviennent le second pays de l’histoire de la CPI, créée en 2002, à quitter l’organisation, après le Burundi en 2017. Un véritable coup dur pour l’institution dont l’image devient de plus en plus fébrile aux yeux de certains états. Procédures inachevées ou procès ayant donné lieu à des acquittements et/ou menaces de la part des états visés de quitter l’instance, l’organe judiciaire semble avoir énormément de mal à imposer sa légitimité aux yeux de tous.

La répression aux Philippines, pointée du doigt
Rodrigo Duterte semble d’ailleurs l’avoir compris lui, qui a l’instar de nombreux chefs d’État, semble être relativement frileux vis-à-vis des grandes organisations de ce monde. Visé par une enquête concernant la brutale répression ayant suivi l’annonce de sa grande lutte anti-trafic de drogue, Duterte est accusé d’avoir causé la mort de milliers de personnes. Malgré ce retrait, la CPI a toutefois annoncé qu’elle continuerait à enquêter, les accords signés en 2002 stipulant que le départ d’un État membre, visé par une enquête, ne signifiait pas la clôture de celle-ci.
La CPI, inapte à “juger” Duterte
Estimant savoir mieux que quiconque ce qui est bien ou non pour son pays, Duterte a enfoncé le clou mercredi dernier, assurant que la CPI n’était compétente pour « juger sa personne ». Toutefois, la justice estime que ce dernier a ordonné la mort de milliers de personnes, usagers ou trafiquants de drogue, et ce, en toute illégalité. Les premiers chiffres officiels font état de la disparition de 5.176 personnes alors que certaines organisations assurent que ce chiffre serait 2 à 3 fois supérieur en réalité.

Sévèrement critiquée et pointée du doigt, la CPI est jugée de partiale par certains de ses membres, comme l’Afrique du Sud, le Kenya, la Gambie ou encore la Zambie. Si ces nations sont toujours membres de l’instance, la situation pourrait vite évoluer. En effet, selon certains observateurs, la CPI aurait tendance à prendre parti, comme en témoigne selon eux, la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, jugés pour crime…

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