05242017Headline:

Elections locales en Côte d’Ivoire :Guikahué fait des révélations/ Voici comment Bédié va gérer les candidatures au PDCI-RDA.

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Interview-Futures élections locales en Côte d’Ivoire : Voici comment Bédié va gérer les candidatures au PDCI-RDA. Guikahué fait des révélations et met de l’ordre dans la maison

Interview-Futures élections locales en Côte d’Ivoire : Voici comment Bédié va gérer les candidatures au PDCI-RDA. Guikahué fait des révélations et met de l’ordre dans la maison
Après la présidentielle du 25 octobre dernier, le PDCI-RDA a reprise sa restructuration. Du le 1er au 8 décembre dernier, le Secrétaire Exécutif, Chef du Secrétariat Exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué, a fait la revue du personnel politique du parti doyen. Il explique, dans cet entretien, les raisons.

Monsieur le ministre, Chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, depuis le 1er décembre vous avez organisé des séries de rencontres-échanges avec les délégués, les élus et cadres de votre parti de chaque zone géographique du pays. Après la dernière rencontre, peut-on savoir de quoi vous avez parlé ?

Merci. L’enjeu principal de ces rencontres était l’inventaire du personnel politique du PDCI-RDA. Le parti repose sur les comités de Base, les Sections, les Délégations. Quand nous allions au 12ème Congrès, nous avions 1200 Sections, et après le 12ème Congrès, la nomination des délégués, nous avons décidé d’augmenter les Sections. Donc un redécoupage a été fait et près de 900 Sections ont été ajoutées aux 1200. Aujourd’hui, nous avons à peu près 300 sections qui n’ont pas encore été renouvelées. Donc si on veut parler dans l’absolu, les Sections que nous avions avant le 12ème Congrès ont été complètement renouvelées y compris 600 nouvelles sections que nous avons ajoutées. En matière de renouvellement du personnel, c’est bon. Il n’ya que 303 sections qui sont en souffrance. Donc nous avons convoqué les délégués par zone pour discuter de ces sections. Il y avait également les élections des Présidents des JPDCI et les Présidentes des UFPDCI. Nous avons fait le point. Aujourd’hui, on peut que dans la zone Sud, il y a 95 Sections qui restent à renouveler avec 3 UFPDCI et 4 JPDCI ; la zone Ouest qui a le plus grand nombre de sections, il y a 109 Sections non encore renouvelées avec 7 de la JPDCI et 5 de l’UFPDCI ; dans le Nord on a 57 Sections à renouveler avec 7 JPDCI et 5 UFPDCI ; à l’Est, il reste 28 sections à renouveler avec 6 UFPDCI et 6 JPDCI ; A l’Ouest Montagneux, il y a 75 sections avec 6 UFPDCI et 6 JPDCI à élire ; Puis au Centre où un travail formidable a été fait, il n’y a que 18 sections à renouveler, tous les JPDCI et toutes les UFPDCI ont déjà été élus. Voici donc l’état des lieux. Nous avons demandé aux uns et aux autres de faire en sorte que toutes ces sections soient renouvelées avant le 20 décembre 2015, qui est la date butoir. Ce renouvellement a été confié aux Secrétaires Exécutifs. Donc on a des chefs de délégations. Je suis Chef de la dégation pour l’Ouest, au Centre c’est Kouamé Kra, au Sud c’est Bendjo, au Nord Silué Kagnon, à l’Ouest montagneux c’est Banzio Dagobert et à l’Est c’est le ministre Adjoumani. Nous avons jusqu’au 20 décembre pour réunir les uns et les autres, pour redynamiser toutes ces sections. Comme je vous l’ai dit au départ, ce sont des sections supplémentaires, donc nous avons convenu avec les délégués que jusqu’au 20 décembre, toutes les sections qui n’auront pas été renouvelées seront considérées comme des sections non viables. On les ferme. Parce que le nombre de Secrétaires que nous avons déjà est assez suffisant pour faire un bon travail de terrain. Mais il ne fallait pas ouvrir des sections sans les pourvoir pour que, demain, s’il y a des débats et qu’on convoque les secrétaires de section que des secrétaires de section sortent à gauche à droite alors qu’ils n’ont pas été élus. D’autant plus que chaque fois que les secrétaires sont élus, le Président du parti signe une décision de confirmation des Secrétaires de section. Donc cela est gravé dans un document. Nous avons, aujourd’hui, une base de données. Nous connaissons tous nos secrétaires de section, délégation par délégation, nous connaissons leurs noms et leurs adresses.

