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FEMUA-Edition 9 : La fête bat son plein à Abidjan

Femua

 

Du 19 au 24 avril se tient à Anoumabo, à Abidjan la 9éme édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua). Un rendez-vous pour célébrer la diversité et l’unité culturelle de l’Afrique et du monde

Fin de matinée du 19 avril dans la commune d’Anoumabo. Le soleil cogne. Le mercure pointe à 35°. Les gouttes de sueur perlent les visages. On se serre sous les chapiteaux où les places deviennent chères en attendant le début de la cérémonie d’ouverture de la 9éme édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) qui tarde. Prévue pour 9 heures, c’est finalement avec plus d’une heure de retard que la cérémonie a commencé. La faute à un malentendu entre le parrain du Femua9, l’ancien président Henri Konan Bédié et l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Une source du comité d’organisation explique : ” Le parrain attendait Guillaume Soro pour qu’ils arrivent ensemble ; or entre temps, ce dernier a préféré envoyer un représentant qui est venu directement sans passer chez le président Bédié”.

A 10h 20mn l’ambiance monte d’un cran. L’animateur annonce enfin l’arrivée du parrain. Les chasseurs d’images se bousculent. La star du jour est là, protégée par un service de sécurité très professionnel. L’ancien président de Côte d’Ivoire porte un ensemble saharien jaune clair, des lunettes de soleil et une casquette vissée sur la tête. Telle une vedette du show-biz, il fait le tour, salue la foule qui l’acclame. Manifestement, des partisans sont venus spécialement pour lui ! La sono diffuse “Konan Bédié”, le tube à succès sorti en 1982 du regretté Ernesto Djédjé, spécialement composé en hommage à Henri Konan Bédié, cadre du PDCI/RDA et déjà personnalité politique du pays.

L’animateur peut donner le top de départ de la cérémonie. Le maire de la commune de Marory-Anoumabo, Aby Raoul salue l’œuvre de « quatre garçons dans le vent qui ont hissé Anoumabo sur le toit du monde » et promet le soutien de l’équipe municipale au Femua « tant que nous serons aux affaires ». Il profite soumettre au parrain les doléances de la commune : « Besoin d’assainissement et de bitumage », entre autres. Quant au commissaire général du Femua, A’Salfo, il a rappelé que le Festival n’a d’autre ambition que de célébrer les sonorités d’ici et d’ailleurs et offrir aux populations modestes l’occasion de voir sur scène des artistes de grande renommée. Il a dû s’expliquer sur le choix de Henri Konan Bédié comme parrain de la 9éme édition, une réponse aux réserves émises par des confrères quant à la pertinence de ce choix. « Vous êtes un homme de paix et c’est la raison pour laquelle nous vous avons sollicité pour être le parrain du Femua9 », a-t-il déclaré.

Dans un message lu par son représentant, l’ancien président Henri Konan Bédié apprécie « d’être avec vous ce matin pour le Femua9 » et approuve le thème de l’édition « Jeunesse et développement », car selon lui, « il est important d’associer la jeunesse aux décisions influençant la vie économique, sociopolitique et culturelle de notre pays ». Le parrain a ensuite déclaré l’ouverture officielle du Femua9 au moment où le soleil atteint le zénith, avant de rallier l’école Magic System pour poser, aux côtés du commissaire général du Femua, de la ministre de l’éducation nationale Kandia Camara, de son collègue de la Promotion de la jeunesse, de l’Emploi Jeunes et du service civique, Sidi Touré, de celui de la Culture et de la francophonie, Maurice Bandama, la première pierre pour la construction d’une école de Séguéla.
Le programme du Femua9 s’est poursuivi dans l’après-midi avec les premières rencontres professionnelles autour des nouvelles réalités de la musique africaine à l’Institut Français d’Abidjan, puis d’un concert live à l’Institut français de la Cap-verdienne d’Elida Almeida, une artiste bourrée de talents et dont on entendra parler dans les années à venir.

Hier mercredi, la journée était consacrée aux enfants, le « Femua Kids », occasion pour les 4-12 ans de profiter de la fête avec un programme conçu et exécuté par des professionnels du divertissement. Dans la soirée, le public a pu apprécier la classe internationale de l’artiste Boni Gnahoré de la Côte d’Ivoire, également à l’Institut Français.

Au programme jeudi, les premières journées de Carrefour Jeunesse (Rencontre de la jeunesse avec des chefs d’entreprises et des personnes du monde professionnel) à Marcory – Anoumabo et un concert du Vieux Farka Touré du Mali à l’Institut Français.
Vendredi soir, début des concerts live à Marcory Anoumabo avec la prestation de sept artistes : Boni Gnahoré, V. Farka Touré, Daddy Lumba, Abou Nidal, I. Jahman, Toofan et Yabongo Lova.

Joachim Vokouma, Envoyé spécial

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