03302017Headline:

Crise au FPI : Affi, je suis fatigué de tendre la main…

Faire la paix est un engagement perpétuel et esquintant ; un exercice qui, lorsqu’il traine en longueur, finit par en lasser les acteurs… L’honorable Affi N’Guessan, dont l’amour propre éraflé par le poids des 9,29% de voix engrangées lors des élections présidentielles, semble se porter mieux avec sa victoire aux législatives de 2017 baisserait-il les bras?

UNE MAIN TENDUE POLIMENT REFUSEE

Il en a tendue des mains à ses ex compagnons de lutte. Depuis la rupture entre le clan Affi N’Guessan qui n’aspire qu’à retrouver sa place sur l’échiquier politique ivoirien et le clan Aboudrahamane Sangaré adepte du « Gbagbo ou rien », aucun signal de possible réconciliation n’a été envoyé par ces deux factions. Cette crise qui dure depuis plusieurs années aura été ponctuée d’actions judiciaires répétées et d’arrestations en tous genres, contre les pro-Sangaré et initiées par l’honorable président, cramponné aux rennes du parti qui en aura toujours  été le bénéficiaire. Pas étonnant que ses ex amis l’ai mauvaise !

Pas étonnant non plus que l’appel à la réconciliation lancé le 10 septembre 2016 à quelques mois des législatives passées, par Affi N’Guessan qui estimait que le temps était venu « de surmonter les contradictions » et «oeuvrer pour l’unité au FPI » ait été purement et simplement ignoré.

Car le statut du président du FPI est clairement défini dans le camp des frondeurs, comme le soulignait Boubakar Koné, porte-parole de la fronde à la Radio France Internationale que « Pascal Affi N’Guessan est maintenant notre adversaire politique».

Lorougnon Odette, première responsable des femmes du FPI version Sangaré était allé plus loin en affirmant en réponse à l’appel lancé par le président en titre : « Nous ne marcherons plus avec des cadavres politiques ». C’est dit !

Lui s’était contenter de répliquer que tous ces piques constituaient le processus normal dans la réconciliation. « C’est tout cela un processus de réconciliation. Pendant que vous réglez le problème, il y a des personnes à côté qui lancent des invectives.

Mais, ce n’est pas eux tous qui parlent. J’ai en particulier, lancé l’appel à Sangaré et lui n’a encore rien dit. C’est en fonction du niveau de responsabilité que les gens parlent».Sauf que le chef ne parle pas! Qu’est ce qui se passe dans ce cas? on avance !

Au cours d’une conférence de presse animée le mardi 21 février dernier, au siège de son parti à la Riviera Attoban pour « évaluer l’évolution de la situation nationale, donner une appréciation de la gouvernance du pays, des mesures prises et des actions menées pour satisfaire les attentes de nos compatriotes, et ramener l’ordre et la tranquillité dans le pays » relayée par le site d’information «linfodrome », il partage sa nouvelle philosophie sur cette crise qui n’en finit plus. « La situation au parti. Je ne peux pas dire que c’est un épiphénomène. Nous ne sommes pas dans les récriminations, dans les pleurnicheries.

On avance. Ce qui se passe au FPI n’est pas nouveau. Ça se passe au PDCI, ça se passe au RDR. Ça se passe dans tous les partis. Donc on avance. Ce n’est pas ça qui est le problème aujourd’hui du FPI et de la Côte d’Ivoire. Et je vous le dis sincèrement. Ce n’est pas ça qui est le problème du FPI et de la Côte d’Ivoire aujourd’hui. Le problème du FPI et de la Côte d’Ivoire aujourd’hui, c’est la crise, c’est la réconciliation nationale. Parce que si on n’avait pas connu la crise de 2010-2011, ce qui se passe-là, ne se passerait pas. Tout le monde essaie de croire que nos résultats électoraux, ceci, cela c’est lié à la crise… Je ne dis pas que ce n’est pas important. Mais ce n’est pas fondamental». Déclarait-il.

Des palabres, il y’en a partout. Et le faible score du FPI aux présidentielles et aux législatives ne s’explique nullement par l’appel au boycott du camp Sangaré mais par le ressentiment des militants envers l’empereur Ouattara II. « Les Ivoiriens qui ne vont pas aux élections, nos électeurs qui ne votent pas, ce n’est pas à cause de la fronde (ndlr: fronde au FPI). C’est à cause de Ouattara. Nos électeurs qui ne vont pas voter, c’est à cause de Ouattara qu’ils ne vont pas voter. Ce n’est pas à cause de la fronde. Comme ceux qui sont en exil, ce n’est pas à cause de la fronde, c’est à cause de Ouattara. Parce que ceux qui sont en exil, c’est un exil extérieur, là, on voit ».Ouattara a une aura spéciale auprès des militants du FPI !

Dans tous les cas l’honorable Affi le dit ! Tôt ou tard la réconciliation viendra. « Vous savez le PDCI et le RDR, ça été plus grave entre eux-mêmes qu’entre nous. Parce qu’il y a eu un mandat d’arrêt international même qui est sorti. C’était en 1998-1999. Ils se sont réconciliés en 2005, c’est-à-dire 7 ans après. Pour nous, on n’a pas encore fait 7 ans. Donc soyez patients ! ».

Il a raison Affi !

BABETH BERIYTH

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