03262017Headline:

CPI: Voici pourquoi L’avocat de Gbagbo accuse gravement le camp Ouattara

Me Altit

Cour pénale internationale: L’avocat de Gbagbo accuse gravement le camp Ouattara

« Le régime est non démocratique »
Une suspension de la date du procès sollicitée

Emmanuel Altit estime que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour permettre à la Défense d’enquêter.

A quelques semaines de l’ouverture du procès contre Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’Humanité, Emmanuel Altit, avocat principal de l’ex-président ivoirien, a sollicité un report dans la procédure.

Dans une requête en date du 16 septembre 2015, l’avocat français a motivé cette position par les ‘’dangers’’ qui planent, selon lui, sur les membres de son équipe. Dans le document de 19 pages, déposé devant le juge Geoffrey Henderson, président de la Chambre de première instance, Me Altit a porté de graves accusations contre le régime Ouattara.

A en croire l’avocat, le pouvoir d’Abidjan pourrait, par ses agissements, porter atteinte aux enquêtes de la défense. « Lors du procès, parce que la Défense aura réuni un grand nombre de preuves, il y aura nécessairement débat sur la vraie nature du régime installé en 2011 (…). Depuis ses débuts, le régime est un régime non-démocratique (…). Les enjeux de la présente affaire sont donc extrêmement importants. La Défense est, par le fait, menacée. L’enquête de la Défense va mettre en lumière le rôle des autorités ivoiriennes actuelles, le rôle des autorités françaises, le rôle des pays de la sous-région, le rôle des cercles économiques et financiers dans la crise de 2010. De plus, tout indique que les autorités actuelles du pays ne veulent pas que la lumière soit faite sur leur rôle dans la crise de 2010 », a fait valoir l’avocat français.

« En outre, le contexte politique actuel en Côte d’Ivoire n’est pas propice à la conduite, de la part des équipes de Défense, d’enquêtes menées dans de bonnes conditions de sécurité. L’insécurité règne partout dans le pays et les équipes de Défense sont exposées, a ajouté le conseil de Laurent Gbagbo. « La tension est particulièrement élevée du fait de la présidentielle comme en attestent les violences récentes et continues ». Dans ces conditions, « il est illusoire de croire que les autorités ivoiriennes permettent à la Défense d’enquêter de façon libre. Il est tout au contraire probable qu’elles font tout pour bloquer les enquêtes de la Défense », a plaidé l’avocat qui s’est notamment appuyé sur l’agression, il y a quelques mois, de l’un des avocats de Charles Blé Goudé.

A l’issue de ce développement, le chef de file de l’équipe de Défense de l’ancien président ivoirien, a souhaité une suspension de la date du début du procès et la mise à la disposition de la Défense, de matériels de communication cryptés. En outre, Emmanuel Altit a invité la Chambre de première instance à « prévenir les autorités ivoiriennes et françaises de l’importance cruciale que revêtent les enquêtes de la Défense ».

Abraham KOUASSI

linfodrome.com

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