12142017Headline:

Honorat de Yedagne (ex Dg de Fratmat): “Je ne regarde plus la RTI…

Honarat de yedane

Honorat De Yedagne (Ancien Dg de Fratmat) – « Alassane Ouattara et moi… »
Revoilà Honorat de Yedagne. L’ancien directeur général du quotidien gouvernemental Fraternité Matin apparait très peu en public depuis qu’il a quitté la direction du journal. Ce mercredi 4 mai 2016, il est apparu à la maison de la presse d’Abidjan où il a donné une conférence sur la presse en Côte d’Ivoire. L’homme se considère comme étant en « exil de l’intérieur ». Ce sont ses propres termes pour dire qu’il s’est mis en retrait de la vie politique, s’interdisant d’intervenir sur tel ou tel sujet, ne regardant même plus la Rti (la télévision nationale).
Pourtant à la fin de sa conférence, il a éclairé ses relations avec le tenant actuel du palais présidentiel, Alassane Ouattara. Honorat De Yedagne raconte qu’il a été le premier journaliste ivoirien et pour le compte de « Ivoir Soir », à avoir accordé une interview à Alassane Ouattara alors qu’il était gouverneur de la Bceao à Dakar. Après l’interview, poursuit-il, M. Ouattara lui a demandé la date de parution de l’article. Il a répondu dans trois semaines. Ouattara aurait par la suite confié que le timing choisi est bon. Et c’est, quelques semaines seulement après la publication de cette interview que le gouverneur de la Bceao a été nommé président du comité interministériel par Houphouët en 1990. Depuis cette interview jusqu’à ce jour, soutient M. De Yedagne, il n’a eu aucun tête-à-tête avec l’actuel président ivoirien. Pourtant, confie-t-il encore, Alassane Ouattara l’apprécie au point où son épouse a cherché à le connaître. C’est Dominique Ouattara qui lui faisait cette révélation à New York où lors d’une rencontre, Guy André Kieffer (journaliste franco-canadien disparu en 2004, à Abidjan) l’a présenté à l’épouse d’Alassane Ouattara comme le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci).

Pour Honorat, ce qui importe pour le journaliste, ce n’est pas tant d’être aimé par le dirigeant ou bien d’avoir des affinités ou des rencontres régulières avec lui. L’essentiel, selon lui, c’est de poser les problèmes de la société et surtout de la presse. Sinon, pense-t-il, avec la tendance actuelle, les journaux papiers vont mourir « si nous connaissons une longue période de paix (les journaux se nourrissant souvent d’informations de crise) ». Et ce, ajoute-t-il, au profit des nouveaux médias que sont les réseaux sociaux. « Il faut, par an, un fonds de 5 milliards de FCFA au moins, pour sauver la presse », propose-t-il.
SD

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