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Frontière Côte d’Ivoire-Guinée: Après la libération des otages ivoiriens, d’autres soldats guinéens se rebellent

La récente prise en otage du chef de village de Dreupieu (Danané) et de ses trois compagnons d’infortune, suivie de leur incarcération en Guinée ne serait pas le fait du hasard.

Selon nos sources, au-delà de réclamer des périmètres de forêt, les soldats guinéens, qui avaient bien ficelé leur affaire, avaient des « idées derrière la tête ». « Les soldats guinéens avaient organisé cette prise d’otage pour nous rançonner », a déclaré le préfet de Danané, Drissa Karim, au cours de sa rencontre, lundi 7 mai 2018, avec les ex-otages. Toujours au dire de l’autorité préfectorale, en 2015, des soldats s’étaient illustrés de cette manière en arrêtant deux travailleurs de la société Thanry qui exploitait un périmètre de forêt entre ces deux pays. « Ils nous ont demandé une forte somme d’argent avant de libérer ces travailleurs », a ajouté le « gouverneur » de Danané, ce département dont le front est ouvert sur deux pays que sont le Libéria et la Guinée.

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Pour corroborer les propos du préfet, le chef de village de Dreupieu, Ban Alain, a déclaré ceci : « A chaque fois, les soldats guinéens nous disaient qu’ils ne pouvaient pas nous libérer si le préfet de Danané ne venait pas les voir ».

« Les soldats Guinéens ont cette habitude de venir prendre des paysans ou venir les racketer », a, pour sa part, complété Gondo Marcel, le chef du canton Oua dont dépend le village de Dreupieu. « S’il y a un problème foncier entre la Côte d’Ivoire et la Guinée, ce sont les hautes autorités qui doivent le régler. Si les autorités guinéennes doivent me rencontrer, qu’ils nous envoient une lettre officielle. Dans ce cas, nous pouvons nous rendre dans cette localité. Sinon, ça ressemblait à un coup. Nous avons décidé d’éviter ce piège », s’est exprimé le préfet pour justifier son absence à l’appel des autorités militaires guinéennes.

Le mardi 24 avril dernier, quatre personnes dont un instituteur avaient été enlevées par des hommes en treillis, se réclamant de l’armée guinéenne. La pression médiatique et administrative ivoirienne a facilité la libération de ces hommes, le vendredi 4 mai 2018.

 

linfodrome.com

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