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Élections en Équateur: 21 candidats soupçonnés de liens avec le narcotrafic

À moins d’un mois des élections municipales, régionales et du référendum du 5 février prochain en Équateur, la campagne électorale bat son plein dans une ambiance tendue. Le président de la commission de contrôle de l’Assemblée nationale a dénoncé les liens de 21 candidats avec le trafic de drogue et la corruption.
Accusant le président Guillermo Lasso de ne pas identifier ni de s’attaquer aux politiciens corrompus qu’il dénonce régulièrement, le député Fernando Villavicencio, président de la Commission de contrôle de l’Assemblée nationale, a décidé lui de franchir le pas. Dans un document remis au parquet et au Conseil national électoral, il a dénoncé les liens supposés de 21 candidats avec le trafic de drogue et la corruption. Il a notamment cité Adis Solis, candidate à la mairie de la ville frontière de San Lorenzo qui, d’après lui, ne peut justifier l’augmentation de son patrimoine et montre sa fortune sur ses réseaux sociaux.

Un narco-État
Pour Villavicencio, l’Équateur est en passe de se transformer en narco-État. « Après l’arrestation du fils d’El Chapo, le Mexique dit au monde qu’il ne peut y avoir ni démocratie ni liberté si les organisations criminelles gangrènent le système politique. L’histoire de la Colombie à propos est un autre cri d’alerte pour notre continent et malheureusement l’Équateur à son tour prend ce chemin », a-t-il déclaré.

Piste d’atterrissage
Villavicencio affirme également que la campagne d’Holguer Manjarrés, candidat à la mairie d’Atacames, est financée par un trafiquant de drogue équatorien, Enrique Portocarrero, actuellement détenu en Espagne. Un autre candidat à la mairie de Tosagua, dans la province de Manabi, aurait lui construit des pistes pour les « avionnettes narco », selon la police. Le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire.

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