09212020Headline:

Crise au Burkina: Polemiques sur l’exil de Compaoré à Yamoussoukro

ado compaore

La chute de Blaise Compaoré continue de susciter les commentaires au sein de la classe politique ivoirienne. Soir Info explique les détails de son arrivée à Yamoussoukro. « Blaise Compaoré, l’ancien chef de l’Etat Burkinabé, est, depuis le vendredi 31 octobre 2014, à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. Il serait arrivé vers 21h (23h selon d’autres sources) à l’aéroport international de la ville à bord d’un aéronef militaire de type «Transal» de l’armée Française. Si le lieu de provenance de son avion n’a pas été précisé, pour des raisons à la fois stratégiques et sécuritaires, selon nos sources, l’homme serait venu du sud du Burkina-Faso précisément vers la ville de Pô. A en croire des informations, l’ancien médiateur dans la crise politico-militaire ivoirienne a eu droit à un accueil plutôt exceptionnel à Yamoussoukro. Aucune autorité politique et administrative de la cité des lacs n’aurait été formellement associée à cet événement. Nos sources ont fait savoir que seules les autorités aéroportuaires étaient officiellement et préalablement saisies de l’arrivée de Blaise Compaoré. Dès l’annonce de son arrivée à l’aéroport, les responsables militaires du palais de la présidence auraient très rapidement mobilisé une quinzaine de véhicules, afin d’aller à sa rencontre », écrit le journal.

Dans le même ordre, L’Inter choisit de se pencher sur la dernière adresse de l’ancien homme fort de Ouagadougou. « Son dernier message depuis Yakro », titre en manchette le journal. « J’ai accepté de rendre ma démission de la Présidence du Faso. J’ai décidé de quitter le Pouvoir face à la tragédie que courait mon pays. J’ai refusé de voir couler le sang de mes compatriotes, le sang des filles et fils du Burkina Faso. J’ai quitté le Pouvoir bien que Président démocratiquement élu, légal et légitime, en vertu du droit constitutionnel du Burkina Faso, pour sauvegarder les acquis de notre évolution démocratique et notre progrès socio-économique. J’ai quitté le Pouvoir parce que l’intérêt supérieur du Burkina Faso passe au dessus de tout y compris de ma personne. À la stabilité de la sous région ouest-africaine, à l’Afrique, à la paix internationale, j’ai constamment essayé de donner le meilleur de moi-même (…) Burkinabè de tous âges, unissez- vous, unissons-nous pour la patrie, pour que demain nos paroles fassent honte à nos actions. Enfin, je pardonne sincèrement à tous et même à ceux-là qui ont failli et m’ont trahi. J’en appelle au pardon de tous. J’accepte d’avance toutes les vexations qui vous paraîtront nécessaires. Mais, de grâce restez unis », a notamment déclaré l’ancien compagnon de Thomas Sankara.

Pour sa part, Nord-Sud Quotidien indique qu’après son arrivée à Yamoussoukro, l’ancien président du Faso a échangé pendant plus de deux heures avec Alassane Ouattara. Le journal a indiqué que ”rien n’a filtré de cet entretien entre les deux personnalités”.

Une présence qui ne fait pas l’unanimité

Cette arrivée de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire n’est pas saluée par tous. Ainsi, le Front populaire ivoirien (FPI), principal parti d’opposition est contre cette présence, fait savoir Le Nouveau Courrier. « Le FPI dénonce l’exil doré de l’ex-dictateur », écrit en manchette le quotidien. « Le Front Populaire Ivoirien, dénonce avec la plus grande fermeté cette présence de Compaoré en Côte d’Ivoire. Il estime qu’après tout ce que cet homme a fait contre son propre peuple au Burkina-Faso et contre le peuple ivoirien, Blaise Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien exige que Monsieur Blaise Compaoré réponde devant la justice de tous les crimes dont il est accusé ou soupçonné dans son pays, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique de l’Ouest », peut-on lire dans le communiqué signé d’Agnès Monnet.

 

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