Le second sujet a porté sur les bureaux des délégations. Vous savez que les délégués ne sont pas seuls. Le délégué dirige un bureau de 20 membres selon les statuts. Mais après la mise en place et la restructuration de la JPDCI et l’UFPDCI au Bureau politique du 18 juin 2015, nous avons porté ce bureau là, à 23 membres pour intégrer les 5 UFPDCI et JPDCI. Il fallait l’expliquer aussi aux délégués et leur demander maintenant de nous envoyer les bureaux aussi restructurés. En ce qui concerne le bureau des délégations, pour qu’il soit validé, il faut qu’il porte la signature du Chef du Secrétariat Exécutif. Donc nous leur avons donné la procédure, et nous leur avons aussi donné jusqu’au 20 décembre 2015 pour nous apporter les projets de bureaux. Nous avons mis sur pied une commission présidée par le Secrétaire exécutif chargé de l’Organisation pour arbitrer et une fois que les bureaux sont prêts, nous les présentons au Président du parti avant que le Chef du Secrétariat Exécutif les signe.

Il y a aussi les bureaux des JPDCI et les UFPDCI et leurs bureaux départementaux et communaux qui doivent être mis en place également. C’est donc tout ce chantier là que nous avons lancé depuis le 1er décembre que nous clôturons le 20 décembre 2015. A partir du 20 décembre, toute personne qui n’aura pas été élue ou nommée, on considère qu’elle n’existe pas. On ferme le dossier des élections internes et en 2016, on passe à autre chose. Et comme le Président l’a dit lors du dernier BP, 2016 doit être consacrée à la formation des militants.

Avez-vous parlé des cartes des militants ? Puisque des militants disent qu’ils veulent leurs cartes.

Effectivement, nous avons également parlé des cartes des membres d’autant plus qu’il y a de nombreux militants qui ont des récépissés et qui n’ont pas encore de carte. On a refais la nomenclature des cartes. Avant la carte ne comportait pas la mention « Comité de base ». Maintenant, la carte comporte les mentions « Comité de base, la Section et la Délégation ». Donc nous avons demandé aux délégués de réactualiser toutes leurs données et nous avons ouvert pour que d’ici au 20 décembre 2015, nous puissions fabriquer toutes les cartes des Secrétaires de Section pour que tous les Secrétaires de section aient leurs cartes. Et à partir de janvier 2016 fabriquer les cartes des autres puisque nous avons fini de fabriquer celles des membres du Bureau politique. Ensuite les membres du Grand Conseil qui auront fini de payer leurs cotisations fabriquer leurs cartes et finir par les membres des comités de bases. Tout le monde à jour de ses cotisations aura sa carte de membre. Voici un peu les chantiers que nous avons ouverts. Les délégués ont été très ouverts, ils ont compris, il y en a même qui ont commencé à exécuter les nouvelles décisions après ces rencontres.

Qu’en est-il pour les élections locales ?

Oui bien sur, nous en avons parlé. Nous avons surtout préparé l’esprit des délégués pour les prochaines élections locales. Vous savez qu’après la présidentielle, il y a les législatives, municipales et régionales. Ce qu’on sait, jusqu’à preuve du contraire, les élections législatives vont se dérouler au mois de décembre 2016. On peut donc dire que c’est dans un an. Il faut donc commencer à les préparer maintenant. Et nous, nous apprêtons, en tout cas pour le PDCI, notre position c’est d’aller en RHDP. Donc nous avons commencé à préparer les esprits des uns et des autres que nous ne sommes pas seuls, qu’on ira à un arbitrage pour savoir si on va ou non en RHDP. Mais nous, nous conseillons fortement d’aller en RHDP. Donc quand on aura fini l’arbitrage et qu’on aura les circonscriptions que le PDCI doit couvrir, il faut passer aux choix des candidats. Et nous voulons faire les choix de telle sorte qu’il y ait le minimum d’indépendants. Il ne faut pas que les Indépendants prospèrent. Par le passé, nous avons sans doute fait des choix qui ont permis aux indépendants de prospérer. Quand vous lancez 100 candidats et que 100 indépendants se présentent contre eux et que 30 indépendants sont élus, il faut se remettre en cause. Ça veut dire que votre base de choix n’était pas bonne. Donc nous sommes en train de voir avec les délégués comment faire des bases solides. Et là, le 12ème Congrès nous a donné la solution, ce sont les élections primaires. Maintenant, partout où il y a un consensus, on n’a pas besoin d’élections primaires.

Comment vont se dérouler ces élections primaires ?

