10212017Headline:

Gnamien Konan: Trop de racket au niveau des concours, cela doit prendre fin, les détails….

Il avait déjà donné le ton sur les réseaux sociaux. L’ex-ministre du logement qualifiait « d’arnaque, pire que l’agrobusiness, de prendre 30000 francs à un jeune tout en sachant qu’il n’y aura même pas 1% d’admis ». Ses propos, sur la toile avaient été repris par plusieurs quotidiens dans leurs parutions du mercredi 8 mars 2017. Dans un communiqué émanant de son service de communication dont nous avons reçu copie, le mercredi 8 mars 2017, Gnamien Konan va encore plus loin. Il estime que le racket institutionnalisé aux concours doit prendre fin. Ce, après plus de deux mois de sa sortie du gouvernement.

« Mettre fin au racket institutionnalisé aux concours administratifs, aux inscriptions et aux orientations dans les écoles et dans les universités. Les arrêtés d’ouverture des concours (école nationale d’administration ENA : Ndlr) exigent de chaque candidat à la présélection le paiement en ligne de la somme de 26500 francs répartis en frais de concours, 10000 francs et en frais annexes, 16500 francs. Il faut ajouter à cela 4000 francs pour la prise de vue et 15000 francs par concours supplémentaire pour les candidats qui ont décidé de s’inscrire pour plus d’un concours. Les arrêtés prescrivent qu’à l’issue de la présélection, seront retenus 1000 candidats au plus, par cycle, autorisés à participer à la deuxième étape des épreuves d’admissibilité. Les présélectionnés devront, auparavant, produire un dossier de candidature et suivre des cours de préparation obligatoire à l’ENA, pour un coût de 30000 francs », explique le communiqué. Une attitude que dénonce le président de l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI).

Il juge ces frais excessifs et injustifiés. Et s’interroge, en effet, sur les motivations de l’instauration des frais au stade de la présélection et l’opportunité de cours préparatoires obligatoires payants. « Au-delà du cas de l’ENA, nous condamnons tous les prélèvements injustifiés, qui s’apparentent à du racket institutionnalisé, pratiqués par nombre d’administrations à la faveur des concours administratifs, des inscriptions et des orientations dans les écoles et dans les universités. Illustration:

il a été imposé aux 90000 nouveaux bacheliers, cette année, le paiement de 15200 francs pour être orienté. Résultat, des milliers de bacheliers ne se sont pas présentés sur la plateforme d’orientation parce que n’ayant pas réuni la somme requise pour y accéder », a déploré Gnamien Konan pour qui, un an avant, sous sa conduite, les orientations des nouveaux bacheliers dans les universités et grandes écoles ont été effectuées gratuitement. L’ex-ministre du logement estime que l’usage des TIC ne doit pas être un prétexte pour l’Administration d’imposer des payements de sommes indues aux populations.

« Il appartient au gouvernement de mettre fin à toutes ces formes de racket déguisé en payements en ligne et aux perceptions de recettes de service illégales en général, pour consacrer la transparence et la gratuité du service public grâce aux TIC. C’est possible. Des exemples tirés de notre pratique à la Douane, à la Fonction Publique et à l’Enseignement Supérieur l’attestent. Quelques caisses noires s’en trouveront affectées, mais personne n’en mourra et ce sera un grand soulagement pour nos concitoyens », a-t-il conseillé.

Hilaire G.

 

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