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Exclusive: Guikahué livre des secrets sur les candidatures des cadres du Pdci à l’élection présidentielle

Interview exclusive / Guikahué livre des secrets sur les candidatures des cadres du Pdci à l'élection présidentielle

Le secrétaire exécutif de la plus ancienne formation politique de Côte d’Ivoire se prononce sur plusieurs sujets liés au fonctionnement de son parti.

Vous organisez un congrès extraordinaire pour revoir l’une des dispositions de votre 12e congrès, en l’occurrence le point sur la participation du Pdci-Rda à la présidentielle de 2015. Certains de vos militants parlent d’un passage en force du président de votre parti, ils crient à la dictature. Ont-ils raison au regard des textes de votre formation politique ?

Le Bureau politique, après avoir endossé l’Appel de Daoukro- c’était une étape importante- a demandé que celui-ci soit transmis au congrès, organe suprême du parti, comme le stipule l’article 33 de nos statuts, pour le parallélisme des formes. Le 12e congrès avait pris une résolution qui voulait que le Pdci-Rda présente un militant actif à l’élection présidentielle de 2015. Comme un changement est intervenu en cours de route, il était légitime que nous retournions au congrès pour réviser cette décision. Aux militants qui parlent de dictature, je voudrais rétorquer qu’ils ne sont pas dans la vérité. Si le président Bédié avait décidé que nous allions à une convention, cela aurait pu être considéré comme un passage en force. Parce qu’une telle rencontre se tient pour choisir le candidat du Pdci-Rda. Rappelons que lors du 12e congrès, nous avons demandé que le candidat soit un militant actif. Dans le même temps, Bédié lance un appel à soutenir la candidature du Chef de l’Etat. Si l’on partait à une convention dans ce cas-là, on parlerait de dictature. Et comme le président du parti est légaliste, il s’est appuyé sur les textes qui lui permettent de demander la tenue d’un congrès extraordinaire. Seul un congrès peut changer les résolutions d’un congrès précédent. Cela n’est pas interdit.

L’ancien président des jeunes de votre parti, Kouadio Konan Bertin, affirme qu’il faut également mettre à l’ordre du jour de ce congrès extraordinaire l’élection du président du Pdci-Rda. Qu’en pensez-vous ?

En ce qui concerne la revendication de Kouadio Konan Bertin, elle ne peut prospérer. C’est un jeune militant qui a toujours pris part aux activités du parti. Il a eu de mauvais conseillers qui lui ont demandé de ne pas participer au dernier Bureau politique contrairement à ses habitudes. Or c’est à cette rencontre du 18 décembre qu’il aurait dû demander d’inscrire l’élection du président du parti à l’ordre du jour de ce congrès extraordinaire réclamé par le président Bédié. Je précise que la question qui pendait à cette réunion était de savoir comment faire pour que l’Appel de Daoukro devienne une décision, étant entendu que c’était un projet. Le secrétariat exécutif l’a d’abord endossé. Nous avons convoqué tous les délégués départementaux et communaux qui sont les responsables du terrain, ainsi que les élus (députés, maires, présidents de conseils régionaux). Tous ont emboîté le pas au secrétariat exécutif. Nous sommes allés plus loin en organisant des missions à l’intérieur du pays et à l’extérieur pour expliquer le bien-fondé de la décision prise par le président Bédié. Les militants l’ont acceptée. C’est à partir de ces résultats de terrain que nous avons convoqué une réunion du Bureau politique qui est l’organe de décision entre deux congrès. Il a, au terme des travaux, endossé l’Appel de Daoukro et demandé que nous allions à un congrès extraordinaire pour ne changer que la résolution relative à la présidentielle de 2015. Aujourd’hui, l’ordre du jour de ce congrès sera axé sur la candidature du Pdci-Rda à ladite élection selon l’Appel de Daoukro. Mieux, c’est une rencontre qui aura des allures de référendum. C’est-à-dire qu’il s’agira de demander aux membres du congrès si oui ou non ils acceptent qu’on aille en Rhdp à la présidentielle de 2015. Si Kouadio Konan Bertin était venu au Bureau politique, il aurait pu donner son point de vue à cette réunion qui prépare le congrès. Je tiens à apporter une précision aux militants qui ne le savent pas, à un congrès ordinaire qui est, en général, électif, le président du parti fait son discours d’orientation et son rapport de politique générale. C’est suite à son adoption qu’il propose le bureau du congrès. Dans le cas du congrès extraordinaire qui va avoir lieu, Bédié restera le président du Pdci dans la mesure où ce n’est pas un congrès électif. Kouadio Konan Bertin est donc en retard d’une réunion.

