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Identification des ressortissants hors Cedeao: La carte de résident biométrique lancée aux II Plateaux-Vallons

L’Office national d’identification a procédé au lancement officiel de la  carte de résident biométrique, jeudi, dans son centre d’enrôlement, sis aux II Plateaux-Vallons, derrière le commissariat du 12e arrondissement.

Améliorer la gouvernance sécuritaire et administrative, gérer avec efficience les phénomènes migratoires. Voici quelques raisons qui justifient la réactivation de la carte de résident biométrique pour les ressortissants hors Cedeao. Selon le directeur général de l’Office national d’identification, Konaté Diakalidia, la délivrance de ce titre d’identité obéit à la volonté du gouvernement ivoirien de garantir la traçabilité des individus séjournant sur l’ensemble du territoire national.

Présent à cette cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vincent Toh Bi Irié, représentant le ministre Diakité Sidiki a souligné que la Côte d’Ivoire a maintenu sa culture d’hospitalité, malgré les différentes crises qu’elle a connues. C’est pourquoi,  a-t-il poursuivi, « le gouvernement entend, à travers la réactivation de la carte de résident biométrique, faciliter  les formalités administratives aux ressortissants hors Cedeao.

S’appuyant sur les chiffres du recensement général de la population  et de l’habitat de 2014, le directeur général de l’Oni a révélé que la Côte d’Ivoire compte un peu plus de 5 millions de non nationaux: 4 millions de ressortissants Cedeao et 1 098 000 ressortissants hors Cedeao.

Ces derniers, concernés par la carte de résident biométrique, ont la possibilité, depuis le 9 octobre, d’en faire la demande. Les prises de rendez-vous pour l’enrôlement se font soit par appel téléphonique, soit par le site internet de l’Oni, www.oni.ci, dont le lancement de la nouvelle arborescence a eu lieu le même jour, avec l’appui d’un partenaire technique, VSF Global, qui gère l’interface client de l’Office à travers la prise de rendez-vous pour l’enrôlement et le retrait des cartes.

En Côte d’Ivoire, la fixation des coûts des titres de séjour est adossée à deux décrets. Il s’agit du décret N° 2002-121 du 27 février 2002 fixant la taxe relative à la délivrance des titres de séjour et du décret 2002-333 du 13 juin 2002 fixant la taxe relative à la délivrance du titre de séjour des Français en Côte d’Ivoire.

Le 1er fixe le montant de la délivrance du titre de séjour pour les ressortissants des pays situés hors de la Cedeao à trois cent mille Fcfa.  Le 2e décret stipule qu’en application du principe de réciprocité en matière de délivrance  des cartes de résidents aux ressortissants ivoiriens et français, le montant des taxes pour le titre de séjour est fixé à cent cinquante mille (150 000)  francs Cfa pour les ressortissants français. Toutefois, précise le décret, les droits à payer par les religieux ou coopérants ressortissants  français résidant en Côte d’Ivoire sont fixés à trente-cinq mille (35 000) francs Cfa.

Par ailleurs, la décision N°2005-05/ PR du 15 juillet 2005 relative à l’identification des personnes et au séjour des étrangers en Côte d’Ivoire, en son article 10, dit ce qui suit : « Lorsqu’il est requis des Ivoiriens  à l’étranger des taxes supérieures à celles pratiquées en Côte d’Ivoire, la fixation des taxes prévues dans la présente décision doit tenir compte du principe de la réciprocité.  Il pourra être consenti par décret pris en Conseil des ministres, sur leur demande, un abattement sur la taxe en faveur de certaines catégories d’étrangers en service dans les organisations internationales humanitaires ou religieuses ».

La carte de résident, qui a une validité de cinq ans, sera donc soumise à ces dispositions prévues par les textes en vigueur.

GERMAINE BONI

.fratmat.info

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