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Feu Boga Doudou, 13 ans après-La reaction de son petit frère

Boga Doudou

ans cet entretien, Boga Antoine parle de sa famille et de ce que les populations ont ressenti après la tragédie des18 – 19 septembre 2002

Votre frère aîné a été brutalement arraché à votre affection. Que ressentez-vous, 13 ans après ces événements ?

Je suis un chrétien pratiquant, donc je fais confiance en Dieu. Et par sa grâce, je vais bien.

A vous écouter, on a le sentiment que vous vous réservez d’en parler ?

Quelqu’un qui perd son grand frère, c’est tout à fait normal ! C’était l’aîné de la famille. On nous l’a arraché brutalement, donc c’est normal que nous devons avoir des regrets. Si on avait le choix, on n’aurait jamais choisi de le perdre.

Que gardez-vous en souvenir de votre défunt frère ?

Il est difficile pour moi de porter un jugement sur ses actions. Certes, il a été mon grand-frère, je laisse le soin à la nation de l’apprécier. Chacun a vu ce qu’il faisait et ce qu’il était. Dans ma famille, c’était l’aîné, donc notre pilier et il n’est pas là aujourd’hui. Ça été douloureux, mais ainsi va la vie.

Est-ce que l’héritage n’est pas trop lourd pour vous ?

C’est trop lourd à gérer, mais c’est la vie. J’ai n’ai pas les mêmes moyens que lui. Il est irremplaçable, mais on essaie de faire avec. Les populations comprendront que là où Boga Emile pouvait facilement construire une maternité, un château d’eau, Antoine Boga ne peut pas le faire. Je ne peux pas faire la même chose, puisque je n’ai pas de moyens. C’est là qu’il y a des regrets.

Les nouvelles autorités essaient de favoriser un rapprochement avec le peuple Dida. Quelle est votre appréciation ?

Je ne peux pas répondre à des préoccupations politiques

Selon vous, quels sont les problèmes des populations ?

Cela varie et est fonction de tout un chacun ou de chaque famille. Il y a des cas de maladies. Comme je l’ai dit, ça varie. Ce sont généralement des problèmes de famille.

Nous parlons en termes de développement ?

Le président de la mutuelle est bien placé. Moi, je participe quand je peux. Sinon tout est organisé.

Quel est le regard que la société jette sur vous ?

Je ne le sais pas. Je suis un Boga. Je ne peux pas changer de nom. Je suis né Boga je l’assume.

Peut-on savoir le degré de vos rapports avec les populations de votre village ?

Je ne suis pas résident. Mais je viens de temps en temps au village pour rendre très souvent visite aux parents, mais je pense que ça va.

Dans quel état d’esprit les trouvez-vous ?

Cela dépend des circonstances. Aujourd’hui, il y a le maire qui arrive. Parfois, quand ont perd un parent. Je ne viens pas particulièrement pour discuter avec les villageois sur des problèmes spécifiques. Je suis un cadre, donc lorsque je suis là, certains m’exposent leurs problèmes et si je suis en mesure de faire quelque chose, je le fais. C’est tout. Je ne viens pas au village pour des meetings politiques.

Avez-vous un jugement particulier sur les actions du maire de Lakota

Le maire pose des actes de développement, et c’est notre neveu. Je dois le recevoir. C’est vrai que nous n’appartenons pas à la commune de Lakota puisque nous sommes à 10 km. Mais il vient nous apporter le développement. Si nous avons des préoccupations, nous devrons les lui poser. On a dit beaucoup de bien de lui. Mais personnellement, je ne le connais pas. Déjà pour ce qu’il a fait pour la population de Lakota, on peut espérer.

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