Un de vos militants, Kotchi Prosper, a déclaré que le comité d’organisation de ce congrès extraordinaire n’était pas équilibré. Votre réaction ?

M. Kotchi se trompe lourdement. Quand des gens ont des ambitions et soutiennent une cause, ils n’analysent pas bien les choses. Si le Bureau politique avait refusé de suivre le président Bédié et demandé à aller à une convention plutôt qu’à un congrès, nous aurions mis en place un comité d’organisation de convention en tenant compte des états-majors des candidats qui seraient en lice. Je précise qu’une convention sert à désigner les candidats. Or ici, tel n’est pas le cas. On va à ce congrès extraordinaire pour poser une question. C’est donc la direction du parti qui a convoqué cette rencontre qui forme le comité d’organisation. Et le président du parti, au cours du Bureau politique, a proposé la mise en place d’un comité d’organisation qui sera sous son autorité. Le bureau politique lui a donné carte blanche. Je ne vois pas pourquoi on parle, encore aujourd’hui, de déséquilibre. Dans le comité d’organisation, nous avons tous les vice-présidents et les membres du secrétariat exécutif. A ces personnes, sont adjoints des députés, des maires, des présidents de conseils régionaux. Sans oublier des jeunes et des femmes qui ont été intégrés dans la coordination. Malgré toutes ces dispositions, si Kotchi Prosper pense que tous les membres du comité d’organisation soutiennent l’Appel de Daoukro, c’est un aveu d’impuissance. Car il sait que la majorité écrasante des militants y est favorable. Même au sein du comité d’organisation, se trouvent deux bras droits de Kouadio Konan Bertin, Mme Ayéri Simone et le député Kramo Kouassi. Nous avons mis dans ce comité des personnes que nous connaissons et qui travaillent habituellement à l’organisation de nos manifestations. Celles-ci ont été prises sur la base de leurs compétences et de leur militantisme avéré. Dites à M. Kotchi que nous n’allons pas à une convention, mais à un congrès extraordinaire.

Comment va se faire l’organisation pratique de cette rencontre ?

Nous allons faire ce que nous avons toujours fait. Car le but visé est de prendre l’avis d’un nombre important de militants. Cela commande que nous repartions vers la base. Nous allons procéder par délégations départementales. Il s’agit de savoir l’opinion de chaque département. C’est à une démocratie très décentralisée que nous voulons aboutir. Il y aura, à cet effet, une note d’orientation qui va expliquer aux militants de base les raisons de l’Appel de Daoukro. Puis nous allons leur soumettre la résolution que nous allons faire passer au congrès. Le congrès extraordinaire se tiendra sur deux jours. Un jour de pré-congrès sur l’étendue du territoire et le second jour consacré au congrès lui-même à Abidjan où sera fait l’agrégat de toutes les décisions prises dans les bases pour faire la synthèse, suivie de l’adoption de la résolution.

Quels sont les militants habilités à y prendre part?

