09242020Headline:

Koulibaly et Ahipeaud souhaitent d’éventuelles poursuites judiciaires à Compaoré

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Koulibaly et Ahipeaud souhaitent que Compaoré attende d’éventuelles poursuites judiciaires à Yamoussoukro

Dans l’histoire des Nations, il y a des moments qui deviennent, en raison de leur impact immédiat et de leur sens historique, des points d’ancrage et de référence, non seulement pour elles-mêmes, mais aussi et surtout pour les contemporains.

La semaine du 27 octobre au 2 novembre 2014 restera, dans la mémoire collective, comme celle de l’insurrection du peuple burkinabè contre le régime militaire ayant mis fin à la révolution sankariste le 15 octobre 1987. Vingt-sept ans et deux semaines après le meurtre de Thomas Sankara, leader des jeunes soldats qui rêvaient de redonner fierté et dignité au peuple exténué par presque deux décennies de mainmise de l’armée sur le pays, le mardi 28 octobre 2014, comme un seul homme, le peuple du Burkina Faso s’est levé pour exiger la fin de la dictature des militaires.

Alors que depuis des mois, la société civile et les partis politiques burkinabè exigeaient du président Blaise Compaoré qu’il renonce à son nouveau projet de modification de la constitution, qu’il avait déjà changé une décennie auparavant, afin de prolonger sa gestion du pays après deux septennats et deux autres quinquennats, celui-ci, leurré par la toute-puissance du système présidentiel, a décidé de passer outre, convaincu qu’il aurait raison de la volonté populaire de mettre fin à sa présidence à vie.

Auréolé de ses attributs de successeur de Félix Houphouët-Boigny comme garant de la Françafrique, le président Blaise Compaoré n’a pas compris que le vent du changement avait résolument tourné en sa défaveur depuis le discours historique du président américain Barack Obama à Accra appelant la jeunesse africaine à mettre un terme à la farce des régimes des hommes dits forts, pour les remplacer par la force de régimes démocratiques et de libertés fondés sur les institutions solides.

Dans le contexte d’un millénaire marqué par la révolution des réseaux sociaux et la démocratisation de l’information, la marche historique du 28 octobre était portée par le ras-le-bol de toute une nation de la gestion militariste du pays et par une ferme volonté d’aller vers un changement qualitatif de la gouvernance politique et économique du Faso.

La 3ème Voie, plateforme plurielle qui revendique la rupture avec un présidentialisme excessif dans lequel le Président n’est rien d’autre qu’un roi-dictateur déguisé en habit de démocrate-républicain, ne peut que saluer l’insurrection du peuple burkinabè contre un système politique qui est la cause première du drame que vivent nos Nations. Il ne peut pas y avoir de progrès véritable de notre continent si les Africains ne mettent pas un terme à une gouvernance politique fondée sur la prééminence d’un individu sur l’ensemble de la société.

L’ère des autocrates est révolue. Il importe que la classe politique burkinabè en prenne toute la mesure et qu’elle se mette à travailler, non pas pour la prise du pouvoir qui deviendra alors personnel, mais pour la reconstruction de leur pays sur des bases principielles, c’est-à-dire fondées sur le triomphe de la liberté, de la probité, de la responsabilité et de la solidarité à la lumière de la constitution.

La 3ème Voie souhaite que le leadership politique du Burkina Faso tire les grandes leçons de cette mobilisation extraordinaire de leur peuple pour travailler dans le sens de l’accomplissement des objectifs de transformation systémique du mode de gouvernance et qualitative des conditions de vie des masses.

La 3ème Voie assure le peuple burkinabè de son soutien total à son projet de renouvellement de leur pays.

La 3ème Voie souhaite que les militaires burkinabè comprennent que leur place n’est désormais plus au palais présidentiel.

La 3ème Voie marque toute la solidarité du peuple ivoirien avec le peuple frère du Burkina Faso et lui souhaite bonne chance dans la perspective du renforcement des liens séculiers entre nos deux nations.

La 3ème Voie souhaite que le président Compaoré ait un asile en Côte d’Ivoire en attendant de savoir si la justice aura besoin qu’il rende compte de ces longues années de règnes controversés.

Le Présidium de La 3ème Voie

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