06052020Headline:

Crise coronavirus Covid-19/ Abel Naki : “Le gouvernement ivoirien fait preuve d’un amateurisme dangereux et grave”

Pour le président du Cri-Panafricain, Abel Naki, “IL N’EXISTE AUCUN GOUVERNEMENT, LES IVOIRIENS SONT LIVRÉS À LA PAUVRETÉ ET LA MALADIE.”
Et toujours selon Abel Naki voici comment le gouvernement réagit face à cette pandémie mondiale ⬇️

1- le gouvernement réagit tardivement, le 16 mars, soit, près de 2 semaines après les premiers signes en Côte d’Ivoire.

2- le gouvernement prend des mesures de restriction, dont l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes. Mais à contrario, il réunit près de 250 parlementaires pour violer la constitution au mépris des réserves des Ivoiriens sur la question. L’épisode reste en suspend. Car nous y reviendrons.

3- dans cette même période, le gouvernement prévoit faire passer le code électoral par ordonnance présidentielle. Aucune suspension des opérations d’enrôlement n’est constaté. M. Alassane Ouattara gagne du terrain en profitant de la pandémie. C’est tout simplement mesquin et méchant.

4- dans l’épisode de l’INJS, le gouvernement décide de faire confiner toute personne venant de l’extérieur. Mais cette mesure sera levée pour une question de favoritisme béant. Certains Ivoiriens d’une certaine classe se voient dispenser de cette mesure sanitaire, pour leur appartenance sociale ou politique.
Face au manque d’eau, de nourriture et de commodités de première nécessité, ce qui relève d’ailleurs de la responsabilité du gouvernement, les premiers confinés décident de se dresser contre leur internement s’apparentant à une mise en camp de concentration. Leur indignation monte face à la mesure de deux poids deux mesures prise par le premier ministre.

Ne pouvant prendre le risque de faire face à la colère et une insurrection des confinés dans des conditions irrégulières, le gouvernement recule et décide par communiquer, de les renvoyer tous, chacun à son domicile. Tout en sachant que nombreux d’entre eux étaient déjà contaminés.
Le gouvernement promet les suivre à domicile. Nous nous demandions comment ? Seulement, le résultat n’a pas attendu. 10 jours après leur relaxation, le nombre de contaminés en Côte d’Ivoire passe de 7 à 100 cas. Sont responsables de cette évolution rapide, le premier ministre et le ministre de la santé.

5- Dans son discours tardif à la nation, le chef de l’état, M. Alassane Ouattara n’a pas été capable de situer les responsabilités dans cette gestion calamiteuse de la crise. Il prend des mesures de restriction à plusieurs niveaux. Promet 96 milliards comme fond de soutien et de gestion de la crise, là où le président sénégalais offre 1000 milliards avec bien de mesures compensatoires.

6- M. Alassane Ouattara, face à la fermeture des activités des PME et du secteur tertiaire qu’il a lui-même décrété, dit avoir mis sur place une équipe qui est sensée produire une évaluation des dommages selon les secteurs d’activités et faire des propositions en vue de compensation. Seulement, à part ces promesses, rien de concret comme il est de traditions de constater.

7- Alors que le couvre feu est établi depuis quelques jours. L’isolement d’Abidjan des autres villes de l’intérieur, décidé pour entré en vigueur le 26 mars, en vue d’éviter une vague de contamination vers ces villes s’est encore vu ajourné et décalé de 3 jours. Ce qui, malheureusement, permettre aux abidjannais d’accélérer la contamination de ces villes. Nous demanderons des comptes le moment venu.

8- Enfin, on l’apprendre, M. Alassane Ouattara se retire à Assinie avec tout son personnel. Ils y passeront du bon temps. Pendant que les autres chefs d’État sont auprès de leurs peuples. Des réservations de chambres et d’espaces luxurieux montrent que la crise a deux niveaux. Celui du pauvre peuple livré à lui-même. Et celui de la bourgeoisie présidentielle dans les grâces du Président.

Notre point de vue

Face à cette crise, Ivoiriens Ivoiriennes, nous devons faire bloc, pour lutter contre la pandémie. Cependant, nous rappelons qu’il appartient au gouvernement d’appeler toutes les forces vives de la nation pour qu’ils travaillent main dans la main comme cela se passe ailleurs.

Le gouvernement ivoirien fait preuve d’un amateurisme dangereux et grave. Il semble lui-même encourager la propagation de la pandémie et refuse de prendre des initiatives pour venir en soutien au bas peuple. Sinon, comment expliquer que jusqu’à présent il n’y ait aucune mesure concrète d’accompagnement des foyers les plus vulnérables ?

Combien de centres dédiés à l’accueil, au dépistage, puis au suivi des personnes ont-ils été mis en place ? Combien d’agents de santé et professionnels ont-ils été mobilisés ?
Où est le matériel de prévention ?
Où sont passés ces hôpitaux dont Ouattara se vantait ?

Mesdames et messieurs, le gouvernement RHDP a démissionné depuis qu’Alassane Ouattara a annoncé sa non candidature au échéances présidentielles de 2020.
Chaque membre du RHDP garde jalousement ses biens mal acquis en attendant la chute prochaine du navire. Nous sommes en réalité abandonnés, livrés à la maladie et la pauvreté.

Ivoiriens Ivoiriennes, voici le triste et sombre tableau auquel nous appartenons. En attendant, suivons strictement les règles établies par l’OMS. C’est à dire, se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou avec du gel hydro-alcoolique. Éviter les rassemblements et se tenir à une distance sociale de 1 mètre. Restez chez vous et ne sortir que si vraiment cela est indispensable. Car nous n’avons pas de gouvernement capable de faire face à cette pandémie.

Que Dieu ait pitié de nous.

Abel Naki, Président Fondateur du CRI-Panafricain.

Avec Radio Pdci

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