Il y a ceux que nous appelons les membres statutaires. Le congrès est l’organe suprême. Il est composé du président du parti, du bureau politique, du secrétariat exécutif, du comité des sages, des coordonnateurs des grands conseils régionaux, des secrétaires généraux de section, des commissaires aux comptes, des présidents des commissions techniques nationales, des délégués généraux, départementaux et communaux. Le bureau politique peut néanmoins décider d’étendre le congrès aux élus. C’est-à-dire que si vous êtes député ou maire et non membre du bureau politique, cette instance peut vous coopter pour être congressiste. Le deuxième cas de figure est relatif aux jeunes et aux femmes. Mais pour le 12e congrès, pour éviter qu’on accuse les uns et les autres d’avoir pris des jeunes et des femmes pour venir remplir la salle, le Bureau politique avait demandé que la Jpdci et l’Ufpdci n’y soient pas admis. Maintenant, la question est de savoir si on ira au Congrès extraordinaire avec les seuls membres statutaires.
Quatre mois après, comment est perçu l’Appel de Daoukro?
L’Appel de Daoukro, à part quelques éclats de voix, est accepté par la majorité écrasante de nos militants. Ils disent, de concert, après analyse de la situation, être d’accord avec le président Bédié. Celui-ci a dit qu’il est conscient que tout parti politique a pour objectif de conquérir le pouvoir et de l’exercer. Il est aussi connaît également les forces et faiblesses du Pdci. Mais il est amoureux de la paix qui est le préalable à tout développement. Or le Président Ouattara, élu dans le cadre d’une plate-forme politique des houphouétistes, a réalisé un bilan globalement positif. A partir du moment où son jeune frère lui a fait part de son intention de briguer un second mandat, conformément à la Constitution qui le lui permet, jusqu’à preuve du contraire, lui Bédié, après une réflexion profonde et mûre, a décidé de soutenir sa candidature. Le président Bédié ne s’est pas arrêté là. Il a affirmé qu’en 2020, il y aura une alternance qui sera portée en Rhdp par un militant du Pdci. Les militants ont dit être d’accord avec cette décision. C’est pour cela qu’à la fin du Bureau politique, le Président Bédié a rassuré les militants que cette l’alternance n’est pas une vue de l’esprit. Il l’a réitéré dans son message de fin d’année à la nation.

Comment interprétez-vous la candidature de Charles Konan Banny, Essy Amara et Kouadio Konan Bertin ?

