10232020Headline:

Exclusif: Affrontement Choc entre Abel Naky et Zady Djédjé à Yopougon

Zadi Djedjé

Ce samedi 11 octobre 2014, deux rassemblements sont annoncés à la même heure, au même lieu, le baron de Yopougon. Le premier lancé par Zady Djédjé, un ex-membre de la galaxie des jeunes patriotes, aujourd’hui président du parti politique Front Populaire Uni. Le second, par Abel Naky, un activiste qui a quelques soucis avec la diaspora ivoirienne au centre des manifestations en France pour la libération de Gbagbo. Il est venu tout droit échoir dans les bras des autorités ivoiriennes.

Zady Djédjé, jeune patriote rentré d’exil, vous voilà à la tête d’un parti politique, pourquoi avoir décidé de lancer un parti politique le FPU?

Les patriotes que nous sommes et les jeunes patriotes que nous étions, avons pris nos responsabilités après avoir jugé que l’heure a sonné pour nous prendre en charge. Ce n’est pas en étant dans des mouvements de pression ou des mouvements vassaux ou autres ONG que l’on peut discuter avec le pouvoir en place des  problèmes de la jeunesse.

Mais c’est en créant un parti qu’on peut apporter un plus dans les discussions avec les autorités en place sur les questions de la vie de la société. C’est pourquoi, des amis et moi avons décidé de créer le FPU qui est un parti centriste et qui se bat pour la conquête du pouvoir d’Etat.

Quel retour avez-vous depuis la naissance de votre parti, que ce soit de la gauche ou de la droite ou que ce soit du côté des ex-jeunes patriotes?

Je le dis de façon claire, c’est le parti de la jeunesse. Le président Djédjé Zady est jeune et c’est une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire de voir un jeune créer un parti politique pour diriger ce pays. Les jeunes adhèrent massivement parce qu’ils se rendent compte que les cadres de leurs différents partis sont en train d’être achetés.

Ils ont compris conscience que leur avenir se trouve entre leurs mains. La jeunesse ne peut pas qu’accompagner des leaders des partis politiques, leur donner le fauteuil présidentiel et qu’en retour elle n’a rien. C’est cela le message et ils sont d’accord et adhérent massivement au FPU.

Pour rester collé à l’actualité, il est prévu ce samedi 11 octobre 2014 votre meeting au baron de Yopougon, mais dans le même temps et au même lieu se tient également celui de monsieur Abel Naky venu de France. Alors, deux meetings différents à la même heure dans le même lieu, que se passe-t-il ?

Aujourd’hui ce qui me préoccupe c’est la Côte d’Ivoire, c’est la souffrance des Ivoiriens qui veulent se réconcilier. Les Ivoiriens qui sont au pays veulent voir leurs frères qui vivent en exil rentrer dans leur pays. J’avais un message à faire passer.

Effectivement j’ai lancé un appel que ce samedi 11octobre.  J’invitais tous les jeunes patriotes au baron de Yopougon, mais à ma grande surprise Abel Naky a lancé aussi un appel au Baron à la même heure pour son rassemblement.

Je voudrais profiter de votre micro pour demander à tous les jeunes patriotes de rester chez eux. Que les Ivoiriens restent chez eux. Je suis un homme de paix !

Zady Djédjé a compris tôt depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo que ce n’est pas en bandant les muscles qu’on peut reconquérir le pouvoir d’Etat. Ce n’est pas en traitant le président Alassane Ouattara de ‘‘fou’’, ce n’est pas traitant des ministres de ‘‘bandits’’, qu’on peut reconquérir le pouvoir. Mais c’est en étant réaliste et en mettant de bonnes stratégiques qui ont pour base, la paix et la réconciliation.

C’est ce que Djédjé Zady a vite compris en appelant à la réconciliation et en demandant aux pro-Gbagbo de pardonner, car entre ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir et nous, il y a quelque chose en commun, c’est la Côte d’Ivoire.

Comment allons nous faire pour préserver la Côte d’Ivoire, comment allons nous faire pour que ceux qui ne sont pas au pouvoir et ceux qui sont au pouvoir se fréquentent ? Voilà mon combat.

