02042023Headline:

Gbagbo se moque des vandales qui voulaient empêcher sa visite : “ces personnes viennent d’où ?”

Le retour du président Laurent Gbagbo dans la Mé, précisément à Yakassé Mé a tenu toutes ses promesses. Après plus de dix ans d’absence du fait de sa longue détention à la Cour pénale internationale (CPI), le président Laurent Gbagbo retrouve Adzopé ou «Gbagbokoi» (village de Gbagbo, en langue locale Akyé). Ce petit nom aux grands effets positifs a été donné par le peuple Akyé à la ville d’Adzopé, peu avant les élections générales de 2010. Ceci, pour traduire en actes ce lien fort qui existe entre le président Laurent Gbagbo et ses parents Akyé de la région de la Mé depuis 1990. La dernière visite du président Laurent Gbagbo dans le Pays Akyé remonte à 2008. La soif de le revoir se lisait sur tous les visages.

Et ce ne sont pas quelques actes de vandalisme perpétrés sur des affiches, tant à Adzopé qu’a Akoupé annonçant sa visite, qui ont réussi à empêcher l’ex-Président de la République de Côte d’lvoire de venir dans “son village” d’Adzopé. La preuve, des pancartes et autres prospectus ont continué d’inonder la ville et ses environs. Fanfare, pas de danses, cris de joie, ambiance festive étaient au rendez-vous à Yakassé Mé et à Adzopé. À l’entame de son propos à Adzopé ce samedi, l’ancien président ivoirien a tenu à réagir aux actes de vandalisme perpétrés à quelques jours de son arrivée. Il a fallu dix (10) bonnes minutes à Laurent Gbagbo, avec le style que l’on lui connaît pour répondre à ses détracteurs. C’est Laurent Gbagbo qui parle !

« Je suis heureux et ému d’être sur ce stade. Quand je n’étais pas président, je venais ici. Quand j’étais président, je venais ici. Quand je ne suis plus président, je viens ici. Je commence par ces mots pour dire que j’ai été très attristé de voir que quelques personnes voulaient m’empêcher de venir ici. Mais, ces personnes-là, elles viennent d’où ? Elles ne viennent pas de Côte d’Ivoire où quoi ? Ici, c’est le stade d’Adzopé. Et cette ville s’appelle Adzopé. Elle est la capitale administrative de la région de la Mé qui est la région des Akyé, des Gwa et des Agni. C’est ici que nous sommes et moi je m’appelle Gbagbo Laurent. (Cris de joie et Applaudissements) », a-t-il lancé.

Puis de conclure : « Quand j’étais président, et que j’allais à Abengourou, ou à Bondoukou, ou à Bouna, je venais en voiture ici et je prenais mon hélicoptère ici pour pouvoir aller devant. Ou bien ces personnes, heureusement que les autorités administratives avec à leurs têtes le préfet ont permis des discussions qui ont abouti à la rédaction d’un communiqué commun. Je voudrais remercier le député du RHDP avec Boni Béda, qui ont lu ce texte même si les excités ne sont pas complétement apaisés. Aujourd’hui, ils voulaient empêcher les gens d’arriver ici. Mais je ne sais pas, je ne sais pas .. (Cris de joie). Mais vous qui connaissez l’histoire de ce pays, allez leur expliquer que lui là, c’est Gbagbo et c’est chez lui ici. (Applaudissements). D’où vient brusquement que les gens décident que Gbagbo ne doit pas venir ici ? Où étaient-ils quand Gbagbo venait ici ? Où étiez-vous quand je venais ici ? Où étiez-vous quand il venait prendre le déjeuner pour retourner ? Il ne faut pas faire ça ! Ce n’est pas bien. On ne peut pas empêcher un homme politique d’aller dans une région parce qu’on crée le tribalisme. Moi je ne suis pas Akyé mais je suis d’ici. Je ne sais pas si les gens comprennent ça. On n’a pas besoin d’être d’une ethnie pour être d’une région. Non, non et non ! Donc je voudrais dire qu’il ne faut pas créer de tribalisme. Je n’ai jamais interdit à quelqu’un d’aller parler à des endroits. Jamais, je n’ai interdit un homme politique d’aller à Ouragahio, à Gagnoa, à Guibéroua pour tenir un meeting. Jamais ! ».

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