10212017Headline:

En Côte d’Ivoire: où en est l’enquête sur la cache d’armes?

En Côte d’Ivoire, l’enquête sur la cache d’armes avance un mois après son ouverture, explique le procureur de la République. Il s’est exprimé pour la première fois publiquement dans les locaux du ministère de la Justice mercredi 21 juin. Il y a quelques semaines, le 26 mai, la section de recherche de la gendarmerie d’Abidjan a été instruite pour faire la lumière sur l’important stock d’armes retrouvé au domicile d’un des proches de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale. Ce proche, surnommé Soul to Soul a été entendu plusieurs fois par le magistrat.

Une conférence de presse pour diffuser un message et un seul : la justice travaille, même si aucune arrestation n’a eu lieu pour le moment.

« Ce qui a été vu n’est pas resté lettre morte. Vous nous jugerez au résultat. Regardez la justice déployer ses ailes. » Le procureur de la République laisse des questions sans réponses. Combien de lance-roquettes, de kalachnikovs, de fusils RPG ont été retrouvés ? Ces armes sont-elles entrées sur le sol ivoirien avant ou après la crise post-électorale ? Richard Christophe Adou affirme que plusieurs officiers de l’armée ont été entendus : « Il y a déjà eu 15 auditions de 7 personnes. D’autres auditions sont en cours de préparation. Ces armes étaient soigneusement dissimulées dans cette piscine recouverte d’un préau et dont le fond a été aménagé en magasin. »

Alors qu’une partie du stock de Bouaké est toujours dans la nature, d’autres découvertes ne sont pas exclues : « Les enquêteurs enquêtent sur la cache d’arme de Bouaké. Nous avons pris des réquisitions pour que les enquêtes puissent s’élargir à l’ensemble du territoire de la République. »

La détention et le stockage d’armes de guerre sont passibles en Côte d’Ivoire d’une peine allant de 10 à 20 ans d’emprisonnement.

RFI

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