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Guillaume Soro : ”La politique c’est l’art de la trahison”

''La politique c'est l'art de la trahison''

Le président de l’Assemblée Nationale, séjournant à Bouaké (plus de 300 Km au nord d’Abidjan) a donné les raisons de la prise des armes en 2002. C’est la préfecture de la capitale de la paix qui a accueilli la rencontre entre les populations et l’ex patron des Forces Nouvelles (FN).
Guillaume Soro semble très amer contre d’anciens compagnons de lutte qui le taxent d’ingrat. En tout cas son discours laisse transparaitre des fibres de dégoûts. Le premier responsable des députés ivoiriens s’est interrogé sur le comportement de ces gens qui rappelle vraiment le nègre. « (.) Je sais tout cela. Ils disent oui, vous l’avez soutenu (Guillaume Soro), vous avez souffert pour lui, au finish qu’êtes-vous devenus ? Vous êtes devenus vous-mêmes ». Guillaume Soro explique les raisons de la prise des armes. « De quoi était-il question quand nous sommes arrivés en 2002 ? Est-ce que c’est pour que les uns et les autres soient tous présidents de la République ? Nous nous battions pourquoi ? Nous nous battions parce que nous nous disions qu’on veut nous exclure de la communauté nationale. Que nous sommes marginalisés, que nous sommes stigmatisés, que nous sommes atteints dans notre intégrité, que l’on ne nous reconnait pas bien souvent comme citoyen ivoirien. Que nos cartes d’identités, bien qu’elles aient été émises par des autorités et cadres de ce pays étaient déchirées. Nous étions humiliés, insultés, injuriés » explique Guillaume aux nombreuses populations qui ont effectué le déplacement de la préfecture. Soutenant que « c’est pourquoi vous vous êtes engagés, pas parce que la tête de Guillaume Soro était jolie. Aujourd’hui, je vois certains chefs porter avec fierté le boubou traditionnel sans problème et sans qu’un policier ne vous demande pourquoi vous avez porté votre boubou ? C’est votre victoire » a-t-il ajouté.
”La politique c’est l’art de la trahison” selon Guillaume
A croire le président de l’hémicycle ivoirien qui donne son point de vue de la politique, c’est un milieu assez ingrat. « En politique, la denrée la plus rare, c’est la loyauté et la fidélité. Ça c’est rare. Les gens viennent vers toi, parce qu’ils voient en toi un escalier pour arriver à leur fin. D’autres voient en toi, une banque ou le moyen d’avoir un poste. Très peu sont serviables. Je ne parle pas d’autre secteur, mais en politique, il en existe peu d’hommes loyaux et fidèles (.) La politique, ce n’est pas facile. La politique, c’est l’art de la trahison. Les gens te feront croire que tu es le plus beau, le plus intelligent. Que tu es aimé de tous. Une fois fini, ils vont dire les mêmes choses de l’autre côté, tout en se rassurant qu’ils ne sont pas vus par celui à qui ils viennent de faire des éloges. Tout en racontant des mensonges à ton égard. Voilà ce qu’est l’art de la politique » juge Guillaume Soro, la politique politicienne. Estimant pour sa part que la politique doit être emprunte de fidélité et de loyauté. « De part notre éducation, lorsqu’on est dans la politique, je crois qu’il y a un minimum de valeur. Et pour moi, la politique, c’est la loyauté, c’est la fidélité. Quand tu décides de prendre quelqu’un pour leader et de faire de lui ton chef, tu as fais pari avec toi-même » conseille l’ex chef de file de la rébellion accusé de part et d’autre d’avoir laissé pour compte les populations des ex zones assiégées.

Bosco de Paré

lebanco.net

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