10242017Headline:

KKB très amer après l’interdiction de son meeting

KKB 1

Alors qu’il était attendu à Yopougon pour animer un meeting, le samedi 03 janvier, Kouadio Konan Bertin (KKB), député et candidat déclaré à la prochaine présidentielle n’a pas s’y rendre. La rencontre a été dispersée par les forces de l’ordre. Ci-dessous, l’intégralité de sa réaction.

« J’ai été invité à animer un meeting aujourd’hui même à Yopougon par des jeunes du COJEP et des populations de Yopougon. Après avoir remplis toutes les formalités administratives, bien sûr, les organisateurs ont pris soin de s’adresser à la mairie et aux forces de polices. Toutes les mesures sécuritaires, toutes les dispositions et toutes les courses avaient été faites dans les normes comme il se doit. Ce matin, alors que le meeting était attendu pour se tenir à 16h, à 09h, les jeunes gens plaçaient les bâches et les chaises lorsque les cargos de policiers ont atterri sur les lieux Manu militari pour déguerpir les lieux et empêcher la tenue du meeting. Saisis par les organisateurs du meeting, je leur ai demandé tout simplement de ne pas prêter le flanc, de ne pas céder à la provocation. Nous ne sommes qu’au 03 Janvier. Les Ivoiriens sont encore dans la fête, les fêtes de fin d’année et je ne souhaite pas que leur quiétude soit troublée. J’ai donc demandé aux jeunes gens de ne pas insister au nom de la paix.

Je vous ai appelé, pour rappeler aux uns et aux autres que notre pays, la Côte d’Ivoire, a trop souffert et je ne peux pas accepter que l’on continue à la veille des élections générales, de bafouer les libertés de cette façon.

J’invite M. Alassane Ouattara à se souvenir de ce fameux meeting qui lui avait été refusé à Dabou par le régime Bédié à l’époque et de ces conséquences sur la vie de la nation. J’invite les tenants du pouvoir actuel à se souvenir du drame que les élections dernières ont provoqué dans ce pays et je leur demande de quitter définitivement le terrain de la violence et de la provocation. Je leur demande de respecter les libertés des autres. Le droit à la différence.

Je demande instamment au ministre Bakayoko Hamed, en charge de la sécurité que ce n’est pas comme ça que la démocratie s’exprime. Et que ce sera la dernière fois qu’il enverra les forces de l’ordre pour interdire un meeting dans un Etat de droit et dans une démocratie. Ce n’est pas de cette façon que nous irons à l’Emergence. L’Emergence suppose le droit à la différence, le respect des autres et de leurs opinions. Nous sommes dans un contexte multi-partisan et démocratique.

Je me suis porté candidat à l’élection présidentielle de 2015. Je ne m’imagine pas que c’est comme ça qu’on va faire la campagne. Le Président Ouattara doit savoir ce que ces genres d’actes peuvent avoir comme conséquences sur la vie de la nation. Il faudra dans ces conditions-là que tous les ivoiriens et les candidats singulièrement dans cette période Pré-électorale, puissent bénéficier des mêmes droits, des mêmes sécurités et des mêmes traitements vis-à-vis des lois en vigueur. Le meeting a été reporté au nom de la paix. J’ai dit aux jeunes gens de ne pas faire de bras de fer, mais je peux vous dire que ce sera la dernière fois que ça m’arrive. Parce que moi, je n’accepterai pas ça une seconde fois ».

Merci

Le titre est de la rédaction

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