08212017Headline:

Je fus Charlie, maintenant je suis GBAGBO-Ce que cela signifie

gbagbo marchant

Je suis Charlie, en condamnant le meurtre d’innocentes personnes, et tout homme français ou ivoirien, blanc ou noir, bref tout homme sensé, devrait, comme moi, l’être devant des actes si barbares et ignobles; C’est pourquoi je suis Charlie, pour tous les crimes commis de par le monde, et donc en France, mais aussi en Côte d’Ivoire (CI), mon pays. Les ivoiriens sont plus de 17 à avoir été tués par l’armée française, bras séculier du terrorisme d’état du pays de Molière. En effet, en 2004, sur les ponts De Gaulle et Houphouët, devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan et à bien d’autres endroits de ce pays d’Eburnie, plus de 70 ivoiriens furent massacrées par la même France dont les citoyens se réveillent aujourd’hui pour clamer haut et fort, gouvernants en tête: «Je suis Charlie».
Chers français, je suis ivoirien, fier de l’être; même si je n’ai pas vos médias pour faire ce tapage comme vous savez si bien le faire. Je fus donc Charlie dans ma solitude et mon deuil ; aujourd’hui, comme hier, je suis encore Charlie; pauvre de moi; personne n’est venu me soutenir, compatir à mes douleurs, oh ! combien atroces ; Dans mon innocence, les mêmes terroristes ont tué, eux, ont été faits forces nouvelles, mais non terroristes, amis des puissants de ce monde, des enténébrés ; Je suis Charlie dans ma peau noire d’ivoirien ; je suis charlie, pour une sincère considération de mon existence comme coyoyen d’un pays libre de bénéficier des mêmes droits que les occidentaux.
Je suis Charlie pour clamer haut et fort mon innocence, mon désir de liberté, d’indépendance ; Je suis Charlie, un amoureux de la liberté, de la liberté d’expression, de la liberté de la presse ; je suis Charlie car chaque jour, cette liberté est bafouée dans mon pays. Ici, la radio et la télévision ne connaissent que le chant macabre des adeptes de la violence, des meurtres et assassinats, de la secte du rattrapage ethnique ainsi que de la propagande du faux. Ici la liberté conduit dans les goulags, à la DST pour y subir les pires sévices ; je suis donc depuis obligé d’être Charlie ; vous le savez bien français , qui condamnez aujourd’hui ces barbares qui « livrent à votre pays une guerre»; C’est pourtant pour la même liberté que Gbagbo s’est opposé a votre forfaiture. C’est pourquoi, vous avez, dans le dessein de l’assassiner, comme l’ont fait vos propres compatriotes de l’hexagone contre dix-sept personnes, largué des bombes et des missiles sur sa résidence officielle. Maudits soient ceux qui pleurent pour ces 17 et qui sont restés indifférents ou, pire, se sont réjouis pour les milliers de morts ivoiriens depuis le 19 septembre 2002, date de l’avènement de la rébellion du terrorisme d’état français.
Je suis Charlie pour tous ces milliers de morts de la France en CI ( sur les ponts, à la résidence de Gbagbo, à Duékoué, à Pélézi, Dania, Guitrozon, Anonkoua Kouté,….), ces milliers de crimes perpétrés avec la complicité et par la France de Chirac, de Sarkozy qui se sont faits les moralisateurs. Je suis donc Charlie, mieux GBAGBO, parce que le second cité est le véritable combattant de la liberté ; j’ai été Charlie et cela n’a pas empêché la France de tuer impunément des ivoiriens et des africains au Rwanda, en Lybie, en RCA, au Mali.
Aujourd’hui, le monde occidental, le monde de la finance, de l’homosexualité s’indigne; hier, il s’est réjouit de la mort de milliers d’ivoiriens, de libyens; pourquoi donc devenir Charlie ? Je suis ivoirien, libyen, Gbagbo, Kadhafi ; fier de l’être ; je voudrais le demeurer ; Je suis Gbagbo, l’otage innocent, l’indomptable, que la France continue de détenir illégalement comme l’ont fait ces jeunes gens islamistes désespérés pour ces français avant d’être tués par les forces de l’ordre de ce pays assassin; Tout comme la vie de ces jeunes gens a pris fin, la Françafrique et la détention arbitraire de l’otage Gbagbo vont aussi prendre fin très bientôt. Le Président GBAGBO va recouvrer la liberté pour achever ses nombreux projets de développement que s’approprie aujourd’hui, sans honte et avec haine, l’homme de la Françafrique imposé aux ivoiriens par son ami Sarkozy, qui, après avoir tué par milliers des ivoiriens, ose, pour 17 personnes, parler d’ « une guerre de barbares livrée à la France ».

Je suis KADHAFI, l’innocent assassiné par le criminel-bourreau Sarkozy. Je suis Charlie car Gbagbo, Kadhafi, ces démocrates, panafricanistes, amoureux de l’Afrique, de la liberté, de la démocratie le sont réellement et sans hypocrisie; Je ne le suis pas pour suivre la mode mais je veux plus de liberté et de démocratie pour mon pays; Je suis, en effet, pour le débat contradictoire, et non pour le retour au parti et à la pensée uniques comme le prônent les tenants actuels du pouvoir ivoirien. Je déplore, sans hésiter, les victimes du comportement de ces jeunes désespérés qui furent naguère encouragés à aller s’offrir en défenseurs d’une soi-disant démocratie, récemment en Syrie. Au-delà, je condamne le terrorisme sous toutes ces formes :
terrorisme individuel de quelques illuminés ;
terrorisme organisé d’Al qaïda, de Boko Haram, de l’EIL ;
terrorisme d’Etat pratiqué régulièrement par les occidentaux et particulièrement par la France en Afrique.
Ces événements montrent combien les occidentaux sont attachés à la liberté de la presse. Pourtant, la liberté de vivre des africains dans leur propre pays est proprement bafouée par ces occidentaux ; l’exemple du vote d’une loi par l’Assemblée Nationale française pour protéger les crimes des soldats français en 2004 en CI l’atteste éloquemment.
C’est pourquoi oui et très fort, je fus Charlie; maintenant je suis GBAGBO, KADHAFI avant tout et plus que tout. Je fus Charlie, dans mon ignorance, de la voracité française pour les richesses africaines et du racisme européen. J’ai compris maintenant que pour les occidentaux la vie d’un noir ne vaut nullement celle d’un blanc ; Alors pourquoi être Charlie? Je suis Gbagbo et fier de l’être.

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