03242017Headline:

Gabon: Robert Bourgi (Françafrique) prédit le pire pour Ali Bongo

Robert bourgui

Décidément, à en croire l’entourage présidentiel, quand on n’est plus dans les grâces financières du palais du bord de mer on flingue à tout va. Après l’épisode Pierre Péan et plus récemment Nzouba, place à celui de Robert Bourgi.

Le françafricain de l’époque d’Omar Bongo d’origine libanaise a prédit, à l’aune d’une présidentielle d’aout à venir, vendredi sur un média du service public français (France 24, ndlr) un avenir sombre pourAli Bongo et pour le Gabon, selon lui assis sur une “poudrière” prête à exploser.

“Le constat que je fais, c’est que le Gabon est assis sur une poudrière qui menace d’exploser à n’importe quel moment et j’ai peur pour le régime d’Ali Bongo Ondimba” a indiqué sur celui qui affirmait convoyer, à l’époque d’Omar Bongo, des valises d’argents vers les politiciens français.

Ce constat de Bourgi repose sur la qualification d’un système qui, selon lui, frise la dictature. “C’est un régime qui repose sur le tout répressif, sur l’aspect sécuritaire” poursuit celui qui profitera de l’occasion pour affirmer que la présidentielle de 2009, dont il dit avoir pris activement part, ne fut transparente.

Bourgi explique par ailleurs être venu au Gabon en novembre dernier pour se reposer sur la tombe de son ancien “mécène” qui repose à Franceville. Il affirme y avoir rencontréAli Bongo  pour lui demander d’ouvrir un dialogue inclusif demandé par les opposants et la communauté internationale.

A l’en croire, ce dernier lui aurait répondu par la négative arguant, selon Bourgi, la formule suivante: “à offense publique, excuses publiques”, allusion faite à ceux qui orchestrent l’affaire de sa non filiation avec son père Omar et sa non nationalité gabonaise qui l’empêcherait, selon l’article 10 de la constitution, d’être président.

Une campagne Anti-Ali Bongo qui demeure malgré la présentation d’un acte de naissance pourtant émis par l’administration française et qui atteste du contraire. Un faux documents pour certains radicaux.

Contacté, l’entourage du président qui n’a pour l’heure réagi officiellement, évoque un nouveau cas d’ “aigreur”. Ali  Bongo  qui tente de rompre avec les pratiques de l’ère de son père, aurait tout simplement fermé le “robinet Fcfa” à tous ces anciens commis de la françafrique, Robert Bourgi, à les en croire, compris.

Sylvain Moussavou, Libreville

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