08202017Headline:

Gnamien Konan Accuse: Les frais d’inscription aux concours de la Fonction publique sont une caisse noire pour le regime

Le Président de l’Union pour la côte d’Ivoire (UPCI), Gnamien Konan s’est prononcé sur la présidentielle de 2020 à laquelle il souhaite voir plusieurs cadres du RDR et du PDCI compétir pour succéder au président Alassane Ouattara.

« Je souhaite qu’en 2020, il y ait au moins trente-trois candidats, comme au Bénin. Si nous gardons la configuration actuelle, nous risquons d’avoir un candidat RDR nordiste. Un candidat PDCI qui viendra du Centre, et certainement un candidat de l’Ouest. Et ce sera triste pour la Côte d’ivoire.

Je voudrais qu’il y ait cinq ou davantage de candidats du Nord, autant au Centre et à l’Ouest. À partir de là, le débat sera moins tribaliste. C’est à partir de ce moment que les Ivoiriens vont commencer à écouter les programmes de société des uns et des autres. Mais tant que nous aurons les blocs actuels, le débat sera tribaliste. C’est pour cela que j’ai peur de cette histoire d’un candidat héritier. Ce n’est pas bon pour le pays », a dénoncé l’ancien ministre du Logement dans une interview accordée au JDA.

Pour Gnamien Konan, il faut laisser la plénitude à tout cadre de quelque parti que ce soit de se présenter à l’élection présidentielle. « Moi, je souhaite qu’au RDR ou au Nord, Guillaume Soro, Hamed Bakayoko, Sangafowa et Amadou Gon soient candidats. Qu’au PDCI, ou au Centre, Ahoussou Jeannot, Niamien N’Goran, Allah Kouadio Remi et Gnamien Konan soient aussi candidats. C’est à ce moment là que les Ivoiriens s’interrogeront sur nos programmes. J’espère que ce sera le cas », espère-t-il.

Revenant sur la question des frais d’inscription aux concours de la Fonctio publique, celui qui a été le premier ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration du régime Ouattara dénonce une grosse arnaque. « C’est immoral de faire payer 100 000 personnes pour moins de 300 places. Car notre masse salariale engloutissant près de 50% de nos ressources propres, ce n’est plus possible de recruter davantage. C’est pour toutes ces raisons que nous voulons une gratuité absolue des concours de la fonction publique. Mais ils aiment trop les caisses noires… », s’attriste-t-il. Faisant savoir que tous les concours organisés sous son ministère ”l’ont été sans frais supportés par les candidats, c’est à dire gratuits.

Gnamien Konan rétorque que la première raison est que la gratuité du service public doit être la règle. « Payer le service public doit être une exception. Et dans ce cas, il faut l’expliquer à la population, c’est-à-dire aux contribuables qui payent déjà l’impôt. La deuxième c’est que techniquement, c’est possible et plus efficace. Dans toutes les grandes écoles du monde, il y a une sélection sur dossier. On retient les meilleurs par rapport à leur dossier. Un logiciel peut bien faire cette sélection. Pas besoin de faire payer les candidats pour des charges relativement insignifiantes. Nous, nous avions décidé de retenir le double des postes disponibles par ordre de mérite pour le concours. Ce sont ceux-là qui devaient payer des frais. Mais une sélection rigoureuse par rapport au poste de travail peut être éventuellement complétée par un QCM assisté par ordinateur. Donc gratuit. La troisième raison est morale », insiste le Président de l’UPCI.

David YALA

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