10222017Headline:

Devoir de memoire/”Chaniers de korhogo : 8 ANS dejà !/ le chef de guerre Fofié kouakou joue à cache cache avec la justice internationale”

Les 22 et 23 juin 2004, À la suite de manifestations de jeunes et adultes dans les rues De korhogo, sur instruction de Fofié kouakou qui lui-même prétend avoir réçu les ordres De sa hiérarchie, les soldats de la FANSANA 110 ont ouvert le feu sur les civils et Populations non-armées. L’enquête de l’opération des nations unis en Côte d’ivoire a établi que des centaines de personnes sont mortes de morts non naturelles.( Tués par Balles, morts par suffocation, corps sans tête, ou cranes sans corps).

Ce jour 22 juin, près de 8 ans après les faits, nous mettons à la disposition de nos lecteurs un article qui relate ces évènements tragiques survenus en Côte d’Ivoire. Dans le but de donner une visibilité à l’action des victimes et ayants droits des victimes ainsi qu’à celle des associations qui se battent contre l’impunité et l’oubli de ce charnier tout comme ceux de monoko zohi et Duékoué de Yopougon.

Une Equipe d’enquêteurs de l’ONUCI, division des droits de l’homme de l’opération des Nations Unis en Côte d’Ivoire, s’est rendue début juillet 2004 dans le Nord du pays à Korhogo où des charniers ont été localisés par des membres de la Force Licorne.
A son arrivée sur le terrain, l’Equipe de l’ONUCI protégée par des militaires français, a pris contact avec les Forces Nouvelles, autorité sur ce territoire, et celles et ceux qui auront bien voulu témoigner. Des dizaines de corps furent découverts dans des tombes où l’inhumation a été autorisé. Il s’agit de mort non naturelle.( Tués par balles, corps sans tête, ou cranes sans corps..) Ces tombes étaient fraîchement recouvertes. L’Equipe a tenté de reconstituer l’histoire de ces cadavres. Pour une part, il en ressort les faits suivants :
A la suite de manifestations de jeunes et adultes dans les rues de la ville de Korhogo les 22 et 23 juin 2004, une faction des Forces Nouvelles, la FANSANA 110 a ouvert le feu sur les gens et beaucoup ont été arrêtés ou tués. Le rapport fait état de rafles.
Le nom de cette faction, FANSANA 110 provient d’une désignation de porte d’écrou dans la prison d’Abidjan où un certain FOFIE, caporal chef, aurait passé un certain temps avant les évènements sanglants de 2002. Chef actuel de cette faction, il sévit sur une partie de la ville. Ce personnage apparaît en filigrane dans la totalité du rapport. Il semblerait barbare…
Il a été au moment des faits, le responsable d’un camp de prisonniers dans lequel, suite aux manifestations et aux rafles, des dizaines de jeunes ont été enfermés dans des conditions qu’il est indispensable de connaître. Emprisonnés dans des containers, délaissés pendant des journées entières dans ces prisons de fer, sous le soleil, environ une centaine ont attendu la mort par faim par déshydratation, la mort par balle aussi.
« Lorsqu’ils appelaient pour manger et boire on leur jetait des bombes lacrymogènes à l’intérieur et les portes étaient ouvertes quelques heures plus tard. Certains étaient complètement nu ; pour boire ils léchaient leur propre sueur ou celle de leur co détenus. Certains corps étaient morts depuis plusieurs jours dans les containers avant d’être sortis».
Naturellement, l’Equipe a rendu visite au caporal chef Fofié ; la rencontre était fabriquée de toute pièce avec les prisonniers restants. Cela a permis aux enquêteurs de comprendre la peur de ceux ci et les affres dans lesquels ils étaient plongés. Les containers en question avaient été fraîchement nettoyé et servaient à ranger du matériel. Mais l’odeur forte de la transpiration persistait.
Dans les jours qui ont suivi, des signes de bonne volonté de la part de ce chef de faction et du commissaire de la ville ont été manifesté. Un certain nombre puis tous les prisonniers ont été libérés. Ceux ci n’apparaissaient sur aucun registre, ce qui supposait le degré zéro du sérieux des procédures qui visent à l’incarcération d’individus ; Il s’agissait d’un arbitraire total.
Au final, les recommandations de l’Equipe sont d’une part de demander l’autorisation et les moyens pour poursuivre les autopsies des charniers découverts avant décomposition complète des corps, d’autre part de renforcer la présence de l’ONUCI et redonner confiance aux populations qui se sentent totalement abandonnées. Elles parlaient au moment de l’enquête d’organiser des manifestations contre ce caporal chef. C’est une volonté qui serait très dangereuse.
Voilà en quelques mots, relatés des actes qui se sont passés il y a 2 mois. Ces crimes relèvent de la barbarie. Cet homme cité dans le rapport rappelle les agissements de monstres et même s’il ne sévit que sur un petit bout de territoire, il produit beaucoup de souffrances et actes irréparables. C’est pourquoi la question est posée à savoir que peuvent faire les organisations internationales pour envoyer ce tortionnaire devant une juridiction et le mettre hors d’état de nuire ?
L’autre question que l’on peut se poser légitimement sur la situation en Cote d’Ivoire est d’autant plus poignante que s’accumulent les faits et découvertes d’exactions commises ici et là de manière indifférente quelque soit le camp…
Pourquoi la situation est elle complètement carbonisée, paranoïaque au point que le peuple ivoirien ne puisse s’appuyer sur un acte démocratique digne de ce nom. Où est passée la justice si des tortionnaires doivent narguer leurs victimes,  par leur promotion politique.

Le gouvernement du président Ouattara a promu Fofié Kouakou Commandant,  en dépit de la sanction onusienne.

Soro Guillaume qui lui aussi est sous le coup d’une enquête de la CPI, pour crime contre l’humanité vient d’être nommé président de l’Assemblée nationale ivoirienne par Ouattara, à la suite d’un bidouillage de la constitution de ce pays.
Marcel Carrasquet

ivoireinfo

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