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France : toute la vérité sur la rencontre Macron – Ouattara au Palais de l’Elysée ce vendredi

La rencontre Macron – Alassane Ouattara de ce vendredi, en France, est le sommet de tous les espoirs en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens espèrent le retrait d’Alassane Ouattara de la course à la prochaine présidentielle d’octobre 2020 ou la qu’il laisse rentrer les exilés pour la paix dans la paix.

En mars dernier, Alassane Ouattara avait promis à tous les Ivoiriens , devant le Sénat qu’il ne se présenterait pas à la prochaine élection présidentielle d’octobre 2020. Presque euphorique, Emmanuel Macron s’était senti l’obligation de saluer le geste fort d’un démocrate.

« Je salue la décision historique du Président @AOuattara_PRCI, homme de parole et homme d’État, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle. Ce soir, la Côte d’Ivoire donne l’exemple », postait le patron de l’Élysée. Et donc clairement, le Président français reconnaissait par son message que le départ promis par Alassane Ouattara de la présidence de la Côte d’Ivoire à la fin de son deuxième et dernier mandat était la chose la plus démocratique possible, rapporte le confrère afriquesur7. Mais en août, Alassane Ouattara a finalement décidé de se représenter, après le décès soudain de son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qu’il avait fait investir comme candidat de son parti.

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Depuis, le président français ne s’est pas exprimé sur le revirement de son homologue ivoirien. Mais sa position en faveur d’un changement générationnel en Côte d’Ivoire n’a pas changé, a précisé l’Elysée jeudi.

Relativement à la Rencontre Macron – Ouattara, la décision de l’Élysée déjà arrêtée.
Apparemment, l’affaire serait mal embarquée pour Alassane Ouattara. Avec Macron, ils parleront de « la mise en place du troisième contrat de désendettement développement (C2D), pilier de la coopération économique entre leurs deux pays », selon JA. Cette source annonce aussi des échanges autour de la « crise au Mali » où un coup d’État a renversé Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK le 18 août dernier, rapporte le même confrère. Durant les jours qui ont suivi la chute de l’ex-président malien, Emmanuel Macron et Alassane Ouattara auraient échangé plusieurs fois. On apprend du confrère que les deux hommes ne « partageaient pas la même position. » Macron aurait acté le coup de force là où Ouattara aurait cherché à réinstaller IBK au pouvoir. « Sa volonté d’asphyxie de la junte n’était pas soutenue par Macron », fait savoir le média français spécialisé dans l’actualité du continent.

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Une transition sera-t-elle possible? Même s’il devrait se représenter aux élections du 31 octobre , le Pdci Rda du Président Henri Konan Bédié soutient que Ouattara ne pourra pas gagner. “Non ! Ouattara ne peut pas gagner les élections. Donc, nous on n’a pas peur de Ouattara. En 2010, si Bédié avait choisi Gbagbo, Gbagbo était président. Bédié a choisi Ouattara, Ouattara a été président. C’est nous qui avons battu sa campagne. Ses éléments RDR ne pouvaient rentrer dans certains milieux, dans certaines régions. C’est nous qui sommes rentrés, le PDCI, pour battre campagne. Et aujourd’hui, nous ne sommes pas avec lui, donc il y a des zones où il ne pourra pas faire grand-chose. C’est ça la réalité. Aujourd’hui, il y a rupture, le PDCI s’est retiré, l’UDPCI de Mabri est parti, Gnamien Konan est parti, Soro de UPCI est parti, donc Ouattara ne vaut plus un million d’électeurs mathématiquement. Voici la réalité de la Côte d’Ivoire aujourd’hui”, a déclaré Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI et directeur de campagne d’Henri Konan Bédié jeudi sur RFI. Selon le même Maurice Kakou Guikahué, “il n’est jamais trop tard pour dialoguer. Parce que quels que soient les conflits, ils finissent toujours par le dialogue. Il n’est jamais trop tard”. C’est donc à dire que l’opposition ivoirienne aspire à des élections libres et transparentes. “Non, on ne joue pas l’obstruction, le PDCI est ouvert. Le PDCI sait que le pays a souffert aux dernières élections avec la crise post-électorale, avec de nombreux morts. Donc, le PDCI appelle à des élections inclusives, transparentes, apaisées”, avait-il conclut .

Pour rappel , la semaine dernière, l’ancien chef rebelle et ex-Premier ministre Guillaume Soro, candidat déclaré malgré son exil en France et une condamnation par la justice ivoirienne, a dénoncé dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron le “silence assourdissant” de la France sur la situation en Côte d’Ivoire.

La tension monte dans le pays à l’approche de la présidentielle, dix ans après la crise post-électorale qui avait fait 3.000 morts après le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

La France s’inquiète beaucoup de ces troubles en Côte d’Ivoire, l’un de ses partenaires majeurs en Afrique de l’Ouest, selon une source diplomatique.

Sapel MONE

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