05252022Headline:

Guerre en Ukraine : La chronique de Fernand Dédeh

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Au 7 ème jour de la guerre en Ukraine, force est de constater que l’armée russe n’a pas encore gagné la guerre, malgré la puissance du feu. L’armée ukrainienne n’a pas encore perdu la bataille. Ce n’est pas cependant un match de football en cours, à commenter. La vie des hommes et des femmes est en jeu, des destructions massives, des populations angoissées et la paix dans le monde menacée.
Une guerre, on sait quand ça commence. On ne sait jamais quand elle prend fin. Et même quand elle prend fin, elle laisse toujours des traces, des destructions, des meurtrissure, des déchirures difficiles. Personne ne gagne vraiment une guerre. Chacun y perd une part de son humanité.
Les puissants de ce monde ont transformé la planete en brasier. Par le mensonge. Pour vendre leurs armes. Tester leurs nouvelles découvertes et créations. Ils entraînent dans leurs sillages, les pays alliés ou contraints de les subir.
La Russie de Vladimir Poutine a déclenché une offensive en Ukraine, un pays de son pré-carré, soupçonné d’envie d’indépendance et d’autonomie. Les USA et ses alliés occidentaux ne le voient pas d’un mauvais œil d’autant que cela leur permet d’une part de s’installer de plus près, aux frontières d’une puissance nucléaire et surtout contrôler les richesses d’une partie du monde dont le sous-sol est pour le moins généreux. Sous le couvert de la Démocratie et des Droits de l’Homme, c’est en réalité, une guerre d’intérêt et à distance que l’Occident livre à la Russie et à son allié, la Chine. La réaction brutale et inattendue, le jeu d’échec de Vladimir Poutine change la donne. Et oblige les Occidentaux à enclencher une batterie de mesures économiques contre l’ennemie russe pour se donner bonne conscience.
Maintenant, on fait quoi? Là est la question. Il faut arrêter cette guerre destructrice et menaçante pour la paix mondiale. Je salue les petits pas du dialogue entre les belligérants à la frontière biolorusse. Ce n’est pas facile évidement. Mais tout le monde le sait, tout finira autour d’une table. Après le temps des muscles et des canons.
Et l’Afrique dans tout ça? Pris individuellement, chaque pays africain a son attelage et son suivisme habituel. l’Union africaine? Peut-elle vraiment se mouiller? Et pourtant de sa position, elle pouvait afficher sa neutralité et son volontarisme. Surtout, prendre des initiatives fortes pour la Diplomatie.
Un internaute a demandé ma position par rapport à la décision de la FIFA d’exclure la Russie de la coupe du monde. Pour moi, la décision est malheureuse. Le football doit demeurer au dessus des positions partisanes. Et continuer de rassembler les jeunes du monde. La FIFA s’est alignée sur les positions du camp occidental. Elle a pris une position politique. Elle ne l’a pas fait en son temps, quand les USA bombardaient l’Irak ou l’Afghanistan. Ou quand la France bombardait la Lybie ou la Côte d’Ivoire. Ou quand les mêmes Occidentaux bombardaient la Syrie. Ou quand l’Arabie Saoudite pilonne le Yémen…

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