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Crise ivoirienne : De nouvelles révélations sur Gbagbo

gbagbo france

Douze ans après le bombardement du camp français de Bouaké qui avait coûté la vie à neuf soldats français et un américain, l’affaire refait surface. Comme un coup de pied dans la fourmilière, un nouveau témoignage vient encore accabler des anciennes autorités françaises.

L’ex-commandant de la force Licorne (force de protection militaire française en Côte d’Ivoire), le général quatre étoiles, Henri Poncet, avait émis l’hypothèse de la culpabilité de l’entourage immédiat de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, dans le bombardement meurtrier du camp français de Bouaké qui avait fait une dizaine de morts le 6 novembre 2004

Contrairement à l’accusation du général Poncet, l’homme d’affaires français Dupuydauby a affirmé lors d’une audition de la juge Sabine Khéris, le 6 avril dernier qu’au cours d’un déjeuner en 2007, avec l’ancien ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, que : «la ministre de la défense lui aurait confié que dans cette affaire toutes les décisions avaient été prises par son collègue, Dominique de Villepin », alors ministre de l’Intérieur, et qu’« en ce qui concernait l’aspect pratique et opérationnel des événements », c’était un grand groupe français qui s’en était chargé, « tant en ce qui concernait les armes que les mercenaires ».

Comme le mentionne, l’article publié par le site de RFI, Jacques Dupuydauby a précisé que cette version lui a été confirmée depuis juillet 2012 par l’actuel ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

« Il m’a dit qu’il avait consulté ses services de renseignements », précise l’homme d’affaires qui, depuis près de 30 ans connaît Jean-Yves Le Drian.

Toutefois, Dupuydauby n’a pu donner de preuves palpables. Il a plutôt indiqué qu’en tant que ‘’bordurier’’, ce n’est pas une affaire qui le concerne.

Accusé à tord ou à raison, Dominique de Villepin a toujours nié d’avoir traité une telle affaire lorsqu’ il était aux commandements de ce portefeuille ministériel. Même s’il n’a pas souhaité réagir, le cabinet de Jean-Yves Le Drian « dément catégoriquement que le ministre ait transmis la moindre information en provenance des services de renseignements à M. Dupuydauby concernant cette affaire ».

En plus, l’entourage de Michèle Alliot-Marie assure qu’« après vérification de tous les agendas de l’ancien ministre, ce déjeuner en 2007 [entre elle et le témoin] n’a jamais eu lieu ».

Quant au groupe mis en cause par Jacques Dupuydauby, il dénonce des « élucubrations » et des « accusations intolérables » portées contre lui et menace de poursuites.

Quelques mois avant le bombardement du camp militaire de Bouaké, Dominique de Villepin qui était ministre des Affaires étrangères a participé activement à la signature des accords inter-ivoiriens de Linas-Marcoussis. Après avoir quitté le Quai d’Orsay, plusieurs sources confirment que l’ancien ministre continuait de s’intéresser à la crise ivoirienne.

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