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Forêt classée du Cavally en réserve naturelle : Tchagba Laurent passe la main à son collègue Assahoré Konan

Dans le cadre de la gestion de la forêt classée de Cavally, devenue aujourd’hui réserve naturelle du Cavally, le ministre des Eaux et Forêts M. Tchagba Laurent a transmis le dossier à son collègue de l’Environnement, du développement durable et la transition écologique M. Assahoré Konan Jacques.

La cérémonie de passation de charges s’est déroulée, le mercredi 24 janvier 2024, à Abidjan-Plateau, à l’immeuble Postel 2001. Il s’agit entre autres, de l’arrêté initial de classement de la forêt du Cavally ; le Protocole d’Entente pour la conservation et la réhabilitation de la forêt classée du Cavally et soutien aux populations locales, signées en juin 2023 ; un répertoire des parcelles reboisées dans la forêt classée du Cavally ; un mémo retraçant toutes les activités menées dans la forêt classée.

 

« Le Gouvernement a adopté en mai 2018 la Politique de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts dont la stratégie de mise en œuvre vise à porter la couverture forestière à au moins 20% du territoire national d’ici l’horizon 2030, soit un accroissement de 3 millions d’hectares de forêts », a expliqué le ministre Tchagba Laurent.

Selon le ministre, la forêt classée de Cavally, d’une superficie de 67 541 hectares, était fortement menacée par des infiltrations pour la culture du cacao et l’orpaillage clandestin. En janvier 2018, 42% de son couvert forestier avait déjà été perdu. Cette forêt abrite pourtant des espèces emblématiques menacées d’extinction telles que l’hippopotame pygmée, d’où l’importance de sa protection.

En effet, la première phase du projet d’un coût de 2,5 millions francs suisses soit 1,5 milliards FCFA financé par Nestlé, implémenté par EARTHWORM et la Sodefor en lien avec la Société de Transformation du bois de Cavally (Stbc) a permis d’obtenir en 2022 les principaux résultats qui sont entre autres, le reboisement de 1500 hectares de forêts classée avec l’appui de la communauté rurale ; la régénération de 7 000 hectares de forêts ; la production de plus de 230 000 plants forestiers d’espèces natives en lien avec les groupements de femmes ; la production d’alertes à la déforestation pour orienter les patrouilles des équipes de la Sodefor.

M. Assahoré Konan Jacques a pour sa part affiché sa volonté de la mise en œuvre du projet. « Nous prenons l’engagement ferme de poursuivre le bon travail que vous avez faites pour restaurer ce couvert forestier et faire en sorte pour qu’il soit maintenu dans un état de préservation conforme aux standards internationaux » a-t-il promit.

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