05262017Headline:

Fermeture de Comium : Les agents empêchent la sortie du pays de leurs dirigeans A l’aéroport F H B

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Fermeture de Comium : Les agents empêchent en vain la sortie du pays de leurs dirigeans

Dans la salle d’arrivée de l’aéroport, les agents de la société , environ une centaine de manifestant, se faisait entendre par des injures des coups de sifflet ou encore des cris de détresse.

A l’aéroport international d’Abidjan, à 15h30 un vol de la compagnie Emirates vient de s’envoler. Parmi les passagers se trouvent six responsables de l’entreprise de téléphonie Comium. A qui les agents réclamaient leur droit avant la fermeture de l’entreprise, décidée par l’Agence de régulation de télécommunication de Côte d’Ivoire (Artci), pour non-respect du cahier de charge de la licence d’exploitation.

Dans la salle d’arrivée de l’aéroport, les agents de la société ,manifestaient par des injures des coups de sifflet ou encore des cris de détresse pour se faire entendre. Après avoir entonné l’hymne national, visages graves ils attendent que la police fasse sortir Hassan Dahini (directeur général), Aissan Abbas (Directeur administratif et financier), Ali Moussaoui (Directeur commercial), Ali El Houssein (responsable), Hussein Tarouk (chef département vente), Antoine Khoury (directeur achat). Ces personnes citées, selon les travailleurs, veulent sortir du pays en catimini. Informés de leur départ,ils se sont automatiquement déportés à l’aéroport pour empêcher leur départ.

Mais le combat de ses travailleurs sera vain. Car, “leur dirigeants sont partis”, annonce désespéramment, le président de la mutuel de Comium, Koné Bana, qui a pu franchir le hall pour entrer en contact avec les services sécuritaires de l’aéroport. « Les superviseurs de l’aéroport et un détachement de la gendarmerie qui nous a reçu pour nous faire comprendre qu’ils n’ont encore rien reçu comme élément probant  concernant les  procédures que nous avons mené, pour mettre la main sur nos dirigeants spolieurs de nos droits. Et ils nous ont demandé de quitter l’aéroport pour des mesures de sécurité avec le spectre du djihadisme qui plane dans la sous-région», s’est-il indigné.

Suite à la décision de fermeture confirmée le vendredi 2 avril par le ministre Bruno Nabagné Koné, les agents ont saisi leur direction générale pour réclamer leur droit. « On a demandé 36 mois de salaire, mais dans l’immédiat on a exigé 6 mois. Ils ont demandé à ce qu’on mette cela adresser par courrier à la directon, ce qu’on a respecté. Et ce même jour (lundi 4 avril) nous avons adressé des courriers à la Dst, à la police économique, une copie au syndic puisqu’on était en redressement judiciaire et une copie au ministère de l’intérieur avec ampliation au procureur de la République pour que nos autorités ne puissent pas sortir du pays », a expliqué Brou Koyé, agent du personnel.

Selon ce dernier, le jeudi 7 avril  le personnel a souhaité le paiement du salaire du mois d’avril, ce qui a été payé en espèce. Mais hier ils ont eu échos du départ en catimini de leurs autorités.  « Au moment où nous utilisions les voies de recours on apprend encore qu’ils étaient en train de faire leur valise. On vient à l’aéroport pour s’enquérir de  la situation, on se rend compte que ces accusés rentrent, se font enregistrer sans problème. Le commissaire de l’aéroport nous dit qu’il ne peut pas les arrêter tant qu’il n’a pas reçu le courrier et le ok du procureur, malgré qu’on leur a montré une copie du courrier adressé au procureur. On appelle le procureur, il ne décroche pas, au dernière nouvelles il est allé aux funérailles à Bouaké. Joint au téléphone, son adjoint nous fait savoir qu’il ne peut rien faire pour nous tant qu’il n’a pas l’accord de son supérieur hiérarchique».

Kamagaté Issouf

apr-news.fr

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