02032023Headline:

La couche d’ozone se reconstitue mais pourrait être menacée par la géo-ingénierie

Une injection de particules dans l’atmosphère “pourrait avoir pour conséquence une grave baisse du niveau de l’ozone”, met-il en garde. “Il y a beaucoup d’incertitudes”, selon lui.

Multiplication des canicules
La planète a gagné près de +1,2°C depuis l’ère pré-industrielle, entraînant déjà une multiplication des canicules, inondations ou tempêtes.

La communauté internationale s’est engagé à limiter ce réchauffement bien en deçà de +2°C, +1,5°C si possible. Mais les politiques actuelles laissent présager une hausse des températures de 2,8 °C d’ici la fin du siècle, bien au-dessus des limites de l’accord de Paris, selon les Nations Unies.

Les projets de géo-ingénierie sont ainsi parfois avancés comme une solution pour gagner du temps mais les scientifiques ont déjà mis en garde sur les dangers associés à ces technologies.

Une modification intentionnelle des rayonnements solaires pourrait par exemple perturber le régime des moussons en Asie du Sud et dans l’ouest de l’Afrique et détruire ainsi les cultures dont des centaines de millions de personnes dépendent, selon des études déjà publiées.

Et si la modification des rayonnements prenait fin “pour une raison quelconque, il est très probable que la température de la surface augmenterait rapidement”, estime le Giec.

Un injection de particules au-dessus de l’Antarctique a été simulée, avec des résultats mitigés. Cela permettrait certes de réduire la température mondiale de 0,5°C sur vingt ans, mais le trou de la couche d’ozone retournerait à des niveaux proches de ceux des années 1990.

“La chose la plus simple à faire est d’arrêter de relâcher des gaz à effet de serre dans l’atmosphère”, a souligné John Pyle. “Et c’est difficile”.

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