02032023Headline:

Géorgie : l’ex-président Saakachvili très affaibli lors d’une audience

Dirigeant charismatique et pro-occidental, Mikheïl Saakacvhili a dirigé la Géorgie, ex-république soviétique du Caucase, de 2004 à 2013. Il était notamment au pouvoir lors d’une guerre à l’été 2008 avec la Russie qui s’était soldée par une rapide défaite géorgienne.

La santé de Mikheïl Saakachvili s’est fortement dégradée pendant sa détention, notamment sous l’effet de plusieurs grèves de la faim pour protester contre son incarcération. Les autorités l’ont transféré à l’hôpital, où il continue de purger sa peine.

Médecins inquiets

Des médecins basés aux États-Unis, qui ont examiné Mikheïl Saakachvili à la demande de ses avocats, ont affirmé mardi à l’AFP qu’il souffrait de complications dues à ses conditions de détention, et que sa vie était en danger.

L’un de ces médecins, le toxicologue américain David Smith, a même affirmé que des tests avaient révélé «la présence de métaux lourds» dans l’organisme de l’ancien chef de l’État et que les symptômes qu’il présente «sont le résultat d’un empoisonnement».

Ces médecins ont également estimé nécessaire un transfert de l’ex-président dans un hôpital à l’étranger pour y subir des interventions chirurgicales qui ne peuvent pas, selon eux, être effectuées en Géorgie.

Les États-Unis et l’Union européenne ont plusieurs fois exprimé leur préoccupation au sujet de l’état de santé de Mikheïl Saakachvili.

«Prisonnier politique»

En octobre, le Conseil de l’Europe avait appelé à sa libération et dit le considérer comme un «prisonnier politique». L’ONG Amnesty International a qualifié le traitement réservé à Mikheïl Saakachvili de «vengeance politique apparente».

Les autorités géorgiennes ont, elles, assuré que Mikheïl Saakachvili bénéficiait de tous les soins nécessaires, la présidente Salomé Zourabichvili déclarant qu’il revenait à la justice de décider s’il devait être remis en liberté pour raisons de santé.

Lors de son exil, Mikheïl Saakachvili a notamment vécu en Ukraine, pays dont il a obtenu la nationalité et où il a occupé des responsabilités politiques.

Mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé le gouvernement géorgien à faire preuve de «compassion». «Ce qui arrive à Mikheïl aujourd’hui est cruel. Il faut que cela cesse», a-t-il déclaré.

Comments

comments

What Next?

Recent Articles