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Exclusif – DJENI Jean Claude: Le fils aîné de Djéni Kobena (fondateur du RDR) livre des secrets

Interview / Le fils aîné de Djéni Kobena (fondateur du RDR) livre des secrets

Il y a 17 ans que DJENI Georges Djéni Kobina Kouamé, Secrétaire General du RDR a quitté le commun des mortel. Depuis sa disparition des choses se trament au sein de son parti qui certainement souillent sa mémoire. Ainsi, DJENI Jean Claude,Fils ainé de feu Djeni Georges Kobina vient par cette interview faire des mises au point et mettre en garde ceux qui profanent la mémoire de son père.

Vous êtes fils de Djéni Kobena, inspirateur du RDR, que devons savoir d’autre sur vous ?
Avant tout, je voudrais sincèrement remercier tous les journalistes qui ont eu le courage républicain de publier ce poème. Je sais ce que cela représente en ces périodes troublées. C’est l’occasion également de remercier mon épouse pour son soutien et ses conseils avisés. Je me prénomme Jean-Claude. Je suis le fils ainé de la famille Djeni.
Je travaille pour un grand groupe Industriel allemand en tant qu’Ingénieur Consultant Expert Grands Comptes autour des questions inhérentes au développement Intégré de produits manufacturés.
Développement Intégré signifiant que l’on s’appuie sur un environnement numérique pour gérer l’ensemble du cycle de vie d’un produit industriel, depuis sa phase de conception élémentaire jusqu’à sa réalisation finale et sa mise à disposition auprès des clients, en passant par les phases de simulation numérique. On parle de Product Life cycle Management. Bien entendu, l’expérience utilisateur dans ce processus revêt une importance capitale. En effet, elle sert à définir les spécifications futures du dit produit.

Comment vous est venue l’idée d’écrire ce magnifique poème?
Depuis le décès de mon père, nul ne peut imaginer le nombre de sollicitations que j’ai pu recevoir de tous les horizons afin d’écrire à son sujet. Je voudrais par la même occasion m’excuser auprès de toutes les personnes qui poussées par cet élan m’ont contacté et témoigné leur amitié. Je suis parfaitement conscient que j’ai pu en blesser par mon attitude. Je n’ai jamais refusé d’écrire à propos de papa. J’estimai simplement à tort ou à raison, que le temps n’était pas encore arrivé.
C’est courant Décembre, que ce besoin s’est manifesté avec force et conviction. L’eau avait coulé sous les ponts et tracé les sillons indéfectibles d’une inéluctable tragédie humaine, celle de mon père. C’est de ce constat, de cet émoi, qu’est né ce poème qui tant dans la forme que le fond a été écrit en 3 heures à peine. Cette ode qui revêt à certains instants les attributs d’un pamphlet politique assumé est un hommage à mon pater, à son action et à son engagement acharné.

Pourquoi le choix de la forme poétique ?
L’expression poétique est le genre qui m’est apparu utile d’adopter afin de laisser ma mémoire flâner, remonter le temps, et faire émerger des souvenirs enfouis, des émotions partagées avec papa et datant pour certaines de plus de 30 ans. Ce fut une expérience salvatrice, un cheminement merveilleux pour réapprendre, redécouvrir mon père; pour le libérer, le faire apparaitre tel qu’il était dans la vie, authentique et sans faux semblants!
C’est l’humaniste Monod qui disait «J’avais trop longtemps attendu de pouvoir pénétrer un jour dans un monde jusque-là interdit, pour ne pas accueillir avec une émotion profonde l’occasion de pouvoir en franchir enfin les limites. » Un véritable retour aux sources! Papa était un amoureux de l’Art et de l’Histoire. L’Histoire pour le combat politique avec toutes les valeurs inhérentes à cet engagement et les enseignements que l’on a le devoir d’en tirer.
L’Art, pour l’émerveillement, le repos après l’effort, mais aussi pour l’argumentation et la structuration des idées dans le débat démocratique. Au moment de coucher les premières lignes, le cahier des charges était double et le défi permanent. Que certains des symboles qui caractérisaient le mieux Père et sa vie soient présents dans le texte d’une part, d’autre part, de distiller un message de vérité à travers l’évocation de chacun d’eux.
Je m’étonne d’ailleurs que certains hommes politiques qui se targuent, se gaussent à tire larigot d’être des amis de Papa, aient oublié ce qui constituait son ADN. Quand on n’est pas capable d’être fidèle dans les petites choses comment voulez-vous qu’on le soit dans les grandes? J’espère que chacun comprend de quoi je parle sans qu’il soit utile d’étayer mon propos davantage.

