05282017Headline:

J’etais accro au sexe-voici mon histoire

Grosses fesses

Pour la confession de ce jour, nous avons rencontré Judith G, 51 ans, qui dit avoir souffert de la nymphomanie. « Je plaisantais en disant que c’est parce que je suis une go guéré. Je me suis mise plusieurs fois en danger, couchant tous les jours avec des hommes différents », nous explique-t-elle. « Jusqu’à même avoir plusieurs rapports avec des hommes différents durant la même journée »…
“Dès l’âge de six ans, j’ai commencé à m’intéresser à la sexualité ”
Née d’un père alcoolique et d’une mère sous tranquillisant, la jeunesse de Judith n’a pas été des plus simples. « Je me sentais seule, j’avais une grande tristesse en moi », se souvient-elle. « Je n’avais plus confiance en mes parents. Et c’est à l’âge de six ans que j’ai commencé à découvrir la sexualité ».
C’est par sa voisine que la jeune fille a découvert la sexualité. « Elle avait des magazines pornos chez elle », nous explique-t-elle. « C’était un monde défendu qui m’a tout de suite attiré. Par la pornographie, j’avais mon monde à moi qui me permettait de m’évader de mon quotidien ».
Très vite, les magazines pornos deviennent comme une sorte de drogue pour elle. « Quand j’allais à l’église avec mes parents, j’avais sans cesse les images pornos qui revenaient dans ma tête », nous confie-t-elle. « Je n’arrivais pas à m’arrêter, j’avais perdu le contrôle. Et en même temps, je culpabilisais parce que je savais que l’église n’était pas l’endroit pour ça ».

Focalisée sur son corps, elle tombe dans l’anorexie
À l’adolescence, Judith commence à complexer sur son physique. « Je voulais être belle et attractive », nous explique-t-elle. « Je voulais plaire aux hommes à tout prix mais je me sentais grosse ».
La jeune femme tombe alors dans l’anorexie. « Je suis arrivée à 32 kilos, je n’arrivais même plus à monter les escaliers », se souvient-elle. « Mais le fait d’être tellement focalisé sur mon corps m’a un peu décentré de la sexualité ».
Et puis, il y a eu ce jour où, frôlant la mort, elle a décidé de reprendre du poids. « Mais je ne me sentais toujours pas bien. Et du coup, j’ai tenté de combler ce mal-être en retombant dans la sexualité », nous confie notre interlocutrice. « J’ai alors commencé la masturbation à 20 ans. Et je suis devenue tout de suite accro. Je ne savais plus m’arrêter. Et ce qui était donc censé m’aider et très vite devenu un enfer ».

Après la masturbation, place aux hommes
Très vite, Judith n’éprouvera plus de plaisir en solitaire et décide donc de passer aux hommes. « Je passais très rapidement d’un homme à l’autre », se souvient-elle. « En général, je ne connaissais pas les personnes avec qui je couchais. Au total, je ne sais plus avec combien d’hommes j’ai eu des relations sexuelles. Mais ce que je peux vous dire, c’était que c’était un homme par jour et parfois même plusieurs hommes en une journée ».
La jeune femme devient alors accro au sexe, se mettant même parfois en danger. « Je ne me protégeais pas », nous explique-t-elle. « Je n’utilisais pas le préservatif et ne prenais pas la pilule ».
Mais dans son malheur, Judith a quand même eu un minimum de chance. « J’ai eu des inflammations mais pas de maladie sexuellement transmissible. Et je ne suis jamais tombée enceinte non plus ». Les hommes étaient pour elle uniquement des objets sexuels, imaginant coucher avec eux dès le premier contact.
Durant cette période, Judith a tout de même essayé de se stabiliser avec plusieurs hommes mais elle n’y est pas arrivée. « Je suis, par exemple, restée deux ans avec un homme qui était lui-même dépendant sexuel mais je n’étais pas heureuse », se souvient-elle. « Et parallèlement avec notre vie sexuelle, je me masturbais aussi énormément ».
Une masturbation qui a d’ailleurs failli lui coûter son travail. « J’arrivais en retard au boulot parce que je passais la nuit et les matinées à me toucher », se souvient-elle. « Et quand j’étais au travail, je n’arrivais même plus à me concentrer ».

Sur la route de la guérison
Judith tombe alors dans de tels excès qu’elle pense à mettre fin à ses jours. « J’étais devenue suicidaire », nous explique-t-elle. « Cette dépendance au sexe me dégoûtait de moi-même, de la vie ».
C’est en 2004 que Judith décide de reprendre sa vie en main. « Je me rendais bien compte que je n’arrivais pas à m’en sortir toute seule », se souvient-elle. « Je me suis alors tournée vers un groupe de prière, une fraternité qui (dans une grande discretion) a tout mis en oeuvre pour me sortir de la dépendance sexuelle et à m’en sortir en devenant tout à fait abstinent ».
Pour y arriver, les membres m’ont accompagnés d’un parrain et ont mis en place un “programme” passant par douze étapes différentes pour me permettre d’accepter ma dépendance et de travailler dessus.
« Ce n’est pas toujours facile parce que c’est vraiment passer d’un extrême à l’autre et il peut y avoir des rechutes », nous explique notre interlocutrice. « Mais si vous avez la volonté de vous en sortir, vous y arriverez ».

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