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Gbagbo répond à ”l’appel de Mama ”, polémiques à Yamoussoukro

 koudou gbagbo

Gbagbo ne rejette pas ”l’Appel de Mama”

Laurent Gbagbo a été proposé à la tête du Front populaire ivoirien (FPI) par un groupe de cadres de son parti. Cette position, l’ancien président ivoirien ne semble pas la contester fait savoir Notre Voie. « Candidature à la présidence du FPI : Gbagbo dit oui à l’appel de Mama », barre le journal à sa Une. « Le président Gbagbo ne pouvait trouver meilleure tribune que celle que lui a offerte, hier, la Cour pénale internationale (CPI) pour mettre fin aux débats qui font souffir le parti, le Front populaire ivoirien, depuis l’annonce de sa candidature à la tête de cette formation politique au congrès de décembre prochain. Par la bouche de son avocat, Maître Emmanuel Altit, le président Gbagbo a do nné, de façon ferme et sans équivoque, son accord à l’Appel de Mama », écrit le quotidien.

L’Inter abonde dans le même sens en titrant en manchette : « Gbagbo à la tête du Fpi, Me Altit : ”c’est une bonne chose” ». L’avocat de Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit, a estimé que « c’est une bonne chose » que des cadres du Front populaire ivoirien veuillent « se mettre sous les auspices » de l’ex-chef d’Etat incarcéré à La Haye. Altit s’exprimait, mardi, devant la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale où défense et accusation confrontaient leurs arguments sur la « mise en liberté provisoire » de Laurent Gbagbo. Le procureur reproche à des cadres du Fpi de vouloir se mettre sous les auspices du président Laurent Gbagbo, mais pour nous c’est une bonne chose, car cela confirme la légitimité du président Gbagbo, cela montre qu’il est présent dans le débat politique et cela facilitera la réconciliation, a dit Emmanuel Altit en réponse au Procureur Eric Mc Donald », relate le quotidien qui ajoute que, Les propos de l’avocat de Laurent Gbagbo interviennent dans un contexte où l’ex-chef d’Etat, nonobstant sa détention par la Cpi, est proposé par des militants du Fpi pour être le président de ce parti. Dans l’après-midi d’hier, plusieurs pro-Gbagbo se sont saisis de cette sortie d’Emmanuel Altit, voyant une évidente caution du principal intéressé au projet de candidature à la présidence du Fpi.

Pour sa part, Le Mandat choisi de s’intéresser à la suite de la procédure. « CPI : Gbagbo jugé à la fin 2015 », peut- on lire à la Une du journal. « Encore un autre coup dur pour les frontistes. Ils sont maintenant siutés sur la date du procès de leur ancien chef de file. Le procureur de la CPI a proposé hier, le mois de septembre 2015 », informe le quotidien.

Quant à Le Patriote, il revient sur l’une des recommandations de la Chambre de première instance en charge de l’affaire. « La CPI aux avocats de Gbagbo : ”ne m’appelez plus président” », écrit en manchette le journal. « La juridiction internationale a donc demandé hier à ”l’équipe de la défense de Gbagbo de s’abstenir à utiliser le titre président” au cours du procès qui va s’ouvrir prochainement » , commente le quotidien.

Compaoré, le bienvenu

Alassane Ouattara a, pour la seconde fois, rendu visite à son hôte, Blaise Compaoré à Yamoussoukro. Au terme de cette rencontre entre les deux personnalités, le numéro 1 ivoirien a réitéré à l’ancien président du Faso l’hospitalité des autorités ivoiriennes. C’est ce qu’indique Fraternité Matin. « ”Le président Compaoré restera en Côte d’Ivoire aussi longtemps qu’il le voudra” », écrit en titre l’organe gouvernemental qui indique qu’outre ces propos, « le chef de l’Etat a rappelé, à cette occasion, les liens qui unissent la Côte d’Ivoire au Burkina Faso et ceux existant entre l’ancien numéro 1 du pays des Hommes intègres et lui ».

Quant à Soir Info, il revient sur les détails de l’arrivée de M. Compaoré en terre ivoirienne. « En route pour l’exil : comment Compaoré a échappé à un guet-apens », barre à sa Une le journal. « C’est la France de François Hollande qui a déposé Blaise Compaoré à Yamoussoukro. A en croire du moins le site d’informations du confrère Jeune Afrique, ce sont les autorités françaises qui ont sorti, du Burkina Faso, le président déchu pour le conduire tout droit dans la capitale politique ivoirienne. Et cela le jour-même de sa chute c’est-à-dire le vendredi 31 octobre 2014. Tout est allé très vite, au dire du confrère. Dès qu’il a rendu sa démission, Blaise Compaoré s’est ébranlé en direction de la localité de Pô (…) Mais son convoi sera stoppé à 50 km de cette localité, dans la région de Manga et de Nobéré. C’est qu’une foule hostile attendait de pied ferme le président déchu à Pô, où des barricades avaient été érigées. Est-ce pour éviter le pire au désormais ex-président que la France va entrer en scène ? Toujours est-il qu’un hélicoptère dépêché par les autorités françaises y embarque Blaise Compaoré et certains de ses proches. Le reste du cortège est escorté, nuitamment, en direction du Bénin. Quant à Blaise Compaoré, il est héliporté vers Fada N’Gourma, à une centaine de kilomètres dans l’Est du Burkina où il embarque dans un avion venu expressément de la Côte d’Ivoire. Direction : Yamoussoukro, où il atterrit dans l’après-midi », explique le journal.

Quant à la jeunesse du FPI, elle est opposée à la présence du successeur de Thomas Sankara en terre ivoirienne. Dans une déclaration publiée par Notre Voie, Konaté Navigué, leader des jeunes du parti de Laurent Gbagbo a qualifié Blaise Compaoré de ”visiteur indésirable”

linfodrome.com.

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