01202017Headline:

Indépendance de la Côte d’Ivoire; Voici le message , projets et les plans d’Essy pour les ivoiriens

essy amara

Prenant prétexte du 7 août 2015 date anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Amara Essy, candidat déclaré à la présidentielle d’octobre prochain a adressé une longue missive à ses compatriotes. L’homme politique a expliqué son projet pour le pays qu’il aspire diriger et profité de l’occasion pour fait le procès en règle de la gouvernance Ouattara. Morceaux choisis de la déclaration…

POURQUOI IL EST CANDIDAT…
 
« Mes chers compatriotes, il n’y a pas de fatalité. Les seules batailles perdues d’avance sont celles qu’on refuse de livrer. Je suis candidat sur un projet qui vise à relever les défis économiques, sociaux et sécuritaires auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée. Un projet de nouvelle espérance sociale et démocratique. Élu président de la République, j’emploierai ma solide expérience internationale au service de notre pays. J’ai d’ores et déjà indiqué que je mènerais une politique de rassemblement, d’union, de réconciliation pour inverser la tendance actuelle à la division. »
LA PAUVRETÉ GAGNE DU TERRAIN SOUS OUATTARA…
« Mes chers compatriotes, la réalité, la dure réalité, impose de reconnaître que la ménagère voit son panier se vider avec le renchérissement accéléré du coût de la vie et l’augmentation régulière du prix des denrées de première nécessité. L’appauvrissement de nos concitoyens n’est pas une vue de l’esprit. L’indice de pauvreté était à 51 % à l’investiture du président sortant. Il n’a pas atteint plus de 2 % de réduction, ce qui est notoirement insignifiant. La moitié de nos compatriotes vit toujours sous le seuil de pauvreté. Le lait, le sucre, l’huile et le riz sont en constante augmentation sous cette mandature, avec des prix qui passent du simple au double. Nous comptons entre 700 000 et 1 million de déguerpis sans possibilité de relocalisation, ce qui augmente les poches de pauvreté singulièrement à Abidjan et dans ses alentours et peut créer de l’insécurité humaine. En zone rurale, les plantations de notre ancienne boucle du cacao sont remplacées par l’hévéa dont le cours avait atteint 1000 FCFA le kilo et oscille aujourd’hui entre 200 et 300 FCFA le kilo. Ces cultures de substitution, sévèrement taxées, accentuent l’appauvrissement à la base. Or nous pouvons raisonnablement travailler à une stabilisation des prix qui permette à tous les paysans de bénéficier d’une juste rétribution. Comment, dans ces conditions, construire des voies à péage en pleine agglomération sans accentuer de fait l’exclusion spatiale des plus fragiles ? »
LE RÉGIME DOIT CESSER DE VENDRE DES ILLUSIONS AUX IVOIRIENS…
 
« Nous ne pouvons pas plus longtemps vendre aux Ivoiriens des illusions que seuls les plus naïfs continuent à prendre au sérieux. Le président sortant dit que notre pays est désormais plus riche, en se fondant sur des chiffres qui ne résistent pas toujours à la réalité et dont la fiabilité est souvent sujette à caution. S’il est vrai que la croissance économique a connu une embellie lors des cinq dernières années, le maigre arbre de la croissance ne suffit pas à masquer l’immense forêt des contre-performances en matière de gouvernance économique. La vérité est que les indicateurs sociaux restent très faibles. Le niveau de pauvreté n’a pas évolué depuis 2010 dans le sens d’une amélioration. Il suffirait de quelques chiffres pour dissiper le doute. Si l’on se fie à la dernière publication de l’indice du développement humain du Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD), notre pays occupe le 171e rang sur 187. »
METTRE FIN A LA VIOLENCE PAR UNE TRANSITION DÉMOCRATIQUE
« Peuple de Côte d’Ivoire, notre pays ne peut pas continuer à être gouverné le couteau entre les dents. Il nous faut travailler à le rendre de nouveau gouvernable en changeant radicalement de cap. L’élection présidentielle qui vient va nous fournir l’occasion de ce changement, l’occasion de tourner la page, l’occasion de refuser la violence et les menaces qui entretiennent un climat d’angoisse et de terreur, l’occasion d’une transition démocratique. Le passage d’un état à un autre s’appelle une transition. Il n’y a pas beaucoup d’autres façons de le dire sans faux tabous…»
ÉCHEC DE LA RÉCONCILIATION…OUATTARA COUPABLE…
« La réconciliation aurait dû faire l’objet de toute l’attention du président sortant. Jusqu’à ce jour, il n’en est rien. Au contraire tous les jours et par tous ses actes et déclarations, il ajoute de la division à la division…»
LA CEI  N’EST NI ÉQUILIBRE NI ÉQUITABLE…
 « La condition d’un choix véritable est l’égalité entre les candidats. L’actuelle Commission électorale n’a malheureusement d’indépendance que le nom. Sa composition ne reflète pas l’importante diversité du paysage politique et n’est, dans sa forme actuelle, ni équilibrée ni équitable. Elle ne respecte pas même le principe pourtant élémentaire de la loi censée la fonder, qui dispose que le mandat de son président n’est pas reconductible. Si on ajoute à cela la participation du président de cette Commission ainsi que celle du président du Conseil constitutionnel, l’autre arbitre de la compétition électorale, à la campagne permanente du président sortant, le constat d’inégalité est indéniable. Or il faudra au prochain président de la République une légitimité populaire sans soupçon pour réformer l’État et consolider la nation sans continuer à entretenir la menace des périls de la déstabilisation et de l’ingouvernabilité de notre pays… »
SECURITE INTÉRIEURE ET MENACES TERRORISTES…
« Mes chers compatriotes, l’autre axe majeur de ma politique porte sur la sécurité et la protection civile.(…) La sécurité, c’est également celle du sol ivoirien et de ses abords terrestres, maritimes, aériens. A cet égard, la menace terroriste désormais plus proche de nos frontières et la nécessaire surveillance des circuits de narcotrafic qui l’alimente rappellent l’urgence à prendre des mesures, d’autant que nous sommes plus directement visés. La sécurité, c’est ensuite l’obligation de l’État d’assumer son devoir régalien de protection du territoire en ne laissant pas à des groupes de délinquants l’option de quitter volontairement, quand bon leur semble, des sites pourtant classés au titre de notre patrimoine forestier. C’est malheureusement le cas depuis plusieurs années à l’Ouest de notre pays, au Mont Péko. »
ESSY AMARA, candidat à la présidentielle de 2015

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