07212018Headline:

Korhogo: Le député Soro Kanigui “président du Raci” dénonce un meurtre et indexe ouvertement des hauts cadres du Rdr sur le meurtre du jeune Kognon

Le député Soro Kanigui Mamadou indexe ouvertement des cadres du Rdr sur le meurtre du jeune Kognon

Soro Kanigui ne devrait pas avoir été surpris des violences qui ont causé la mort de l’un de ses partisans à Korhogo, du Réseau des amis de la Côte d’Ivoire (Raci). Le président du Raci l’a démontré dans une rencontre à la presse au cours de laquelle il a conter les événements de bout en bout jusqu’à l’assassinat du jeune étudiant, Soro Kognon.

Le député de Sirasso dénonce « un meurtre » et en accuse des instigateurs au sein des cadres du Rdr, ressortissants de la cité du Poro. M. Kanigui cite nommément ces cadres, notamment, qui, à ses yeux, ont orchestré ces violences qui se sont soldées par un mort parmi ses hommes.

Selon le président du Raci, lorsque les jeunes de cette organisation ont décidé de tenir leur assemblée générale sur les terres de Korhogo il lui a rapporté que des instructions ont été donnée au cours d’une réunion politique pour que ce mouvement politique proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, n’organise d’activité dans cette cité. Information qu’il n’aurait pas prise au sérieux, jaugeant de ce qu’il s’agirait de simple intimidation. Plus tard, il recevra une autre alerte d’un jeune leader, étudiant de Korhogo, qui lui fait part d’un appel d’un haut cadre de Korhogo, proférant directement des menaces. « Leur conversation a duré 2,16mn », révèle Soro Kanigui, qui précise avoir des éléments en ma possession, notamment des capture d’écran faisant foi de la communication entre le cadre en question et le jeune étudiant en question le 3 juillet 2018, dans la soirée.

Mieux, le président du Raci contera toutes les péripéties rencontrées par les jeunes de son mouvements pour trouver une salle en vue d’abriter leur activité. Même les hôtels réservés auraient annulé et remboursé les sommes perçues. Idem pour les écoles contactées qui, toutes ont trouvé des arguments pour refuser la sollicitation des organisateurs. Certains, affichant clairement qu’ils ont reçu des instructions de la préfecture de la ville leur demandant de ne pas abriter une réunion d’un mouvement politique de l’opposition.

C’est au bout de ces efforts, a souligné le député de Sirasso, que ces organisateurs se sont tournés vers lui pour que la réunion se tienne en sa résidence privée à Korhogo. Une résidence située en face de la préfecture de police. Mais, même là encore, ce ne sera pas facile pour les jeunes du Raci de trouver des éléments de la police pour sécuriser leur activité. Leur sollicitation restera vaine, quand bien-même ils auraient réuni les moyens pour payer la primes de 50.000 F Cfa pour 10 agents de police, en raison de 5.000 f Cfa par agents requis par l’officier commis et contactés à cet effet. Cet argent restera par devers eux, et point de policier sur les lieux dont la mise en place était en cours. Selon M. Kanigui, ses collaborateurs ont émis l’idée de solliciter des chasseurs traditionnels ”Dozos”. Ce qui aurait été pour lui, « une grave erreur », vue la tournure des événements. Car, « malheureusement, ce que les jeunes craignaient est arrivé ». Avec des bourreaux sortis avec des machettes, des explosifs, et aussi de l’essence utilisée pour brûler les appareils de sonorisation.

Face à cette situation, l’ancien chef du cabinet civile des ex-Forces nouvelles à Korhogo appelle ses partisans au calme. Ceci pour demeurer dans l’idéal tracé par leur mentor, Guillaume Soro, en vue de la paix et de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Il a déploré le deuil en exhortant à l’apaisement ses militants. « Rien ne doit nous détourner de notre objectif. Parce que ceux qui construisent la paix doivent s’unir », enseigne-t-il, en s’appuyant sur l’exemple de Nelson Mandela, qui n’a pas fait de chasse aux sorcière, une fois arrivé au pouvoir, malgré ce qu’il a subi. « On n’est jamais indéfiniment fort ou faible. Mais, le jour où Dieu te donne le pouvoir, il faut savoir tolérer. Parce qu’on ne sait pas quelle partie de la terre devient une montagne », prévient le député Kanigui, qui demande à l’opinion publique et au gouvernant de condamner l’acte perpétrés sur ses partisans qu’il a dissuader de tout projet de « vengeance ».

 

afrikmag.com

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