12182017Headline:

La grande chancelière,Henriette Diabaté à la tête du Rdr/Et si une femme prenait le pouvoir en 2020 en Côte-d’Ivoire? et..

La grande chancelière, Henriette Dagri Diabaté a été élue par acclamations présidente du Rassemblement des Républicains (Rdr) à l’issue du 3è congrès du parti au pouvoir, sur proposition d’Alassane Ouattara. Au-delà de cette nomination, et vu le nombre croissant de femmes à des postes de responsabilité de par le monde, n’y aurait-il pas une femme capable de prendre le pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire à partir de 2020, année électorale, selon la Constitution ?

Après 57 ans d’indépendance, la Côte d’Ivoire est depuis les années 90, surtout avec le décès du premier président ivoirien,  confrontée à plusieurs problèmes d’ordre politico-socio-économique.

Coup d’Etat en 1999, coup d’Etat manqué transformé en rébellion en 2002, crise électorale en 2010-2011, déportation de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale, phénomène des microbes, difficultés financières dans les familles avec le coût élevé de la vie, difficile réconciliation nationale…

Lors de la présidentielle de 2010, Jacqueline Lohouès épouse Oble, première femme à briguer la magistrature suprême de toute l’histoire de la Côte d’Ivoire, s’est présentée en indépendante avec un programme de gouvernement appelé “Plan ivoire de reconstruction”. Elle a obtenue 0,27% des suffrages exprimés (4 617 273 au total). En 2010, ce sont donc 12 273 personnes qui lui ont accordé leurs votes.

Avec ce taux, elle a devancé des candidats, dont certains comme Akoto Yao Kouadio Félix (transfuge du PDCI) : 4773 soit 0,10%, Anaky Kobénan Innocent Augustin (président du MFA): 10 663 soit 0 ,26%, étaient déjà présents sur la scène politique ivoirienne.

Jacqueline Oble a aussi devancé des novices, tout comme elle. Il s’agit notamment de  Dolo Adama: 5 972 soit 0,9%, Enoh Aka N’Douba : 5 311 soit 0,12%; Tagoua Nynsémon Pascal : 11674 soit 0,25%, Tohou Henri : 2423 soit 0 ,05%.

Aujourd’hui, nommée au Conseil constitutionnel, ce Professeur agrégé de droit est donc arrivé, pour sa première tentative, devant sept candidats sur les 14 présents au premier tour de la présidentielle de 2010 et a été en égalité avec Konan Kouadio Siméon.

Avec la nouvelle Constitution ivoirienne, il n’y a pas de limite d’âge pour se porter candidat à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire. Et cela ouvre à de nouvelles perspectives.

La présidente du Rdr est parfaitement éligible. Aussi avec les législatives de l’an dernier, Yasmina Ouégnin a fait bonne impression auprès des Ivoiriens qui, on le pense, sont fatigués des “exploits’’ de la gestion du pays par les hommes.

Comme on le dit généralement, quand une maison est bien tenue et que les enfants sont respectueux, c’est en grande partie grâce à la femme.

Peut-être qu’au fond, la Côte d’Ivoire qui peine à retrouver le chemin de la stabilité, n’attend que ça, l’avènement d’une présidente ?

Pourquoi le pays qui aspire d’ailleurs à devenir une nation émergente ne franchirait-il pas le pas comme c’est le cas au Libéria (Sirleaf), en Allemagne (Merkel), à Taiwan (Tsai Ing-Wen), en Croatie (Kolinda Grabar-Kitarovic), en Lituanie (Dalia Grybauskaite), en Norvège (Erna Solberg), à Malte (Marie-Loise Coleiro Preca), en République de Maurice (Ameenah Gurib-Fakim), au Bangladesh (Sheikh Hasina) ?

Où est-elle la première présidente de la République de Côte d’Ivoire ?

par T. Alain

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