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Harcèlements au sein de l’Armée Nationale : l’Etat-major hausse le ton et annonce des sanctions

Le suicide d’une militaire à Bangui, fait réagir l’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Dans une décision du 30 mai 2024, le Chef d’Etat-major des FACA, Zéphirin Mamadou, annonce sa couleur et rappelle, que « la violence au travail et le harcèlement moral ou sexuel dans l’armée Centrafricaine, sont des fautes sanctionnées par le règlement de discipline générale » dans le pays.
Les éléments constitutifs du harcèlement moral ou physique sont, selon Zépherin Mamadou, « la conduite abusive et répétée de toute origine, interne ou externe à l’institution militaire ». Ceux-ci, explique Zéphirin Mamadou, se manifestent par « des comportements, des paroles, des intimidations, des actes, des gestes et des écrits unilatéraux ». Ces actes généralement, ont pour but « de porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychique d’un personnel militaire », a expliqué le Chef d’Etat-major des FACA.

L’Etat-major des FACA lance ce rappel à l’ordre, pour des raisons de cohésion au sein de l’armée nationale. Car selon Zéphirin Mamadou, ces actes mettent en péril l’emploi d’un militaire et, peut créer « un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant » au sein de l’armée.

Cette décision du 30 mai 2024, permet à l’Etat-major des FACA de passer un message de prévention et de fermeté. Ce message consiste à informer, les auteurs du harcèlement sexuel ou moral au travail, et toute autre forme de comportement verbal ou non verbal, que ces actes affectent sérieusement « la dignité de femmes et d’hommes sur les lieux de travail », a lancé Zéphirin Mamadou.

L’Etat-major des FACA dans cette décision, explique que tout militaire qui se rend coupable en rapport, « à cette règle établie dans le cadre de discipline générale dans les Forces Armées Centrafricaines peu importe son grade, ses fonctions et rôle est sanctionné sévèrement » selon la loi prévue dans le cadre des délits en Centrafrique.

L’Etat-major des FACA encourage aussi, « un membre du personnel militaire qui s’estime victime d’actes de violences ou du harcèlement moral ou sexuel sur son lieu de travail », de rendre compte par écrit au Chef d’Etat-major. Cet écrit de la victime, va permettre à l’Etat-major des FACA, de l’exploiter et de « prononcer des sanctions exemplaires », a indiqué la décision du 30 mai 2024.

En rappel, le 27 mai 2024, le corps d’une militaire de 29 ans a été retrouvé au camp militaire Kassaï à Bangui. Selon les premières informations fournies par sa famille et les proches, la mort résulte d’un suicide et elle, aurait subi des harcèlements de la part de sa hiérarchie. L’ouverture d’une enquête est annoncée afin de faire la lumière sur cette disparition tragique.

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