09232020Headline:

La Haye: La CPI refuse d’accorder la liberté provisoire à Gbagbo a cause de ce Slogan

ado affi gbagbo

La CPI refuse d’accorder la liberté provisoire à Gbagbo: La preuve que le slogan « Gbagbo ou rien » est mauvais
« L’accusation a fourni à la Chambre de première instance 1 de la CPI un rapport des activités actuelles du FPI et de ses membres. Selon l’accusation, le FPI a récemment subi un schisme au sein de ses rangs entre un groupe toujours fidèle à Laurent Gbagbo et un autre favorable à la participation à la vie politique et à la réconciliation. En outre le groupe des pro-Gbagbo a fait part, publiquement, de sa volonté de présenter M. Gbagbo en tant que candidat du FPI à la prochaine élection présidentielle ivoirienne. Le procureur soutient que ces faits démontrent le niveau d’influence que M. Gbagbo a sur la Côte d’Ivoire et son impact potentiel sur les prochaines élections », écrit le juge Geoffrey Henderson, président de la Chambre de première 1 de la Cour pénale internationale, qui s’aligne sur la position du procureur en opposant un refus à la demande de liberté provisoire à Laurent Gbagbo. C’est la 8ème fois que la liberté provisoire ainsi demandée par ses avocats lui est refusée. Le dernier refus de la CPI de lui accorder la liberté remonte au décès de sa mère. L’agitation de certains militants du FPI avait été mal perçue. La CPI avait estimé que son arrivée en Côte d’Ivoire à l’occasion des obsèques de sa mère susciterait des troubles et des débordements difficiles à contenir. La suite a donné raison aux juges. Les funérailles de Maman Marguerite Gado ont été le théâtre de la pagaille organisée et le lieu d’une rare hostilité contre Pascal Affi N’Guessan, président du FPI. On se demande ce que l’environnement aurait été si Laurent Gbagbo avait été là, à Gagnoa, aux obsèques de sa génitrice. Justin Koua a ameuté des élèves pour semer la terreur sans que Sangaré Abou Drahamane, Koné Boubakar et Michel Gbagbo ne disent mot. Comme il fallait s’y attendre, ce fait n’est pas passé inaperçu à la CPI.
On est tous d’accord que la CPI en veut terriblement et sans une bonne raison à Gbagbo. Depuis sa déportation à La Haye, et de façon unanime, on a eu de cesse de dénoncer la partialité flagrante de la cette juridiction internationale. Mais dans le même temps, il faut aussi reconnaître que certains cadres du FPI prêtent le flanc aux juges de la CPI. Avec cette dernière décision du juge Geoffrey Henderson, on est amené à croire que ces cadres du FPI offrent tous les instruments à la CPI pour enchaîner Laurent Gbagbo. Quand celle-ci se réfère toujours aux agissements de certains pro-Gbagbo pour lui refuser la liberté sans que ces derniers ne changent leur manière d’agir et continuent, malheureusement de se comporter comme ils le font actuellement, il y a lieu de croire qu’ils sont les premiers ennemis de Gbagbo au sein du FPI.
Il faut le reconnaître. Ceux qui ont pour slogan « Gbagbo ou rien » ne veulent pas que la CPI desserre l’étau autour de Gbagbo. En s’entêtant à mêler de façon malsaine son nom à tous les débats politiques en Côte d’Ivoire sous prétexte qu’ils l’aiment, ils œuvrent plutôt à hypothéquer sa libération.

Revoir le
comportement

A ce niveau, on entend des militants dire qu’en portant Laurent Gbagbo à la présidence du FPI, cela va obliger Alassane Ouattara à se rendre à la CPI pour discuter directement avec Gbagbo. Ils ne réalisent pas combien ils sont dans l’illusion. D’autres militants n’excluent pas l’idée de présenter Laurent Gbagbo à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire en tant que candidat du FPI. L’ancien député de Koumassi ,Jules Yao Yao a publiquement exprimé cette position lors de la première Convention du FPI organisée après la crise postélectorale. Yao Yao croyait si bien faire. En son temps, cela avait desservi Laurent Gbagbo. Les juges de la CPI avaient utilisé cette petite phrase, qui est pourtant l’expression réelle de l’amour qu’il porte pour son mentor, pour refuser la liberté provisoire au président Gbagbo.
Quand Akoun Laurent déclare, publiquement, à Koumassi, à un meeting : « tant que Gbagbo ne vient pas, on ne bouge pas », il croit certainement bien faire. Mais la CPI s’en saisit pour maintenir Gbagbo en prison afin de ne pas permettre à Akoun de bouger.
Quand Ago Marthe n’admet pas toute discussion avec la communauté internationale au nom de la souveraineté de la Côte d’Ivoire, prétend-elle, elle ne fait que durcir la situation de Gbagbo qui reste maintenu dans les liens de la détention à la CPI.
Que faire avec une telle justice qui joue à fond contre Gbagbo ? Quelle attitude adopter face à ce rouleau compresseur qu’est la CPI ? Faut-il toujours persister dans les actes qui sont saisis au bond et exploités par la CPI contre Gbagbo ?
Après avoir pris connaissance de la dernière décision des juges de la CPI qui maintient Gbagbo prisonnier, certains cadres du FPI doivent revoir leur manière de se comporter et leur façon d’agir ici et ailleurs. S’ils aiment réellement Laurent Gbagbo et qu’ils désirent le voir libre le plus tôt, ils doivent arrêter de multiplier les actes qui vont le maintenir longtemps en prison. Changer d’attitude vis-à-vis d’un adversaire n’est pas faire preuve de faiblesse. C’est faire plutôt preuve de réalisme. Les Ivoiriens veulent voir Gbagbo sortir de prison. Et pour voir leur rêve se réaliser, point n’est besoin que des cadres de son organisation politique continuent de faire les faux braves avec des slogans «Gbagbo ou rien» qui sont faits pour maintenir Gbagbo en prison.
Benjamin KORé

notre voie

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