10202019Headline:

Heurts observés à la préfecture de police d’Abidjan hier jeudi : qui est derrière tout ça?

Le Communiqué de presse est  tombé hier jeudi 19 septembre 2019 aux alentours de 20h , plusieurs heures après le raid des Forces spéciales sur la préfecture de police d’Abidjan. Ci-dessous le communiqué de presse de l’Etat-Major Général de l’armée.

« Dans la matinée du 19 septembre 2019, des heurts ont été observés à la préfecture de police d’Abidjan. Ils font suite à l’interpellation d’un soldat en civil au cours d’une opération de rafle générale. Un détachement a été dépêché pour certifier son identité. L’arrivée à la préfecture de police de ce détachement a suscité un malentendu qui a entraîné des échauffourées. Les autorités policières et militaires alertées, se sont immédiatement rendues sur les lieux et le calme est vite revenu. Une enquête est en cours pour situer les responsabilités », indique le communiqué conjoint. Celui-ci est signé pour la police ivoirienne, par le commissaire divisionnaire-major Adama Ouattara, directeur général adjoint, chargé de la police scientifique et pour les Force armées de Côte d’Ivoire, par le Général de brigade N’Dri Julien Kouamé, chef d’Etat-major général des armées adjoint.

Ministère de la Sécurité
et de la Protection Civile

Direction Générale de la
Police Nationale

N°015 MSPC/DGPN/CAB

Objet : A/S Communiqué de presse

Dans la matinée du 19 septembre 2019, des heurts ont été observés à la Préfecture de Police d’Abidjan. Ils font suite à l’interpellation d’un soldat en civil ai cours d’une opération de rafle générale.

Un détachement a été dépêché pour certifier son identité. L’arrivée à la Préfecture de Police de ce détachement a suscité un malentendu, qui a entrainé des échauffourées.

Les autorités policières et militaires alertées, se sont immédiatement rendues sur les lieux et le calme est vite revenu.

Une enquête est en cours pour situer les responsabilités.

Pour la Police Nationale
Adama OUATTARA
Commissaire Divisionnaire Major
Directeur Général Adjoint, Chargé
de la Police Scientifique

Pour les Armées
Général de Brigade KOUAME N’dri Julien
Chef d’Etat-Major Général des Armées Adjoint

Pour vérifier une identité, est-on obligé d’envoyer une dizaine d’éléments ? Pourquoi ceux-ci sont partis accomplir la mission, armés jusqu’aux dents ? Était-ce vraiment pour vérifier une identité ou pour procéder à une libération ? Bref. L’enquête annoncée situera les responsabilités. En attendant, c’est l’une des méthodes de la police ivoirienne, décriées par des leaders d’opinion qui éclate au grand jour, à savoir les rafles sauvages et indiscriminées.

« Depuis les rafles du Val d’Hiv en France, aucune police crédible ne privilégie les rafles comme méthode de lutte contre le banditisme. On arrête une personne pour un motif bien précis, on n’arrête pas en masse des individus marchant, sous le seul prétexte qu’ils marchent, juste pour enfler des chiffres d’opérations Épervier . Nous avons toujours dit que ces opérations spectaculaires pose un problème d’atteinte à la dignité des gens », commente un journaliste.

Avec afriksoir

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