02032023Headline:

Iran : première exécution d’un homme impliqué dans la contestation qui secoue le pays

Un Iranien accusé d’avoir blessé un paramilitaire après avoir bloqué la circulation sur une avenue de Téhéran lors des manifestations qui secouent depuis près de trois mois le pays, a été exécuté jeudi selon Mizan online, l’agence du pouvoir judiciaire.

Selon Mizan online, “Shekari a ensuite tenté de fuir mais a été arrêté par les forces de l’ordre”.

Dans ses aveux, il a déclaré, selon l’organe de l’autorité judiciaire : “Après mon travail dans le quartier de Narmak (est de Téhéran), je me suis rendu avec Ali (son complice) en moto dans le quartier de Sattar Khan (ouest) et nous avons fermé l’intersection aux automobiles.”

“Frappe un agent de sécurité”
“Ali m’a donné une machette et m’a dit ‘si tu frappes un agent de sécurité, je te paierai bien'”, a-t-il ajouté. Le tribunal n’a pas précisé si Ali a été arrêté.

Le Bassidj blessé a raconté avoir vu à l’intersection “deux hommes de grande taille qui essayaient de bloquer la rue, et l’un d’eux tenait une machette à la main contraignant les automobilistes bloqués de scander des slogans” contre les autorités.

“Je suis descendu de la moto et je suis allé voir l’accusé. Lorsque je lui ai demandé ce qu’il faisait, il m’a attaqué et blessé à l’épaule”, a dit ce membre de la milice des Bassidji, liée aux Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Mardi, la justice iranienne avait prononcé la peine capitale à l’encontre de cinq personnes pour avoir tué un paramilitaire lors des manifestations, portant à onze le nombre de condamnations à mort.

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Depuis les début des manifestations à la mi-septembre, les autorités dénoncent des “émeutes”, accusant régulièrement les États-Unis et leurs alliés occidentaux ainsi que des groupes kurdes basés à l’étranger, d’être les instigateurs de ce mouvement de contestation sans précédent.

Des milliers de personnes dont des journalistes, des acteurs et des avocats ont été interpellées lors des manifestations.

Plus de 2 000 personnes ont été inculpées, dont la moitié à Téhéran, depuis le début de la contestation, selon les chiffres officiels de la justice iranienne.

Le Conseil suprême de la sécurité nationale a indiqué samedi que “plus de 200 personnes” incluant civils et forces de sécurité avaient été tuées. Un général des Gardiens de la révolution avait lui fait état avant de plus de 300 morts.

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