10232017Headline:

La Justice ivoirienne est dans tous ses états :Condamnations, relaxe, erreurs…

juges

Des ex-rebelles au procès des pro-Gbagbo

Le procès en assises des pro-Gbagbo se poursuit au Palais de Justice d’Abidjan. Cependant, un fait plutôt surprenant s’est produit lors de l’audience d’hier. De fait, au lieu de partisans de l’ancien président ivoirien, se sont plutôt des pro-Ouattara qui se sont retrouvés à la barre. C’est ce qu’indique L’Inter. « Surprise au procès des pro-Gbagbo : 4 ex-rebelles devant le juge, hier », titre à sa Une le journal. « Reprise turbulente du procès en assises des pro-Gbagbo. Le Collectif des avocats de la défense a quitté l’audience, hier, dénonçant la mauvaise organisation du procès démarré depuis fin décembre 2014. C’est la présence de quatre ex-rebelles à la barre, à la grande surprise de ces avocats, qui a occasionné cette situation. Il s’agit de Yéo Seydou, Diallo Issiaka, Touré Lakoun Jean Louis et Tuo Gnénignimé, tous se réclamant du Rdr. «Nous avons été arrêtés parce que nous voulions faire une marche pour que nos conditions de vie soient améliorées et pour que le président Alassane Ouattara nous entendent», ont-ils soutenu à la barre. Ajoutant que leurs chefs étaient Wattao, Fofié, Chérif Ousmane », relate le quotidien.

Cette situation pour le moins étonnante a poussé les avocats des barons de l’ex-parti au pouvoir a quitté les débats, fait savoir Soir Info. « Procès en Assises, hier : des avocats de pro-Gbagbo claquent la porte », écrit en manchette le journal. Selon le quotidien, les avocats estiment ne pas être en mesure de défendre les adversaires de leurs clients. « ‘’Ce qui s’est passé ce matin est arrivé parce que, nous n’avons pas eu les dossiers à temps. Personnellement, je défendais seulement Michel Gbagbo et Affi N’Guessan. J’allais les assister à Bouna. C’est après qu’on a formé un collectif. Après, il y avait des jeunes qu’on a taxé de pro-Gbagbo qui étaient poursuivis et qui n’avaient pas les moyens de se prendre des avocats. Donc, la direction du Fpi nous a envoyé un courrier pour que nous défendions tout le monde. Donc, pour nous, tous ceux qui viennent ici sont des gens qui se réclament de Gbagbo (…). Quand nous avons pris la liste hier soir pour voir les noms de ceux qui devaient passer aujourd’hui (hier, Ndlr), on se rend compte qu’ils se réclament des Forces nouvelles. Ce sont des gens qui étaient des combattants contre les pro-Gbagbo. Nous ne pouvons pas défendre quelqu’un contre nous-mêmes. (..)Le plus important pour un avocat est de sentir son dossier. Je ne peux pas défendre deux personnes dont les paroles sont contradictoires’’, a déclaré Blédé Dohora, membre du collectif des avocats des pro-Gbagbo », souligne le journal.

Pour sa part, Nord-Sud Quotidien se penche sur la procédure en elle-même. « Procès des pro-Gbagbo : les aveux troublants d’un pasteur », écrit en manchette le journal. « Au Ghana, j’ai eu des rencontres avec Koré Moise (pasteur du Laurent Gbagbo) et bien d’autres cadres. Ils m’ont promis de l’argent pour exécuter le projet », a déclaré le prévenu Séydou Yéo dit docteur qui dit être pasteur proche de l’ancien pouvoir d’Abidjan. Ce dernier, selon le journal avait en projet de mener des actions de déstabilisation.

Koné Cheick Oumar condamné

Outre la procédure contre les proches de Laurent Gbagbo, la justice ivoirienne était également en action sur la question des déchets toxiques. Le Sursaut indique que de lourdes peines de prison ont été prononcées. « Déchets toxiques/ La justice frappe fort : 20 ans pour Gohourou, Koné Cheick et N’Diaye », titre à sa Une le journal. « L’affaire des déchets toxiques a connu son épilogue, hier Gohourou Claude, Koné Cheick Oumar et Awa N’Diaye ont écopé de 20 ans d’emprisonnement chacun plus une amende de trois millions de Francs. Quant à Access Bank, elle est frappée d’une amende de 21 milliards », explique le quotidien.

De son côté, Le Patriote se penche en priorité sur la situation de l’ancien président de l’Africa Sports d’Abidjan. « Déchets toxiques : Koné Cheick Oumar prend 20 ans », titre le journal. Selon le quotidien, « l’ampleur des malversations s’élève à 540 milliards de Francs Cfa ».

Toujours sur la question judiciaire, les journaux ont dans leur ensemble fait écho de la mise en liberté provisoire des proches de Charles Konan Banny. Nord-Sud Quotidien parle d’une « libération surprise » quand, de son côté, Soir Info livre une déclaration de l’avocate d’Artuhr Alloco qui donne les détails de l’affaire.

Linfodrome.

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