06202018Headline:

Interrogé sur un 3 ème mandat de Ouattara: Francis Wodié fait des révélations graves

C’est un Francis Wodié, tétanisé entre dire le droit ou se taire sur les erreurs, qui s’est présenté ce mardi à l’invitation de la Cndhci
Invité de la Commission nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (Cndhci), l’ex-président du Constitutionnel, le Professeur Francis Wodié, s’est prononcé sur la polémique montante au sujet d’un probable troisième mandat du président de la République, Alassane Ouattara, en 2020.

Francis Wodié, interrogé sur la question, n’a pas voulu se hasarder à donner une leçon de droit sur cette question de troisième mandat qui fait débat, après l’interview du chef de l’Etat publié, le dimanche dernier par le confrère Jeune Afrique. L’éminent constitutionnaliste ivoirien a préféré botter en touche pour ne pas dire du droit, laissant la latitude à Alassane Ouattara de choisir ce qui est bon pour son pays. « Nous en sommes encore au stade des supputations, des hypothèses. Mais, le président de la République est un homme majeur, un homme responsable qui sait ou doit savoir ce qu’il doit faire, non pas seulement pour lui-même, mais d’abord pour le pays. Donc c’est à lui de voir, de juger pour n’avoir à faire que ce qui va dans le sens de l’intérêt de la Côte d’Ivoire, donc de l’intérêt général ».

Craindrait-il de dire du droit sur le sujet qui cristallise l’actualité ? L’ex-président du Conseil fait des aveux graves. « Parfois je donne des réponses abstraites pour fuir le réel ». Un silence donc voulu ? L’éminent constitutionnaliste ne s’en cache pas du tout. Il reconnaît un fait : « Les maîtres du droit ne sont pas les maîtres de la situation. S’ils devenaient des maîtres de la situation, ils seraient des maîtres politiques ». Et le juriste de lâcher quelque peu penaud : « Il y a des choses que je voudrais dire, mais que je n’ose pas dire parce que j’ai peur de m’attirer les foudres des dieux du temps des Grecs, peut-être de certains hommes. Il y a des sujets qui sont un peu tabous. Alors restons au niveau des droits des hommes en n’oubliant pas qu’il faut éviter la confusion des genres en préservant la pureté de la foi par rapport aux impuretés des hommes politiques, des juristes, des chercheurs d’argent. Je pense que j’ai déjà trop parlé », coupe Francis Wodié, comme traqué par ses propres mots.

 

linfodrome.com

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