07202024Headline:

Filière anacarde/Perspectives agro-climatiques : Des encadreurs et techniciens formés

Le Conseil du coton et de l’anacarde (Cca) à travers le Projet de promotion de compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde (Ppca), en collaboration avec la Sodexam, a organisé, récemment, à la salle de conférence d’un réceptif hôtelier de Bouaké, un atelier de formation sur les perspectives agro-hydro-climatiques. Ce, pour la saison des pluies allant de mai à septembre 2024, dans les zones de production de cette culture à l’intention des encadreurs et des techniciens du monde agricole.

Pour Macaire Kaboré, spécialiste vulgarisation agricole au Ppca, il est évident que de nos jours l’information météo, notamment agro-climatique, dans un contexte de changement climatique, est plus qu’indispensable pour la mise en œuvre des différentes spéculations agricoles.

« Sans informations utiles et indispensables, notre agriculture sera en péril », a-t-il prévenu. Il s’agit donc, a-t-il souligné, à travers cet atelier de formation, pour le Cca de faire en sorte que l’information sur ces données météorologiques soient diffusées aux producteurs par l’entremise de ces encadreurs et techniciens qui sont à leurs côtés sur le terrain.

« Le but est qu’une fois les producteurs ont ces informations, qu’ils puissent prendre les dispositions pour programmer et planifier le début de leurs activités agricoles et prévoir leur récolte », a fait savoir Macaire Kaboré.

Augustin Kodjonini Mian, chef du service agro-météorologie à la direction de la météo de la Sodexam, chargé de la formation, a informé les participants que cette année, la saison pluvieuse a pris du retard. Par conséquent, elle sera courte et prendra fin au mois d’octobre prochain.

Face à cette contrainte climatique, il a conseillé que soit utilisé les variétés agricoles adaptées à ce cycle court. « Plutôt que d’utiliser les variétés agricoles à cycle long, il va falloir que les producteurs utilisent les variétés à cycle court », a-t-il recommandé. Non sans préciser qu’il faut semer à la bonne date pour qu’au moment de la floraison de la plante, cela puisse coïncider avec la période humide.

Pour les producteurs qui ont semé avant que la sécheresse ne survienne, le formateur a recommandé la technique de la conservation de l’humidité du sol. « On prend les débris des cultures pour couvrir les pieds des plants pour limiter l’évaporation de l’eau du sol. Parce que lorsque le soleil émet ses rayons, il y a une évaporation qui fait perdre au sol toute l’eau », a indiqué Augustin Kodjonini Mian.

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