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Initiative commune Ghana-Côte d’Ivoire: Amadou Gon, prend l’engagement des bailleurs sur le cacao.

Au siège de la Banque mondiale ce jeudi 19 avril, dans le cadre des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods, le Premier ministre ivoirien a salué l’engagement des partenaires mais aussi, il les a exhortés à préciser les décisions et les opportunités de financements de ce programme commun aux deux pays de la sous-région ouest-africaine.

 

Il est connu de tous que la Côte d’Ivoire et le Ghana sont les deux gros producteurs du cacao au monde. Ils représentent 60% de parts sur le marché mondial. Le hic, leurs producteurs n’en profitent qu’à hauteur de 6%. Ce qui n’est pas normal, disent les experts. Le sujet a fait l’objet, ce jeudi, d’un débat de haut niveau, dans le cadre des assemblées de printemps du groupe Banque mondiale/Fonds monétaire international (Fmi), qui se tiennent à Washington DC.

Cette table a réuni donc les principaux acteurs du secteur, ivoiriens, ghanéens et les partenaires au développement que sont la Banque mondiale, la Bad, la Société financière internationale (Sfi). Dominer le marché mondial et n’en profiter qu’à un faible taux est la principale motivation du programme commun porté par la Côte d’Ivoire et le Ghana dont les Chefs d’Etat Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo ont signé, le 17 mars, une convention dite « déclaration d’Abidjan ».

Par cet acte, ils s’engagent à accélérer la mise en œuvre d’une politique commune pour la filière cacaoyère. « Dans les éléments de transformation structurelle de l’économie ivoirienne, le Chef de l’Etat a clairement indiqué que nous devons travailler à la transformation des matières premières. Les deux principales matières premières ciblées sont l’anacarde et le cacao… Ce matin (Ndlr : hier), nous avons travaillé sur l’initiative portée par le Président Alassane Ouattara et son homologue du Ghana concernant le cacao. Compte tenu des événements que nous avons connus en 2017, les deux chefs d’Etat ont estimé que cette initiative soit prise pour nous mettre à l’abri des fluctuations du marché mondial du prix du cacao surtout à cause de ses répercussions sur les prix aux producteurs ».

Tel est le contexte de cette problématique, selon le Premier ministre ivoirien. Qui a salué, à cette tribune, l’engagement des partenaires au développement, notamment la Banque mondiale, la Bad et les institutions de financement comme la Sfi à aider ces deux pays à porter cette initiative bénéfique. Surtout que la Banque mondiale annonce, par l’entremise du vice-président pour l’Afrique, Makhtar Diop, un appui de 300 millions de dollars au secteur du cacao en Côte d’Ivoire, dans les prochains jours, en plus du prêt de 200 millions de dollars (soit environ 107 milliards de Fcfa) accordé à la transformation de la noix de cajou dont la Côte d’Ivoire est premier producteur.

Il a promis accorder des appuis similaires au Ghana. En effet, pour le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, à travers cette politique commune de gestion du cacao, les deux pays « seront à mesure d’avoir un poids quant à la durabilité de l’industrie cacaoyère et créer un marché solide ». Ajoutant que l’appui de son institution à cette initiative ou encore cette démarche conjointe devra permettre d’améliorer toute la chaîne de valeurs, allant de la productivité à la recherche, en passant par la transformation des produits et la capacité de stockage dans les deux pays.

Tout comme la Banque mondiale, la Bad et la Sfi ont réaffirmé leur appui aux deux pays dans l’amélioration de la chaîne des valeurs dans le secteur agricole mais surtout concernant la spéculation cacaoyère. Les opportunités de financements existent bel et bien, à en croire le groupe de travail Banque mondiale/Bad qui propose une feuille de route aux deux pays concernés, à cet effet.

Cette feuille de route prend en compte la stratégie de prix, déclinant les différentes options et l’impact de l’harmonisation en matière de formulation des prix, de coordination de la commercialisation et le rôle du secteur privé dans l’apport de valeurs, la recherche, le renforcement des compétences, la transformation du cacao…

Pour le Premier ministre ivoirien, toutes ces propositions sont conformes aux orientations fixées par les deux pays. Cependant, il souhaite que les partenaires puissent clairement identifier des actions précises à financer et qui tiennent dans un calendrier d’exécution aussi précis et qui ne dure pas dans le temps.

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