Ce sont des personnalités que je respecte. Je respecte aussi leurs choix et leurs ambitions. Permettez-moi de saisir cette tribune que vous m’offrez pour faire des clarifications. Je ne suis pas un opportuniste. Quand Charles Konan Banny a été nommé Premier ministre, il ne m’a pas vu dans son entourage, pourtant j’étais secrétaire général adjoint chargé de l’organisation et de la mobilisation du Pdci. Quand il est parti de la Primature, c’est en ce moment-là que je me suis rapproché de lui et je l’ai invité dans mon village à Gagnoa. Nous avons déjeuné ensemble. Tout cela pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas de salut en dehors de Bédié. Je lui ai dit que s’il voulait réussir, il fallait qu’il soit avec le président du parti. Ensuite, il est allé faire campagne en 2010 pour le compte de Bédié dans l’ouest. Concernant sa candidature, Charles Konan Banny n’est pas allé en parler au président du parti. Quant à Essy Amara, il a de l’estime pour moi. Nous avons de bons rapports. Quand j’ai participé au ‘’Fauteuil blanc’’ du Nouveau Réveil, il était au premier plan. Je me suis rendu chez lui pour le remercier de son soutien. Il a m’a dit ce jour-là qu’en me nommant au secrétariat exécutif, le président Bédié avait fait un bon choix. Il m’a également dit que j’étais un militant engagé et dévoué à la cause du parti. A 24h d’une fête à Kouassi-Datékro où il m’avait invité à le rejoindre, je lui ai répondu que mon agenda ne me le permettait pas. Bref, les échanges amicaux que j’ai eus avec Essy Amara ne m’ont pas donné l’impression qu’il voulait se présenter à l’élection présidentielle de 2015. En ce qui concerne Kouadio Konan Bertin, c’est son droit le plus légitime d’être candidat. Kabran Brou Jérôme, c’est un professeur que je connais bien. Ce que je peux dire à son sujet, c’est qu’à chaque élection, il a toujours déposé sa candidature. Ce que je regrette, avec l’annonce de leurs candidatures, ces personnalités n’ont pas respecté les habitudes au Pdci-Rda. Parce que dans le cas d’espèce, un Bureau politique ne s’est pas réuni pour fixer la date d’une convention, en donner le thème, définir les critères de candidature, donner le contenu du dossier de candidature, faire un appel à candidatures, nommer une commission électorale chargée de recueillir les dossiers et les analyser conformément à ses prérogatives.
Pour vous, ces personnalités ne connaissent donc pas les textes du Pdci ?
Ce n’est pas parce qu’elles ne les connaissent pas. Leurs conseillers ne les ont pas bien renseignées. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, le Bureau politique dernier n’a pas parlé de candidature. Nous n’avons parlé que de l’Appel de Daoukro.
Ces personnalités déclarent que ce serait suicidaire pour le Pdci de ne pas présenter de candidat à la présidentielle de 2015. Mieux, Charles Konan Banny a dit, lors d’une rencontre avec des femmes acquises à sa cause, que chez les Akan on ne vend pas l’or, en ce sens que le Pdci est un trésor. Votre commentaire ?
Je ne suis pas Akan. Je suis Bété. Je ne connais donc pas l’histoire des Akan. Ce que je peux dire, par contre, c’est que derrière le suicide, il y a la mort. Cela veut dire que ce sont deux écoles qui s’affrontent. Nous répondons que le Pdci peut soutenir la candidature du Président Ouattara en 2015 et survivre. C’est ma conviction. Le parti est d’ailleurs en train de se reconstruire pour les échéances futures. Pour cela, nous avons rajeuni ses structures. Notre objectif, c’est d’aller à la renaissance du parti. Je suis un être humain et je peux me tromper mais je crois que le Pdci en suivant l’Appel de Daoukro, sera plus fort dans l’avenir. D’ailleurs, nous n’avons pas participé à la présidentielle de 2000, mais nous sommes encore vivants.
Le porte-parole d’un des candidats a indiqué que vous ne représentez que votre seule voix.
Vous voulez parler de Sran Kouassi Franck, le porte-parole de Charles Konan Banny. Ce dernier doit savoir qu’en démocratie, une personne est une voix. Le Président Ouattara sera candidat et il aura une voix. Pareil pour le Bédié. Même lui-même aura une seule voix. Si Banny est candidat, il aura également une voix. Je tiens à dire à Sran Kouassi, vu que j’ai lu que l’article auquel il a fait référence, que Charles Konan Banny ne participe pas aux grands rendez-vous du parti. On a fait le 12e congrès du Pdci à Abidjan, bien que bien portant, il n’est pas venu à cette rencontre. Il n’a également pas pris part au dernier Bureau politique. Quel est donc ce militant qui ne participe pas aux activités du Pdci et veut en être le champion ? J’ai donc dit au journaliste que tout porte à croire que vu le comportement de Banny, le parti ne l’intéresse pas. Voilà la réalité des faits. Je dis aussi à Sran Kouassi que la présidence de la Cdvr est le fruit du travail de la cogestion du pouvoir Rdr-Pdci. C’est grâce au combat que nous avons mené pour faire partir Laurent Gbagbo ( nous étions au Golf)que Charles Konan Banny a été porté à la tête de cette commission et que lui, Sran, a été nommé ensuite.

L’Appel de Daoukro invite aussi à la création d’une plate-forme de parti politique Pdci-Rdr. Cela est-il envisageable ? Mieux, pourquoi les houphouétistes tardent-il à transformer leur alliance en formation politique ?