Aujourd’hui j’appelle à un rassemblement au Baron et voilà Abel Naky appelle aussi à un rassemblement au même lieu. Comme moi je ne suis pas un délinquant politique, je ne suis pas un bandit un voyou politique, j’ai décidé de répondre à l’invitation de la fédération de mon parti à San-Pedro, pour l’installation des bases de ceux qui demain, vont me porter au pouvoir.

Je ne suis pas un voyou politique ou quelqu’un qu’on achète parce que je ne peux pas voir mon ami, mon frère et mon père en train d’être jugés à La Haye, à 1 heure de la France où Abel Naky réside et venir à Abidjan narguer les Ivoiriens. Alors que mon frère et mon père qui croupissent à la prison de La Haye attendent mon soutien avec les autres de la diaspora. Leur place n’est pas à La Haye mais à Abidjan.

Moi je fais de la politique et j’irai investir mes bases à San-Pedro, ce sont elles qui me mettront au pouvoir. Donc je ne me mettrai pas au même niveau qu’Abel Naky au Baron de Yopougon. Alors ce 11 octobre, je sursois à ma cérémonie du Baron puisque je ne veux pas d’affrontements dans mon pays. J’ai dit non à la violence, oui à paix et à la réconciliation

C’est pourquoi je lance un appel en disant aux autorités que ce samedi 11 octobre, Zady DjéDjé va investir ses bases. Mais si le pouvoir en place à Abidjan permet qu’un délinquant politique comme Abel Naky qui a failli déstabiliser le pouvoir vienne aujourd’hui narguer les Ivoiriens et vouloir se mettre au même niveau que l’artisan de paix que je suis, je préfère l’observer tranquillement en temps que sage.

J’ai un parti politique et j’aspire à diriger la Côte d’Ivoire. Alors je demande aux jeunes patriotes de rester vigilants et ne pas se laisser emporter par de charognards comme Abel Naky et de rester calme et chez eux.

Vous reportez votre meeting. Alors que pensez-vous de l’appel de Daoukro ?

Je ne suis pas un militant du PDCI ou du RDR donc à priori ne me sens pas visé puisque, je suis président d’un parti centriste. Mais je vois un danger à l’horizon quand le président Henri Konan Bédié parle de l’alternance 2020. Si en 2015 le candidat du RDR Alassane Ouattara gagne avec le soutien du PDCI, en 2020 le RDR sera obligé d’apporter son soutien au candidat du PDCI. Mais les Ivoiriens ne sont pas dupes puisque le RDR n’apportera pas son soutien au candidat du PDCI en 2020. Il y a des personnes dans des partis politiques qui ont des ambitions même au RDR comme le ministre Hamed Bakayoko ou le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.

Que le RDR prenne ses responsabilités et montre aux Ivoiriens ce qu’il a fait et les invite à voter son candidat en 2015. Mais au sein du RHP que le Pdci retire cette vision de l’alternance en 2020, car c’est une menace et un danger pour la Côte d’Ivoire. Le président Henri Konan Bédié a déjà gouverné la Côte d’Ivoire et il n’est plus dans la cinquantaine. Et nous, nous sommes jeunes, quel héritage laissons aux générations futures ? Un héritage empoisonné ou de paix ?

Si la jeunesse n’y prend garde, les ainés continueront de tout prendre dans ce pays et elle continuera de rester derrière.

Vous sentez-vous dans la peau d’un président ?

Quand on crée un parti politique c’est pour la conquête du pouvoir. Je me mets dans la peau d’un président, c’est pourquoi je suis  candidat en 2015. Parce que les élections à venir, ce sont les jeunes qui vont les gagner et nous allons les gagner en 2015.

Parce que la jeunesse a compris quelle ne peut plus se laisser manipuler par les ainés politiques depuis du temps de Félix Houphouët-Boigny  qui gouvernent le pays.

Je suis digne fils de Laurent Gbagbo, parce que ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui se réclament de l’houphouëtisme.

Comme moi j’ai été allaité aux œuvres politiques de Gbagbo, je suis un gbagboïste, mais digne fils de Gbagbo. Je veux prendre le pouvoir pour créer les conditions pour que mon père revienne dans sont pays avec mon frère Blé Goudé.

 

5minutesinfos

Comments

comments

What Next?

Recent Articles