07242017Headline:

FPI/ Le parti de Gbagbo s’offre à nouveau en spectacle pour la Fête de la liberté ../Affi menace…ce qu’il dit..

La fête de la liberté censée rassembler le Front populaire ivoirien (FPI) autour de ses militants et responsables incarcérés risque d’être à nouveau le théâtre d’un affrontement entre les deux tendances qui se livrent une guerre fratricide sans merci.

La hache de guerre semble déterrée au FPI. Pascal Affi N’guessan, président contesté de cette formation politique bande les muscles depuis le lundi 24 avril dernier. Et pour cause, l’autre tendance du parti conduite par Sangaré Aboudrahamane organise la fête de la liberté les vendredi 29 et samedi 30 avril prochains. Ainsi, Affi a alerté les autorités ivoiriennes aux fins d’empêcher la tenue de cette activité. Des courriers sont envoyés au ministre de l’intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, au préfet d’Alépé, au sous-préfet d’Oglhwapo et au chef du village d’Akouré. « Des militants du Front populaire ivoirien se faisant passer pour des responsables vous ont adressé une correspondance vous informant de l’organisation dans le village d’Akouré, sous-préfecture d’Oglhwapo d’une fête de la liberté les 29 et 30 avril 2017…Les organisateurs de la fête de la liberté n’ont aucune qualité pour organiser une fête de la liberté au nom du FPI… », précise le courrier signé Pascal Affi N’guessan. Un avertissement loin de dissuader l’autre tendance du parti.

« L’Etat de Côte d’Ivoire a autre chose à faire que de se mettre au service d’un gamin qui pleurniche dans la cour de la récréation parce qu’il a perdu son bonbon. D’autant qu’il n’y a aucun risque de trouble à l’ordre public. », indique une source proche du camp Sangaré. A en croire notre informateur, Affi N’guessan continue malheureusement de se ridiculiser car sur le plan juridique, il n’est plus autorisé à parler au nom du parti de Gbagbo. « Les décisions du congrès de Mama désignant le Président Gbagbo comme président du parti lui ont été notifiées par voie d’huissier le 3 mai 2015. Il n’a pas attaqué ces conclusions car il sait que la procédure a été respectée selon nos textes. Par ailleurs, la Justice s’est déclarée incompétente pour trancher la question du logo du parti. Mais il continue de croire que l’Etat de Côte d’Ivoire est son gourdin contre le FPI. », a-t-il fait savoir.

A en croire notre interlocuteur, même si ce bicéphalisme n’existait pas au FPI, les militants d’Alépé auraient loisir de célébrer la fête de la liberté avec Sangaré Aboudrahamane, membre fondateur du parti de Laurent Gbagbo.

par Cyrille NAHIN

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