Le moment venu, on le dira. Sinon, on connait déjà les électorats des élections primaires. Ce sont tous les membres des comités de base, tous les membres des sections, tous les membres des Instances (BP, Comité des sages, Grand Conseil), tous les élus (maires, députés, conseillers municipaux, conseillers régionaux), tous ceux-là, ce sont eux qui constituent l’électorat des élections primaires. Nous sommes en train de faire la revue des troupes pour voir si toutes ces personnes sont en place. Il faut donc arrêter la liste électorale à un moment donné. Et ce n’est pas le jour des élections qu’il faut l’établir. On l’arrête plus tôt pour ne pas que d’autres personnes se glissent dessus. Nous sommes donc en train de préparer le parti, à le mettre dans les bonnes conditions, pour affronter les défis futurs.

Peut-on dire que c’est en vue des élections que vous faites tous ces réglages ?

Non, mais un parti politique vit d’élections. Donc à tout moment, on pense aux élections. Mais, pour nous, c’est d’abord le personnel politique que nous voulons mettre en place. Au dernier BP du PDCI-RDA, le Président du RHDP, Henri Konan Bédié, a demandé que les autres partis membres du RHDP reviennent au PDCI-RDA. On attend les réactions. Mais, demain, quand tout le monde va revenir au PDCI-RDA, il faut qu’on sache réellement quels sont les responsables politiques du parti. Donc il faut mettre de l’ordre dans la maison pour accueillir les autres. Il n’y a donc pas que les élections qui nous préoccupent, il faut aussi mettre de l’ordre dans la maison. Depuis le 12ème Congrès, on a commencé à faire les choses de façon méthodique, aujourd’hui, nous avons une base de données qu’on veut compléter et boucler. Il y a toujours des mécanismes de remplacement en cas de décès ou d’invalidité, mais on ne crée plus de nouvelles sections, à partir du 20 décembre 2015.

Comment allez-vous gérer les militants des sections non viables qui seront fermées?

En fait, je prends le cas de Gagnoa par exemple. Gagnoa avait 37 Sections par le passé. Gagnoa est maintenant à 49 Sections. 46 Sections ont été renouvelées, il reste 3 Sections à renouveler. Mais les 3 Sections qui restent-là, elles sont issues d’anciennes sections qui existaient, donc si elles ne sont pas viables, on les rattache à la Section qui existe et déjà renouvelée qui gère les militants de la section non viable. Toutes nos sections anciennes sont couvertes. On a découpé les sections qui existaient pour se rapprocher davantage des militants en ayant plus de responsables qui seront proches des militants de base. Mais si on a pas assez de militants pour constituer une section, on les rattache à la section viable et existante déjà renouvelée. On était à 1200 SG de section et on a géré le parti, on est aujourd’hui à près de 1800 et il ne reste que 303. C’est un découpage qui a voulu aller au plus proche des populations, donc on veut finaliser ce dossier et le boucler, sinon notre terrain est déjà bien couvert.

Avez-vous un message à l’endroit de vos militants ?

Je voudrais dire que merci et féliciter les délégués pour le travail colossal qu’ils abattent et les encourager. Nous voudrions aussi demander aux élus, aux cadres, qui ont été associés à ces réunions, aux membres des Instances du parti dans les différentes délégations d’aider le délégué sur le terrain. Parce que tout seul, il ne pourra pas faire vivre le parti. Il ne faut pas laisser le délégué seul à la tache et puis au dernier moment apparaître pour les postes électifs. Nous voudrions aussi dire à nos militants que ce n’est plus comme par le passé. Nous avons des sondages, nous avons l’œil sur les délégations. On sait aujourd’hui qui fait quoi dans chaque délégation. Des gens qui vont sortir du néant, on saura tout de suite qu’ils sont sortis du néant. Un membre du Bureau politique qui est là, 2014, il n’a pas payé sa cotisation, 2015, il ne paye pas, 2016, il ne paye pas. Et puis à la veille des élections, il vient payer toutes les années. Il n’y a pas de régularité dedans. Ces 5 ans, le parti devait vivre. Il ne faut pas attendre les élections pour venir payer ses cotisations. On va donner des primes à ceux qui payent régulièrement leurs cotisations dans les choix des candidats à parrainer par le PDCI-RDA. Aujourd’hui, le Président lui-même suit l’évolution du parti et les activités des membres des instances. Nous avons des ressources humaines, il faut assurer la carrière des uns et des autres. Et en assurant leur carrière, on suit le parcours de chacun sur le terrain. Donc ceux qui sont sur le terrain, il ne faut pas qu’ils pensent qu’on ne les regarde pas, on les suit. On a des rapports réguliers qui nous parviennent et nous-mêmes, Secrétaires Exécutifs, nous sommes aussi sur le terrain, nous voyons. Que tout le monde se mette dans le bain pour faire vivre le parti.

Entretien réalisé par Gilles Richard OMAEL

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