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Grand-Bassam/ Des blessés racontent leur calvaire vécu pendant le massacre des Djihadistes/Emouvant

malade hopital

Le lundi 14 mars 2016, lors de la visite de la Première dame, Dominique Ouattara, aux blessés graves de l’attaque terroriste de Grand-Bassam, la veille, nous les avons interrogés, au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville et de Cocody, à la Polyclinique internationale de l’indénié et à la Polyclinique internationale Sainte Anne Marie (Pisam).

Ils ont raconté comment ils ont vécu le temps du massacre et comment ils sont arrivés à s’échapper de la gueule du loup. «J’étais à la plage avec trois de mes enfants, sans compter mon fils de 1 an 6 mois, Dramo Arouna. Vers midi et demi, j’ai entendu des coups de feu. Nous avons fui. Mes trois enfants ont disparu. Le plus petit a reçu une balle dans l’épaule et moi, une dans la main gauche», nous confie Mme Dramo. Quant à Fouaty Bénédicte, elle était au bord de la mer avec son fiancé quand ils ont reçu des balles. «Moi, je sais que j’ai reçu une balle à l’épaule. Mais je suis sans nouvelle de mon fiancé», laisse-t-elle échapper en coulant de chaudes larmes, avant de poursuivre en maugréant:”Je n’ai pas du tout dormi depuis hier que je suis ici. Quand je ferme les yeux, ce que nous avons vécu me revient». A côté d’elle, une autre ne peut retenir ses larmes, elle qui ne sait pas ce qui lui arrive. Selon Lenhardt, dans son hôtel, il s’est réfugié dans les toilettes dès qu’il a entendu les crépitements d’arme à feu. «Je me suis caché dans les toilettes, mais j’ai reçu une balle qui a traversé mon dos pour se loger dans ma jambe», fait-il savoir. Nikiéma Issa, quant à lui , est photographe. Il a reçu une balle dans son genou. «Je prenais des photos sur la plage quand des hommes armés ont commencé à tirer. Je me suis couché. J’ai fait le mort. Malgré cela, j’ai reçu une balle», note-t-il. Kodjo Ange relève qu’ils étaient sept. «On se reposait un peu avant de jouer quand un homme armé est venu vers nous. On croyait que c’était un agent des forces de l’ordre jusqu’à ce qu’il crie ”Allah Akbar”. C’était alors la débandade. Il a tiré sur tout ce qui bougeait. Je suis sans nouvelle des autres», relate-t-il. Et T. Abdoulaye de révéler qu’il était avec son frère à la plage quand il a entendu des coups de feu. «On croyait que c’était des pétards. Mais quand on a vu des gens tomber, on s’est couché. Le djihadiste a tiré sur tous ceux qu’il voyait. On a tout de même réussi à nous enfuir non sans être blessé par balle», souligne-t-il. Mortada Mortada, lui, était à la plage avec ses deux enfants. Le garçon, âgé de 7 ans, s’est vu arracher trois doigts du bras droit et sa fille de quatre ans, a reçu une balle dans le bras. Lui-même, a eu une balle au poignet. Il a subi une intervention chirurgicale, ce lundi. Rappelons que l’attaque a fait officiellement 21 morts et de nombreux blessés.

Dominique FADEGNON

 linfodrome.com

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