Nous avons créé la famille houphouétiste pour que la gouvernance de la Côte d’Ivoire réponde à l’esprit du Président Félix Houphouët-Boigny. Notre plate-forme, sur cette base, fait son petit bonhomme de chemin. C’est au fur et à mesure que cette coalition va grandir et produire les résultats qui conduiront les responsables des partis politiques la composant à créer un parti unifié. Mais pour l’heure, je tiens à dire que nous sommes déterminés à développer la Côte d’Ivoire, en suivant l’esprit d’Houphouët- Boigny. C’est ce qui justifie l’Appel de Daoukro.

L’alliance a été recomposée. Qu’est-ce qui a changé concrètement?
Beaucoup de choses ont changé. Nous avons fixé à 102 le nombre des membres du directoire avec un quota pour chaque parti membre. Ensuite, nous avons dégagé un bureau de 35 membres qui pourront se réunir régulièrement. Nous avons aussi mis en place un secrétariat technique de moins de 15 membres pour la rédaction de nos rapports et comptes rendus de réunions. Dans la même veine, nous avons doté le Rhdp d’un règlement intérieur et convenu que la coalition se réunisse deux fois dans le mois, précisément les 2e et 4e jeudis. Nous avons fait notre rentrée politique, le 6 décembre 2014.Notre première réunion du bureau va statuer sur les coordinations locales du Rhdp. Le principe de la coalition commande qu’on ne prenne pas connaissance des documents aux réunions. Avant d’aborder un theme, les documents sont, au préalable, transmis à tous les partis de l’alliance en vue de donner ou prendre position. D’ici à la fin du mois de janvier, tous les partis auront donné leur liste pour le bureau du directoire et nous pourrons tenir la première réunion.

L’Union pour la Côte d’Ivoire (Upci) fait-elle partie intégrante maintenant du Rhdp ?

Effectivement, ce parti est maintenant membre du Rhdp. Ce n’est plus un allié. Notre coalition regroupe donc cinq partis politiques.
Vous avez lancé la restructuration de votre parti. A quel niveau en êtes-vous ?

Nous sommes presque à 90% d’exécution des élections des secrétaires généraux de section. Cette restructuration semble lente parce que le président l’a voulu ainsi. Elle est rigoureuse et encadrée par les textes. Parce que pour faire une élection, il faut que le délégué nous envoie les candidatures. Lesquelles sont constituées à partir des dossiers. Si d’aventure, ceux-ci ne sont pas complets, ils sont renvoyés aux personnes concernées. L’étape des candidatures franchie, il y a celle de la production du listing. Tout ceci pour dire que le choix des militants pour être des secrétaires généraux de section obéit à des critères rigoureux. Nous prenons donc notre temps pour l’installation de structures solides.
Combien de militants revendiquent, aujourd’hui, le Pdci ?
Le Pdci est implanté partout en Côte d’Ivoire. Par pure stratégie, nous ne pouvons dire combien de militants nous comptons, en ce moment, dans la presse.

A quand les élections à l’Ufpdci et à la Jpdci ?
La réalisation de ces deux élections est liée à l’élection des secrétaires généraux de section. Quand un secrétaire général de section est élu, il forme un bureau qui comprend des responsables des jeunes et des femmes. Ce sont donc les responsables de toutes les sections de l’Ufpdci et de la Jpdci qui deviennent des électeurs des responsables locaux et ensuite nationaux de ces structures. Tant que le renouvellement des sections n’est pas fini, nous ne pouvons pas faire les élections. Rassurez-vous, nous sommes très avancés sur la question.

Quelle est votre réaction concernant l’assassinat de journalistes du journal satirique, Charlie Hebdo, en France ?

C’est vraiment triste. Le monde entier a dénoncé ces crimes. Nous soutenons les marches organisées, à cet effet, en France. En tant que responsable politique, j’adhère le message que le Chef de l’Etat a adressé au Président français et à son peuple.

Etienne Aboua
Coll : Kanaté Mamadou.

Fraternité Matin

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