deni franckVotre Père est constamment en personne présent dans ce poème. Pourquoi ?
C’est une excellente analyse. Encore faut-il pouvoir le localiser avec une meilleure précision et sans assistance. Où se trouve donc exactement mon Père dans le texte ? Sans ambages, afin d’étayer ce qui va suivre; je poserai la question suivante : «Où met-on en général une personne disposant d’une popularité certaine et à qui on a retiré sa nationalité pour des motifs purement politiques? ». «Si la politique exclue tout angélisme, tous les coups ne sont pas permis!» Djeni Kobina Georges.
A l’instar d’autres hommes politiques, mon père dans le texte est emprisonné, jeté dans les oubliettes au cœur de la fameuse Cité. L’objectif de cet isolement forcé est irréfragable, taire son héritage, tuer sa mémoire et son souvenir, éliminer sa descendance, résorber sa sphère d’influence par tous les moyens mêmes les plus illégaux et avilissants au regard du droit. Dans ce domaine, l’expertise des pouvoirs dictatoriaux et pseudo démocratiques, c’est le révisionnisme et la falsification de l’Histoire contemporaine. Ce texte vise donc à rétablir la vérité historique de façon factuelle.
En tant que « Fama » de notre démocratie, c’est ce qu’attendait mon Père. Cette ode, c’est un hymne à la liberté, sa liberté d’homme dont l’intégrité et la nationalité sont inaliénables et indéniables. Père aimait la Côte d’Ivoire et les gens quand certains ne sont attirés que par le pouvoir, les fastes et l’argent. Cette cantilène, c’est aussi la liberté retrouvée pour ses enfants, délivrés de tous les carcans qui les liait peu ou prou à une certaine idée de la politique et du folklore.
Je voudrais ici lancer un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans l’œuvre de mon père. Restez connectés, nous allons vous révéler qui était notre regretté Père et comment en face ses ennemis n’ont eu de cesse de violer sa mémoire et vider de sa substance son héritage. Ce que l’on vous a servi jusqu’à présent n’était qu’une ombre des choses à venir. Cette ode constitue également une piqûre de rappel, à toutes les velléités visant à étouffer, annihiler sa mémoire. Aux adversaires de mon père, je leur annonce solennellement qu’ils n’y parviendront pas.

On a l’impression qu’à le lire ce texte est un appel à la révolte. Qu’en pensez-vous ?
Dans cette question, le mot clé est impression. Sinon, je ne perdrai même pas un dixième de mon temps à y répondre. Ceci dit, elle est bienvenue. Elle me donne l’occasion de clarifier ma position et de faire taire cette idée farfelue qui circule du côté des adversaires de Papa. C’est un fait largement établit qui fait la fierté de tous ses enfants. Mon père n’a jamais eu recours aux armes à feu (sous quelques formes que ce soit) pour son combat politique excepté sa plume et son verbe. Ce n’est pas le cas de tous les hommes qu’il a pu croiser tout au long de son itinéraire politique. Jamais je ne remettrai en cause ce pacte que mon père a avec la Nation ivoirienne.
C’est notre bien, notre héritage commun. Nous devons préserver cela à tout prix. Notre histoire récente nous a appris à discerner quels sont les prédateurs et autres fossoyeurs de notre pays. Cette question est inhérente à l’allégorie du dernier paragraphe. Notamment lorsque je cite Abraham Lincoln. Mais enfin que je sache ce compendium est d’abord un fait historique indéniable. Ensuite, ne faut-il pas construire le futur à partir des expériences passées (c’est ce que l’Histoire nous apprend) ? Je fais cela tous les jours dans mon métier, parce que c’est une norme en développement de produit industriel. Seuls les esprits sycophantes, malfaisants et papelards, peuvent y voir autre chose, notamment parce qu’ils se sont moult fois dédits au regard de leurs fallacieuses promesses et de leur outrecuidance manifeste.

Interview réalisée par Joël DALLY

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