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Irano-Britannique exécuté en Iran : Londres condamne un «acte barbare» qui ne «restera pas sans réponse»

L’ancien vice-ministre de la Défense Alireza Akbari a été été exécuté par pendaison pour avoir transmis des renseignements aux services secrets britanniques.

Un Irano-Britannique a été exécuté par pendaison après avoir été condamné à mort pour espionnage pour le compte des services de renseignements britanniques, a annoncé samedi l’agence de l’Autorité judiciaire iranienne.

Irano-Britannique exécuté en Iran : Londres condamne un «acte barbare» qui ne «restera pas sans réponse»

Par On Voit Tout le 14 Jan 2023

L’ancien vice-ministre de la Défense Alireza Akbari a été été exécuté par pendaison pour avoir transmis des renseignements aux services secrets britanniques.

Un Irano-Britannique a été exécuté par pendaison après avoir été condamné à mort pour espionnage pour le compte des services de renseignements britanniques, a annoncé samedi l’agence de l’Autorité judiciaire iranienne.

Ancien haut responsable de la défense iranienne, Alireza Akbari, 61 ans, avait été condamné pour «corruption sur Terre et pour atteinte à la sécurité intérieure et extérieure du pays pour avoir transmis des renseignements» au Royaume-Uni, selon Mizan Online.

Son exécution est intervenue trois jours après l’annonce par la justice iranienne de la condamnation à mort de cet homme, présenté comme ayant été un «espion clé» pour le «Secret intelligence service» britannique (SIS), connu aussi comme MI6, en raison de «l’importance de sa position».

Cette annonce avait provoqué la colère de Londres qui a demandé la non-exécution de la sentence et la libération «immédiate» d’Alireza Akbari. «Il s’agit d’un acte politiquement motivé par un régime barbare qui a un mépris total pour la vie humaine», a dénoncé le chef de la diplomatie britannique James Cleverly.

Le chef de la diplomatie a prévenu que cet «acte barbare ne restera pas sans réponse» et annoncé que Londres allait «convoquer le chargé d’affaires iranien pour lui faire part de notre dégoût». Le premier ministre britannique Rishi Sunak a, quant à lui, dénoncé sur Twitter une condamnation «impitoyable et lâche».

«Postes haut placés»

Selon les médias officiels iraniens, Alireza Akbari a occupé des postes haut placés dans l’appareil sécuritaire et de défense. Cet ancien combattant de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988) a été notamment vice-ministre de la Défense pour les Affaires étrangères, chef d’une unité dans un centre de recherche ministériel et conseiller pour le commandant de la Marine, a indiqué l’agence Irna, sans donner de dates.

En février 2019, le journal officiel du gouvernement Iran avait publié un entretien avec Alireza Akbari en le présentant comme «ancien vice-ministre de la Défense» sous la présidence de Mohammad Khatami (1997-2005). Le ministre de la Défense était alors Ali Shamkhani, actuel Secrétaire du Conseil national suprême de la sécurité.

Alireza Akbari a été arrêté entre mars 2019 et mars 2020, selon l’agence Irna, tandis que Mizan a indiqué qu’il avait reçu des paiements de plus de deux millions de dollars pour ses services.

Des médias iraniens ont diffusé une vidéo le montrant apparemment en train de discuter avec des personnes présentées comme étant des contacts britanniques.

Il aurait été notamment interrogé sur le physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, tué près de Téhéran en 2020 lors d’une attaque contre son convoi dont l’Iran a fait porter la responsabilité sur Israël.

Des arrestations d’agents régulières
L’Iran annonce régulièrement l’arrestation d’agents soupçonnés de travailler pour des services de renseignements étrangers, notamment d’Israël.

Les relations entre Téhéran et Londres ont été plombées ces dernières années par l’arrestation de plusieurs binationaux. Début décembre, l’Iran a exécuté quatre personnes accusées de coopérer avec les services de renseignement israéliens.

L’exécution d’Akbari intervient alors que l’Iran a été secoué par des manifestations déclenchées par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, après avoir été arrêtée pour avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes.

La justice iranienne a confirmé la condamnation à mort de 18 personnes en lien avec les manifestations, selon un décompte établi par l’AFP à partir d’annonces officielles. Parmi eux, quatre ont déjà été exécutés, déclenchant un tollé international.

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