05212018Headline:

La CPI refuse toujours la liberté provisoire à Gbagbo, ces avocats passent à une autre stratégie?

Pour la 13ème fois consécutive, la Cour pénale internationale (CPI) a refusé la liberté provisoire à Laurent Gbagbo. Au-delà du refus de l’instance judiciaire internationale, la stratégie des avocats de l’ex président ivoirien laisse perplexe.

L’argument avancé par la défense de Laurent Gbagbo en vue d’obtenir la liberté provisoire pour leur client est celui de l’état de santé et l’âge de l’ancien chef d’Etat ivoirien. Bien entendu, cet argument a été vite botté en touche par la Cour pénale internationale. Résultat, le « Woody de Mama » demeure dans les geôles de La Haye.

Le plus curieux dans cette affaire, c’est qu’après 13 tentatives, Me Emmanuel Altit et ses collègues restent agrippés à l’argument de « l’état de santé et l’âge » du fondateur du Front populaire ivoire. Ils auraient pu, par exemple, s’appuyer sur le scandale qui a éclaté à propos de Luis Moreno Ocampo, ancien procureur de la CPI.

Selon le journal Mediapart, le procès de Laurent Gbagbo serait le fruit d’un gros « montage » exécuté par l’ex procureur, la diplomatie française et Alassane Ouattara. Le média français est allé plus loin en affirmant que « la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo». Les avocats de Gbagbo auraient pu surfer sur cette vague. Mais non, ils préfèrent mettre en avant l’état de santé et l’âge de leur client sans toutefois s’attaquer au fond du dossier.

Certains observateurs voient dans cette stratégie une manière d’engranger de l’argent. Pour eux, plus le procès traîne, mieux les comptes bancaires des avocats de Gbagbo se portent .Notons que la défense est payée par la CPI, le mentor de Charles Blé Goudé ayant été déclaré indigent.

 

imatin.net

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